EMI Steven Damour
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DESCRIPTION DE L'EXPERIENCE :

J’ai sept ans. C’est un jour d’école. Un jour où, bien que je sois réveillé depuis un bon moment, je n’ai pas envie de me lever. Cela ne me ressemble pas. Je ressens une crispation au niveau des genoux, comme une raideur indolore. La position verticale me semble impossible à maintenir. Je force, j’insiste. Rien n’y fait. Je me retrouve sur des jambes démunies de force, arquées et flageolantes. Je marche vouté en m’aidant des murs et sur de petites distances uniquement. Mais chaque épopée est plus difficile que la précédente et mes jambes finirent vite par ne plus pouvoir me supporter. Ma mère prend ma température et constate que je n’ai pas loin de 39 °C.

Je n’ai pas faim. J’ai chaud. J’ai froid. J’ai mal à la tête. Je reste allongé, car je ne peux maintenant plus porter le poids de mon corps. Ma mère se décide à appeler les urgences. Elle explique brièvement mon cas. Le médecin-urgentiste arrivera quelques longues heures après le signalement. Il me regarde succinctement. Prends ma température sous le bras. D’après lui, j’ai 40 °C maintenant. Pas d’autres observations, il est pressé. Diagnostic : état grippal avec forte fièvre. Quelques jours de repos et tout rentrera dans l’ordre. Le lendemain, constatant que je ne peux plus me lever et que j’ai dépassé les 40 °C de température, ma mère rappelle SOS Médecins. Elle explique que les symptômes s’aggravent et qu’elle s’inquiète. Nouveau médecin, même diagnostic. Si ce n’est que les symptômes ont évolué. J’ai très mal à la tête et ma vision est altérée. Bien que nette, je commence à voir triple. Pas bien grave, un peu de repos, c’est une grippe carabinée ! Il faudra attendre plus de 40 heures de souffrances et d’interrogations, une fièvre supérieure à 42 °C et un troisième médecin qui va se décider à me faire emmener à l’hôpital. À peine m’a-t-il observé qu’il a diagnostiqué une méningite. Il appelle une ambulance en urgence. Je n’ai aucune idée du temps qu’elle mettra à arriver, je suis dans le brouillard. Alors que les brancardiers me harnachent et me conduisent vers le pas de porte de notre quatrième étage sans ascenseur, je commence à perdre peu à peu connaissance. Je me souviens vaguement de la descente des escaliers des deux premiers étages et puis plus rien. Je retrouve intégralement ma conscience quelques secondes plus tard lorsque mon corps entre dans l’ambulance. Je suis comme sorti de mon corps. Je me vois au-dessus de lui, toujours à l’intérieur de l’ambulance, allongé à côté de deux personnes qui semblent échanger sur mon état.

J’ai comme l’impression d’être dégagé de toutes souffrances et que je ne nécessite plus de prise en charge. Je me sens bien, un peu confus peut-être mais surtout très surpris. Si l’on avait pu me poser la question, j’aurais pu répondre que j’allai parfaitement bien et qu’on pouvait me ramener chez moi. Cela ne durera pas très longtemps puisque je perdrai conscience durant le trajet et tomberai finalement dans le coma.

Des souvenirs en pointillé comme dans un rêve. Je revois défiler des scènes de ma vie, marquantes, de la plus récente à la plus ancienne. Des scènes connues pour la plupart. Un spectacle de fin d’année de maternelle que j’avais adoré et une maitresse que j’aimais comme une mère. Une scène oubliée, une fessée que mon père m’avait donnée pour avoir voulu lui préparer son café un matin. J’étais tout petit, peut-être 3 ou 4 ans, et j’avais vidé le réfrigérateur par terre et tout mélangé avec des œufs et du café. Je me suis souvenu être très fier de moi et avoir été méticuleux dans mes choix. Mais surtout d’avoir été très déçu de décevoir mon père. Je me suis revu en compagnie de ma grand-mère slave, Baba, regardant des photos de famille. En dehors de cette remémoration, je n’en avais jamais eu le moindre souvenir, je ne savais pas que je l’avais connue. C’est plus tard que j’apprendrai en évoquant ce souvenir précis à mes parents que je l’avais rencontrée à l’âge de deux ans et qu’elle décèdera peu de temps après cet unique voyage en France. J’ai pu décrire précisément les photos. Tous ces souvenirs étaient revenus à moi sous une forme amplifiée au niveau des émotions et de détails pour certains insignifiants. Comme si je regardais un film et que je pouvais faire pause à volonté pour tout observer en détail. Comme si je nageais dans un subconscient qui aurait intégralement tout mémorisé. Et puis… plus rien. Je suis mort. Enfin, pas tout à fait.

Diagnostic : Méningite cérébrospinale à méningocoques

Mes parents ont été prévenus, j’ai été pris en charge trop tardivement. Mes chances d’en sortir vivant sont faibles et de toute façon mon cerveau sera définitivement endommagé.

Il fait très sombre à mon réveil. Une obscurité profonde, très légèrement teintée de rouge ou d’orange. Je ne me vois plus. Je ne ressens plus mon corps. Je ne semble exister que par ma conscience. Une conscience très limitée, car je ne pense à rien à ce moment. Je semble profiter du confort de la situation. Combien de temps s’est-il écoulé ? Où suis-je ? Mais aussi qui suis-je réellement ? La seule certitude qui m’habite c’est de ne pas exister individuellement. Ne pas avoir de limites physiques ni d’enveloppe corporelle sensible. Pourtant cela ne m’inquiète nullement. Bien au contraire. Je ne me suis peut-être jamais senti aussi bien. Je n’ai pas peur, je n’ai pas de sensations non plus. Je n’ai plus de poids, plus de corps à porter, plus de contraintes. Je suis bien. J’ai l’impression de léviter. Il fait bon, mon bienêtre est paroxystique. Il n’y a que lorsqu’on ne supporte plus son corps que l’on constate à quel point il était lourd et tendu. Je me sens vierge de tout. Je ne suis pas un individu, mais une partie d’un ensemble et l’ensemble avec. Avec un total lâcher-prise.

Perdre le « Je » est la plus grande perte pour un individu. Mais c’est perdre ce qui nous coute le plus et c’est également devenir libre. C’est ce que je ressentais. La plénitude de la perte de l’égo. La perte du doute de soi, du besoin de faire ses preuves. Quel bonheur ! Il fait bon, tout est calme, doux comme du coton. Je me sens aimé sans savoir si quelqu’un m’aime. Plus de temps, plus de stress. Plus de jours ni de nuits. Seulement un crépuscule figé.

Impossible de savoir depuis combien de temps je suis là. Je viens d’arriver, je crois, même si j’ai l’impression d’y être depuis toujours. Pas facile de s’y retrouver quand on n’a aucun repère. C’est maintenant un océan de lumière très douce et tamisée ici et moi je baigne dedans. Béatement. Est-ce le nirvana, le paradis ? Il ne peut rien exister de mieux. Mais où est Dieu ? Où sont les autres ? Il n’y a que moi. Et encore, j’en doute puisque je ne me vois pas et ne peux pas non plus utiliser mes membres pour vérifier que je suis bien réel. Pourtant je me sens très bien. Bien au-delà de l’imaginable. Tout cela semble familier et nullement inquiétant. Je n’ai pas froid, je n’ai pas chaud. La température est idéale, figée. Peut-être ne suis-je plus sensible à la température extérieure. Je suis détendu et semble indifférent, étranger, aux stimuli du monde extérieur. Que s’est-il passé ? Où suis-je ? J’ai l’impression de ne connaitre rien d’autre. Je n’ai pas de souvenirs, je semble ne pas exister et mon monde est désertique. Tout est serein, jouissif et vide. Et tout cela me semble naturel. Je ne suis ni inquiet ni confus. Je n’ai pas de bouche, je ne vois pas le bout de mon nez. Je ne suis pas sûr de pouvoir entendre et je ne peux pas non plus vérifier si j’ai bien des organes sensoriels puisque je n’ai pas de bras. Dans mon nouveau monde, il n’y a rien à faire. Il n’y a nulle part où aller. Il n’y a que cette lumière légère et soyeuse dans cette obscurité rassurante. Il n’y a personne ni objet à contempler ou avec lequel interagir.

La situation vient d’évoluer. Quelque chose se passe. Fini de jouir gracieusement ! Est-ce là le moment de solder les comptes ? Allais-je devoir quitter ce stage au septième ciel ? Voilà que maintenant je glisse sur un plan qui est pourtant très nettement horizontal… à moins que je ne sois aspiré ou aimanté ? C’est léger, mais régulier. C’est aussi inquiétant ! L’obscurité s’est amoindrie. Je perçois mieux ces nuances à la fois rouges et orangées. Disons qu’elles se transforment lentement du rouge clair en orange chaud puis inversement. Je semble résister à l’attraction par le même enchantement qui compose cette réalité parallèle. Je ne veux pas partir. Ici je me sens aimé par tout l’univers. Rien d’autre que la coercition ne pourra me motiver. C’est d’ailleurs peut-être pourquoi cette force s’impose. Elle doit savoir que rien ne me fera partir d’ici autant que rien ne me motivera à agir. Je me suis habitué à vivre ici, depuis un temps indéfini qui semble infini, sous la forme d’un ectoplasme. Âme au repos, solitaire intemporel. Sage à la patience infinie.

Mon abnégation contrainte et hors du temps va recevoir sa récompense. Un sens à tout cela. La luminosité a encore légèrement augmenté en intensité. Cela n’est pas désagréable. Comme la lumière est toujours diffuse, je ne parviens pas plus à localiser une source. Puis, un point blanc lumineux concentré apparait progressivement au loin. Il me fascine d’une certaine façon, mais cela me rassure qu’il soit à distance. Enfin quelque chose d’observable ! Bien qu’il me plaise de le contempler, je n’ai nullement envie de m’en approcher. Le point se rapproche peu à peu et devient gênant à fixer. Par la seule volonté, je parviens à m’en détourner. Je ne sais pas si j’étais figé comme de la pierre, je viens de bouger pour la première fois depuis que je suis ici. Ou alors grâce à ce repère, je prends conscience de la capacité que j’ai de me mouvoir. Le point lumineux se rapproche encore, il gagne en intensité. Il commence à dessiner un couloir en dégradé de lumière jaune à orange chaud. C’est magnifique. Cet environnement est de plus en plus beau, c’est un plaisir constant ! Bien que cette source de lumière m’inquiète, je suis subjugué par ce qu’elle dessine.

Surgissant des ténèbres, je me dirige lentement vers la lumière maintenant. Comme aimanté, je lévite vers ce démon de feu charmeur, mais inquiétant. J’ai légèrement peur, mais pas plus que ça. J’avance. Peut-être qu’on me pousse, car je ne peux me retourner pour regarder en arrière. Ma progression est très lente. Parfois, j’ai l’impression d’avoir le choix de ne pas rejoindre la lumière. Le point lumineux se rapproche et grossit. Bien que pratiquement blanc en son centre, il n’est pas aveuglant et j’ai fini par m’y habituer. Des traits se précisent. Une voute. Non, ce sont des portes ! Une double porte plutôt. Voutée à son sommet. Comme une grande porte d’entrée de cathédrale, un portail. Il n’y a rien autour ni au-dessus. La voute forme le plafond. En son centre apparait la source de lumière. Elle est presque insignifiante par sa taille, mais je ne peux toujours pas la fixer trop longtemps, elle est intense. À mesure que je m’en approche, toujours très lentement, elle grossit. J’ai très peur maintenant. Mes tentatives de résistance n’ayant rien donné, je commence à comprendre que je ne vais pas pouvoir reculer. Mais tandis que ma peur s’amplifie un peu, je reste encore subjugué par cette lumière, ma nouvelle et unique compagnie en ce monde. Et cette question qui me hante et qui semble venir d’ailleurs : « Veux-tu franchir la porte ? » Et moi de tenter de répondre par ma seule volonté : « Non ! Je suis très bien ici ! »

Parfois j’ai l’impression de parvenir à freiner ma progression. Mais pourtant la lumière se rapproche. Sa lueur dessine un couloir qui semble m’englober. Bien que la lumière soit très forte, elle ne semble qu’à peine éclaircir les ténèbres qui m’entourent. La collision inévitable est toute proche. Les portes sont ouvertes maintenant et laissent passer un torrent de lumière. Je ne perçois plus rien d’autre qu’une forte gêne, mais curieusement aucune souffrance. Je vais bientôt passer le portail. Je ne peux pas lutter. Je suis à la merci des évènements. Je franchis la porte en tourbillonnant dans l’océan de lumière. Je me retrouve alors dans la lumière absolue, blanche, immaculée.

Je suis envahi d’un bienêtre nouveau. Là, un être de lumière m’accueille. J’ai l’impression de m’élever dans sa direction. Il est magnifique, chaleureux, et rempli d’amour pour moi. Ses traits sont lumineux, aveuglants, mais je parviens peu à peu à discerner un visage humanoïde. Puis, l’espace se délave et, comme un brouillard, il se dissipe peu à peu et dessine clairement une créature qui me fixe et qui veut communiquer avec moi. Bien qu’elle soit inoffensive et qu’elle m’intrigue, elle me fait peur. Est-ce un ange ? Est-ce Dieu ? Je discerne mal ses traits, la lumière est très forte. Ses yeux magnifiques me fixent, ils me fascinent. J’aimerais que le temps s’arrête afin de me perdre dans ce regard. Puis je l’accompagne vers une autre créature, une sorte de guide, qui m’attendait.

Informations générales :

Sexe : Homme

Date de l'EMI : 8/3/1981

Éléments NDE :

Au moment de votre expérience, y avait-il un événement associé mettant la vie en danger ? Oui Maladie Événement mettant la vie en danger, mais pas de mort clinique Coma Coma dans le cadre d'une méningite cérébro-spinale, traité en pase terminale avec grande chance de décès ou de cerveau très dégradé

Comment considérez-vous le contenu de votre expérience ? Tout à fait agréable

Vous êtes-vous senti séparé de votre corps ? Oui Ayant dépassé les 42 degrés de température, j'ai fini par tomber dans le coma dans les escaliers de mon immeuble où j'habitais au quatrième étage, pendant le transport en brancard par les ambulanciers. Mais arrivé dans la rue, je suis sorti de mon corps et je les ai vu me mettre dans l'ambulance et parler de moi. J'étais hors de mon corps, détendre, et je tentais de leur dire qu'il poiuvait me ramener chez moi, que tout allait bien maintenant. Alors que j'étais dans le coma pour une méningite qui évoluait gravement depuis déjà 72h et que ma vie était en danger, j'étais en train de mourir. J'ai clairement quitté mon corps et existé en dehors de lui

Comment votre niveau de conscience et de vigilance le plus élevé pendant l'expérience s'est-il comparé à votre niveau de conscience et de vigilance quotidien normal ? Plus de conscience et de vigilance que la normale J'avais l'impression de ne faire qu'un avec mon environnement, de tout ressentir, de percevoir tous les détails comme au ralenti

À quel moment de l'expérience étiez-vous à votre plus haut niveau de conscience et de vigilance ? Au milieu

Vos pensées ont-elles été accélérées ? Incroyablement rapides

Le temps semblait-il s'accélérer ou ralentir ? Le temps semblait passer plus vite ou plus lentement que d'habitude Le temps semblait passer au ralenti

Vos sens étaient-ils plus vifs que d'habitude ? Incroyablement plus vifs

Veuillez comparer votre vision pendant l'expérience à votre vision quotidienne que vous aviez immédiatement avant le moment de l'expérience. Avant j'étais une sorte de robot programmé pour la réussite. 1er de ma classe en CP puis 1er en CE1. Première dans toutes les matières. En revenant je n'ai plus été intéressé par suivre les cours, je ne pensais qu'à mon EMI et comprendre et expliquer ce que j'avais vécu. Je ne me suis plus jamais intéressé à l'école, je trouvais qu'elle n'avait aucun sens, que ce qu'on y apprenait n'était pas primordal ni même intéressant.

Veuillez comparer votre audition pendant l'expérience à votre audition quotidienne que vous aviez immédiatement avant le moment de l'expérience. Durant l'expérience j'entendais ce qu'on appelle Om ou Aum. Un bourdonnement aigre. Je ne l'avais jamais entendu avant.

Avez-vous semblé être au courant de ce qui se passait ailleurs ? Oui, et les faits ont été vérifiés

Etes-vous passé dans ou à travers un tunnel ? Oui Un tunnel très sombre au début, puis au bout d'un temps infini, une petite lumière est apparue au loin. En se rapprochant, elle a éclairé le tunnel qui est devenu rouge-orange.

Avez-vous vu des êtres au cours de votre expérience ? Non

Avez-vous rencontré ou pris connaissance d'êtres décédés (ou vivants) ? Non

Avez-vous vu, ou vous êtes-vous senti entouré par, une lumière brillante ? Une lumière clairement d'origine mystique ou d'un autre monde

Avez-vous vu une lumière surnaturelle ? Oui Une petite lumière est apparue au loin. Elle semblait se rapprocher de moi très très lentement. J'ai compris plus tard que c'est moi qui était attiré, qui glissait vers elle. Elle me subjuguait, elle était comme magique. J'étais si fasciné que je ne pouvais me détourner. Je me souviens avoir eu peur de la collision et que malgré sa beauté, je ne voulais pas quitter mon cocon.

Avez-vous semblé entrer dans un autre monde surnaturel ? Un endroit inconnu et étrange Tout le voyage était dans un endroit inconnu et étrange, toutes mes sensations étaient différentes.

Quelles émotions avez-vous ressenties lors de l'expérience ? Je l'explique dans mon témoignage. C'était un état qui ressemble aux effets de la morphine. Bien être paroxystique, plus de sensations corporelles, sourire figé, le bonheur absolu et pourquoi je ne voulais pas le quitter en allant vers la lumière, de façon contrainte.

Avez-vous ressenti un sentiment de paix ou de bien-être ? Une paix ou un bien-être incroyable

Avez-vous ressenti un sentiment de joie ? Du bonheur

Avez-vous ressenti un sentiment d'harmonie ou d'unité avec l'univers ? Je me suis senti uni ou un avec le monde

Avez-vous soudainement semblé tout comprendre ? Tout sur l'univers J'avais l'impression de ne faire qu'un avec le tout

Des scènes de votre passé vous sont-elles revenues ? Je me suis souvenu de nombreux événements passés J'ai déjà répondu juste avant

Des scènes du futur vous sont-elles venues à l'esprit ? Non

Êtes-vous arrivé à une frontière ou à un point de non-retour ? Je suis arrivé à une barrière que je n'étais pas autorisé à franchir ; ou a été renvoyé contre ma volonté Je suis revenu à la vie après avoir été accueilli par l'être de lumière

Dieu, spirituel et religion :

Quelle était votre religion avant votre expérience ? Non affilié - Athée Je n'avais pas de croyance, ma mère était chrétienne et mon père orthodoxe.

Vos pratiques religieuses ont-elles changé depuis votre expérience ? Non

Quelle est votre religion actuellement ? Non affilié – Athée

Votre expérience incluait-elle des caractéristiques cohérentes avec vos croyances terrestres ? Contenu qui n'était absolument pas cohérent avec les croyances que vous aviez au moment de votre expérience C'était un monde magique, merveilleux. Ma famille était carthésienne et je ne connaissais rien de mystique ou de paranormal ni religieux. Aucune de mes maigres connaissances n'aurait pu me préparer à - ou me suggérer - ça.

Avez-vous eu un changement dans vos valeurs et croyances à cause de votre expérience ? Oui Créé et façonné pour être au service d'un ego, je suis devenu un homme au service de l'autre, exclusivement. Je suis incapable de faire des choses pour moi ou d'en profiter sans que ce soit partagé (y compris des voyages ou autres activités, repas etc.)

Avez-vous semblé rencontrer un être ou une présence mystique, ou entendre une voix non identifiable ? J'ai rencontré un être défini, ou une voix clairement d'origine mystique ou surnaturelle Quand je suis sorti à la lumière, une personne m'attendait et m'a accueillie. C'était un être lumineux, qui scintillait. Fils, regarde-moi subjuguait.

Avez-vous vu des esprits décédés ou religieux ? Non

Avez-vous rencontré ou pris connaissance d'êtres ayant vécu auparavant sur terre et décrits par leur nom dans les religions (par exemple : Jésus, Mahomet, Bouddha, etc.) ? Non

Au cours de votre expérience, avez-vous obtenu des informations sur l'existence prémortelle ? Non

Au cours de votre expérience, avez-vous acquis des informations sur la connexion universelle ou l'unité ? Oui J'avais l'impression de faire un avec le tout. Cette impression a duré 99% du temps de l'expérience. Elle s'est dissipée quand je suis sorti à la lumière.

Au cours de votre expérience, avez-vous acquis des informations sur l'existence de Dieu ? Non

Concernant nos vies terrestres autres que la religion :

Au cours de votre expérience, avez-vous acquis des connaissances ou des informations particulières sur votre objectif ? Oui J'avais ce sentiment de tout connaître et tout comprendre. Je pense que c'était une illusion, un ressenti.

Au cours de votre expérience, avez-vous acquis des informations sur le sens de la vie ? Non

Au cours de votre expérience, avez-vous obtenu des informations sur une vie après la mort ? Une vie après la mort n'existe pas Non

Avez-vous obtenu des informations sur la façon de vivre nos vies ? Non

Au cours de votre expérience, avez-vous obtenu des informations sur les difficultés, les défis et les épreuves de la vie ? Non

Au cours de votre expérience, avez-vous acquis des informations sur l'amour ? Oui J'ai pris conscience que l'amour était le sens de la vie, a choisi que je ne soupçonnais pas du tout avant mon EMI, j'étais un enfant de 7 ans, élevé par une mère qui ne me donnait pas d'affection ni d'amour et un père très pudique qui ne montrait pas ses sentiments. Rien ne me préparait à cela, je ne savais même pas que l'amour exsitait ou le sens même de ce mot

Quels changements de vie se sont produits dans votre vie après votre expérience ? Grands changements dans ma vie Il faudrait une encyclopédie pour décrire tous les changements. Je suis passé d'un parfait robot créé pour se construire un ego et une réussite, j'étais promis à une grande carrière. L'EMI ma rendu libre mais seul, j'ai fait 73 métiers, conceptualisé plus de 300 inventions, je suis devenu pur empiriste et j'ai appris seul par l'observation jusqu'à pouvoir pratiquement tout expliquer sans aucun enseignement extérieur. Je suis autodidacte dans de nombreux domaines et capable d'expliquer des choses encore inconnues comme si tout était évident. Après mon EMI j'avais l'impression que quelqu'un me soufflait tout, j'avais l'impression de tout savoir. Les gens qui me connaissent ou ma famille, me prennent tous pour un génie. Moi je n'ai jamais eu vraiement confiance en moi, je ne me trouve pas très intelligent ; cette EMI m'a marginalisé, je n'ai jamais compris les codes de la société. Mais j'ai fait beaucoup pour les autres, entre les soigner, leur expliquer des tâches de choses ou de leur permettre d'avoir une grande carrière. J'aurai pû être très riche aussi, mais j'ai toujours tout donné, incapable de me donner quelque chose.

Vos relations ont-elles changé spécifiquement à cause de votre expérience ? Oui L'EMI m'a marginalisé, elle m'a coupé de cette société abjecte et insensée

Après l'EMI :

L'expérience a-t-elle été difficile à exprimer avec des mots ? Oui Je n'avais pas le vocabulaire pour exprimer ce que j'avais vécu, en dehors de la revue de vie. Et personne ne me semblait croire, j'ai fini par me taire et garder ça pour moi.

Avec quelle précision vous souvenez-vous de l'expérience par rapport à d'autres événements de la vie survenus au moment de l'expérience ? Je me souviens de l'expérience avec plus de précision que d'autres événements de la vie survenus à l'époque de l'expérience. Je me suis souvenu de cette expérience toute ma vie comme si je venais de la vivre. En revenant à la vie, en sortant du coma disons, je vivais dans un monde d'une extrême violence et j'atais agressé presque tous les jours. J'étais terriblement stressé et j'ai développé des angoisses, des névroses et des phobies. Pour me rassurer, le soir je me couchais en me replongeant dans mon EMI et je ressentais ses bienfaits et cela m'appaisait. Cela m'a aidé toute ma jeunesse, jusqu'à pouvoir découvrir comment traiter puis guérir de tous mes problèmes psychologiques ; puis de me servir de ce savoir pour aider les autres, ce que j'ai fait toute ma vie et que je ferai jusqu'à ma mort.

Avez-vous des dons psychiques, non ordinaires ou autres après votre expérience que vous n'aviez pas avant l'expérience ? Oui Les gens me disent souvent que je suis un médium et ne comprends pas comment j'ai autant de connaissances. Ils ne savent même pas que je n'ai jamais rien lu, et je préfère ne pas le dire.

Y a-t-il une ou plusieurs parties de votre expérience qui sont particulièrement significatives ou significatives pour vous ? Déjà dit dans mon long témoignage

Avez-vous déjà partagé cette expérience avec d'autres ? Oui 30 ans tout juste (en dehors du moment où je suis sorti du coma et j'ai essayé d'en parler aux médecins et à la famille)

Aviez-vous connaissance des expériences de mort imminente (EMI) avant votre expérience ? Non

Que croyiez-vous de la réalité de votre expérience peu de temps (quelques jours ou semaines) après qu'elle se soit produite ? L'expérience était définitivement réelle Cette expérience est aussi réelle que maintenant que j'écris cette fiche. Elle ne peut correspondre à aucun cas à un rêve.

Que pensez-vous de la réalité de votre expérience maintenant ? L'expérience était définitivement réelle Cette expérience ne m'a jamais quittée, je peux la revoir intégralement au ralenti (pas le même que dans l'EMI). J'ai mémorisé tous les détails et toutes les sensations

À tout moment de votre vie, est-ce que quelque chose a déjà reproduit une partie de l'expérience ? Oui J'ai déjà eu 2 sorties de corps plus un peu dans ma vie. Et j'ai reçu une injection de mrophine lors d'une chirugie aucours de laquelle je me suis réveillé et dont le bien être et le lâcher-prise était très proche de l'EMI.

Y a-t-il d'autres questions que nous pourrions poser pour vous aider à communiquer votre expérience ? Il faut traduire ce qui n'a pas été fait. Je peux vous aider à l'améliorer, des questions sont mal posées. Et il y a des choses qui manquent en effet.