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Zoroastrisme

Discours de Zarathoustra sur la Mort - Submitted by Gerard Larri

Zarathoustra,ou Zoroastre,est le prophete,fondateur du Zoroastrisme,religion de l’ancienne Perse dans l’antiquité.

On connaît quelques bribes de sa vie, à travers les hymnes gathiques de l'Avesta, rédigés dans une langue indo-iranienne archaïque, vieille d'environ 3000 ans, l'avestique. Celle-ci se montre très proche des textes védiques indiens du Rig Veda, où l'on retrouve le même type de grammaire que dans le livre saint de Zoroastre. On le connaît aussi à travers la tradition qui rapporte un récit épique de la vie de Zoroastre, tel un scénario exemplaire empli d'événements surnaturels et de miracles. On considère généralement Zoroastre en tant que personnage historique, mais les dates à son sujet sont très discutées.

Le personnage de Zarathoustra a été repris par le grand poète et philosophe Frederic Nietzche,dans sa grande oeuvre litteraire: Ainsi parlait Zarathoustra,son livre majeur.

Zarathoustra accompagné de ses quatre animaux ,_ ses deux lionnes,son,aigle et son serpent,un cobra, gambadait le long de la route menant de la ville du grand roi à la deuxième plus importante cité du royaume,où il devait rencontrer ses disciples et amis. Au bord du chemin, il rencontra un homme dans un triste état.

_Zarathoustra lui demanda : » que t’est-il arrivé mon ami et mon frère en la religion ? »

_l’homme péniblement répondit : j’ai été attaqué par deux voleurs qui m’ont pris tout mon argent, m’ont roué de coups et blessé à l’épée.

_Zarathoustra : »ton état est grave, tu as perdu beaucoup de sang. »
Zarathoustra constate que l’homme est fichu et que ses derniers instants sont arrivés.

_L’homme : »Zarathoustra, j’ai peur de mourir, car je sais ce qui m’attend dans l’Autre Monde. J’ai beaucoup péché dans ma triste vie, je vais certainement en Enfer ! »

Zarathoustra : »Mon ami et mon frère, il n’y a nul part  d’Enfer, cette croyance est de l’ignorance et de la superstition ! Le seul enfer qui peut exister est celui qui est forgé au plus profond de l’âme en nourrissant de fausses pensées,de mauvaises tendances et en accomplissant des actes contraires à la vérité. Le Dieu parfait, créateur de l’Univers et de toutes choses, et, ayant un amour infini pour chacune de ses créatures ne peut avoir crée un Feu Eternel dans lequel les pécheurs et les pécheresses sont condamnés à brûler pour l’éternité ! Cette croyance est de la superstition !

_L’homme : »Zarathoustra, mon ami et mon Maître,merci,merci de toute mon âme ;tu m’as soulagé d’une grande angoisse,la crainte de l’Enfer. Maintenant,je vais dormir pour toujours,car dans le Néant,il n’y a ni souffrances, ni soucis !

_Zarathoustra : »Non mon ami et frère, tu ne vas pas dormir ; la Mort n’est ni un sommeil,ni un anéantissement,mais au contraire ,un réveil !
la Mort est semblable à l’envol de l’oiseau qui quitte sa cage-prison pour retrouver la liberté et les grands espaces.
La Mort est semblable à la sortie d’un prisonnier de sa cellule sombre et sans fenêtres, pour s’immerger dans un espace libre, rempli de vie, de couleurs et de lumières.

_L’homme : »Zarathoustra, je te serai reconnaissant éternellement ;merci ,merci mille fois de m’avoir ouvert l’esprit ! Maintenant, je sais que la vie continue après la Mort, mais j’ai peur du jugement de Dieu car j’ai beaucoup péché. »

_Zarathoustra : »Dieu est un être parfait, compatissant, miséricordieux et qui aime chacune de ses créatures d’un amour infini. Chaque âme est pour Lui, un bébé éternellement. Te souviens-tu, lorsque ton fils ou ta fille, âgé d’à peine un ou deux ans, a renversé son bol de chocolat parce qu’il ne voulait pas le boire ? Pour une créature, les conséquences  d’un bon ou mauvais choix sont inévitables ; leur arrivée est certaine dans ce Monde ou dans l’Autre. Mais tous ses péchés réunis ne valent pas plus pour Dieu, que le renversement de ce bol de chocolat : Dieu oublie tous les péchés de la créature. »

_L’homme : »Je te serai éternellement reconnaissant Zarathoustra ; grâce à toi, mes craintes de l’Au-delà ont disparu. Mais que deviendrais-je après la Mort ? Peux-tu m’éclairer sur ce point Zarathoustra ? »

_Zarathoustra : »Au moment de la Mort, ton être spirituel, c’est-à-dire toi-même véritablement, quitte ton corps, comme un homme qui se débarasse de ses vêtements. La mémoire de toutes tes vies antérieures te revient à l’esprit, un calme intérieur t’envahit et toute souffrance disparaît.  Deux créatures célestes d’une beauté sublime t’apparaissent et ensemble vous vous envolerez à une vitesse fulgurante dans le cosmos ; et , en une période qui te semblera à peine longue d’une minute ou deux ,vous atteindrez le Monde céleste. Arrivés là, tu sera reçu par un divin baiser du Créateur de toutes chose. La mémoire totale te reviendra, car tu es né dans le Monde Céleste et tu t’en rappelleras comme si tu ne l’avais jamais quitté. Tu baigneras, alors,dans,l’Amour,la compréhension et la béatitude infinis. »

_L’homme : » C’est prodigieux ce que tu  me racontes Zarathoustra ; maintenant tu m’as convaincu ; je suis même impatient de mourir pour quitter cette souffrance physique qui me paralyse. »

_Zarathoustra : »Mon ami et mon frère, tu peux mourir heureux maintenant, car beaucoup d’hommes auraient voulu partir comme toi, mais ils ne le peuvent pas car, ils sont prisonniers de l’Elan Vitale.

_L’homme : Merci Zarathoustra, mon Maître et mon ami ; je veux mourir heureux je ne savais pas que cela existe, grâce à toi je l’ai découvert. Prends moi dans tes bras pour que mon bonheur soit extrême. » Et Zarathoustra prit le mourrant dans ses bras !

_Zarathoustra : » tu peux partir maintenant heureux, les deux êtres célestes t’attendent déjà. »

_L’homme : »Zarathoustra, j’ai une dernière chose à te demander. Enterres mon corps, car je ne veux pas qu’ils soit mangé par les bêtes sauvages. »

_Zarathoustra : » Ne t’inquiètes pas mon ami ; avec l’aide de mes deux lionnes, nous allons creuser un profond trou et nous enterrerons ton corps. Tu peux partir heureux et tranquille. »

_L’homme : » Merci encore, mon Maître et mon ami Zarathoustra ; grâce à toi je vais pouvoir mourir avec la paix et la joie intérieures ». Puis l’homme se tut ; au bout de quelques minutes, il prononça ses dernières paroles : » Oh beauté ! Oh amour infinis ! » Et son regard se figea.
Zarathoustra déposa le corps sur le sol, et avec l’aide de ses deux lionnes, il creusa un profond trou et l’enterra comme il l’avait promis au mourrant. Puis il s’adressa à ses deux lionnes : « Mes filles reprenons notre chemin, et allons à la rencontre de nos amis qui nous attendent. »