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EMI de Talia

 

TÉMOIGNAGE :
 

C'était tout simplement bien, un souvenir d'entre ceux qui me restent, peu nombreux qu'ils sont, et d'une période parfaite. J'ai été renversée par une voiture en 1983.  L'expérience m'a suscité un grand changement intérieur, éprouvé comme un éveil, une bénédiction, un don sans  pareil aucun, si ce n'est ma naissance (pour ne parler que de cette incarnation-ci). J'avais 11 ans à l'époque et j'ai vécu ce qu'on appelle une EMI. Je ne m'en suis rendu compte que quand un ami de ma mère m'a demandé de raconter mon expérience lors de l'accident. Rien qu'en lui racontant ce que j'avais vu, j'ai pu réaliser que c'était extraordinaire, une chose qu'on ne devrait jamais oublier. Ce que j'avais vu, tout affaiblie que je fusse, me reste encore et c'était beau, bien que peu semblable aux autres descriptions que j'ai entendues. Voilà pourquoi, en partie, je partage la conviction que nous passons, une fois éteint le souffle du corps,  à une vie qui répond, en quelque sorte, à notre propre choix, mais qui répond aussi à nos besoins et à nos capacités. Après tout, nous entrons en incarnation comme des enfants ayant besoin de soins, ainsi que nous renaissons à maintes reprises dans la vie après la mort. Pendant les premiers moments de l'au-delà, il y en a qui ont besoin que leur tiennent la main les êtres qu'ils aiment, ou bien qu'ils ont aimés, etcétéra. Pour moi, ce n'était pas tout à fait comme cela; je n'ai pas vu, non plus, une lumière au bout d'un tunnel et qui m'attire; je me suis trouvée, plutôt, dans un vaste espace noir. Ou bien pas noir, autant  que je me le rappelle maintenant, mais d'un bleu très foncé. La lumière n'était pas devant moi, à quelque distance, mais directement derrière moi, éloignée d'une façon réconfortante. Cette lumière ne m'a pas enveloppée comme je plânais là. Je ne me percevais pas comme un corps qui plânait, je n'étais alors que conscience. Peut-être avais-je une forme quelconque, comme celles qui passaient devant mes yeux à toute vitesse, dans ces espaces sans fin. Ces formes-là étaient des corps que je reconnaissais facilement, mais je ne les fixais pas. C'était des esprits voyageurs, à destinations inconnues. Pourtant, je les connaissais, du moins c'est ce qu'il me semble. Ils avaient l'apparence de «larmes en flammes», voilà comme je les ai caractérisés en parlant avec un ami de famille très intime, quand j'avais 12 ans. La description convenait à leur forme qui ressemblait à une larme, et leur couleur, mais maintenant je les comparerais à une comète. A ma vue, le bleu en était la couleur prépondérante, avec d'autres morceaux de couleurs entremêlés. C'était merveilleux. La lumière restait derrière moi, mais  elle me réconfortait d'une façon efficace, et j'en recevais une chaleur familière qui m'enlaçait. La question, si je voulais rester là, ou bien retourner, s'est posée, non pas en langage connu, mais en forme de clarté intérieure. Il s'agissait très précisément et tout simplement de cette question, et je me souviens que j'étais très contente avec la notion de rester là où je me sentais tellement chez moi, ce lieu m'étant si bien connu tant que je me trouvais dans cet état. Pourtant, je n'ai pas réfléchi longtemps, car une compréhension s'est établie à un niveau plus profond, niveau sans doute de la raison humaine. J'ai décidé d'honorer la conscience qu'il me restait encore des choses à faire, à accomplir, à donner.

Je n'ai ni répondu en mots parlés, ni dû réfléchir pour répondre; dès que j'ai eu conscience de la question, l'expérience a terminé, ou bien c'est le souvenir qui en a défailli par la suite. Je suis restée dans le coma, à l'article de la mort, pendant 12 jours, et ce n'est pas très clair si l'expérience a eu lieu pendant cette période, ou à un moment plus proche de l'accident. J'en ai ramené l'énergie avec moi, et pendant ma convalescence, une fois lucide, je ai partagé cette énergie librement, saluant tous les passants avec des mots affectueux et joyeux. J'étais encore branchée, profondément. Contrairement à ce qu'on avait déclaré, à savoir que c'était bien possible que je ne parlerais ni ne marcherais plus jamais, à cause de mes blessures, je suis actuellement une personne très valide, avec une connaissance de langage approfondie, et, ce qui est plus intéressant, j'ai la capacité d'apprendre encore d'autres langues. Je suis bénie, dotée de ce souvenir que l'amour, c'est la guérison; c'est souvent que je dois me le rappeler, vu la lutte continuelle de cette vie. Je ne regrette pas l'accident, mais j'avoue que cela m'a imposé diverses épreuves, et m'a garanti une familiarité avec la discorde. Je pourrais discourir à ce sujet, le cas échéant, mais je suppose que c'est le côté plus éthéré qu'on cherche ici. Psychiquement je suis plus ouverte en quelque sorte, et on a souvent fait appel à mes services de médium. Quelqu'un qui connaissait les catégories psychiques des amérindiens m'a caractérisée comme éclaireuse, et nombreux amis intimes m'appellent directement quand ils ont eu un rêve profond, pour en connaitre la signification de fond, et pour savoir quoi en faire. Cet exemple-ci de ce que je prends pour un effet de l'expérience pourrait n'être qu'un lien plus étroit aux forces intuitives, mais toutefois cela confine à tout le reste. La seule chose qui me gêne, c'est que j'ai tendance à être trop ouverte psychiquement, sans trouver moyen d'y mettre fin. Il serait bien agréable de ne pas attirer tant d'âmes en peine qui semblent avoir besoin de s'attacher aux vibrations émanant de la lumière d'autrui. Ceci est peu de chose tout de même, et je n'en viendrais pas à renfermer ce qui est un don véritable. Ce disant, je vais en finir avec ce sujet, dans le seul espoir que cela servira un dessein quelconque. Mais, bon, tant que j'y suis, je voudrais mentionner qu'un des résultats est une fusion importante de la structure temporale autour de moi. Je suis au courant des effets éventuels des traumatismes cérébraux vis-à-vis de la perception du temps, mais ce n'est pas de cela que j'entends parler. Il se trouve que maintenant, encore, je conçois le temps sous diverses perspectives, comme si  j'avais ouvert une espèce de portail, ou bien  nombreux portaux, qui me donnent accès. Désolée, mais je n'ai jamais fait la tentative d'explication de cette sorte de choses, je dois donc le laisser là, pour éviter des divagations sans sens et qui seraient très ennuyeux pour le lecteur... Merci pour votre attention. Je voudrais bien savoir si cette expérience reflète les expériences d'autres personnes, ou bien si les lecteurs ont des commentaires à offrir à ce sujet. Merci encore une fois.

Ce type d’expérience est-il difficile à décrire en mots? Non

Au moment de cette expérience, y avait-il une situation menaçant votre vie?
Oui

A quel moment pendant l’expérience étiez-vous au niveau d’état de conscience et de lucidité maximum ?

Il n'y a pas de moment en particulier que je puisse désigner comme ayant un niveau maximum de conscience, car c'était tout calmement et entièrement du même niveau. Pourtant je crois qu'une fois posée la question, sois de rester en incarnation, sois de continuer au-delà, je suis devenue alerte d'une façon différente. C'est à ce point-là que je crois que j'ai été inondée d'informations concernant cette incarnation, et ses conséquences éventuelles, car je suis restée, en sachant que j'avais encore des choses à accomplir. Suite à mon éveil du coma, quand je suis finalement retournée à l'école, j'avais certaines connaissances et j'ai vécu des espèces d'impressions de déjà-vu.  J'étais déjà au courant des entretiens et des événements qui avaient eu lieu parmi les autres enfants, pendant mon absence. Ce serait apparemment impossible. Je n'ai pas un souvenir conscieux d'avoir vu des visions qui m'auraient tenue informée de ces choses-là, et je crois que c'est bien probable que j'aie pu les connaître dans l'espace de l'EMI, sans besoin de «voir». Il me semble que la raison pour laquelle on cesse (moi et possiblement d'autres personnes) d'avoir une vue claire de l'avenir ou des choses invisibles, c'est parce qu'on absorbe ces capacités lors du traumatisme, ou quoi que ce soit, qui précipite l'EMI, mais avec le temps qui passe, et avec tant de choix faits par la suite, c'est impossible d'emmagasiner toutes les conséquences possibles. C'est cela qui est plaisant. Je crois que Tsu Pen, ce philosophe qui a parlé du Jardin des Chemins qui bifurquent, a voulu en venir là: on se sépare en tants de lignes de conscience par nombreux niveaux d'être. D'ailleurs, qui peut les démêler, quand tout est un? (traduction équivoque, texte original sans clarté).

Comparez votre niveau d’état conscience et de lucidité maximum pendant l’expérience et votre état de conscience et lucidité habituel de tous les jours:

Conscience et lucidité normales. La seule différence était que l'espace et la perception de mon être étaient différents. Ci-dessous on me demande si mes pensées étaient accélérées. Je crois qu'il y avait une conscience globale, qui n'exigeait pas de pensées telles que notre esprit, ou plutôt notre cerveau, est programmé est dessiné à les enregistrer. Cela dépasse la vitesse-lumière, si vous voulez. D'autre part, la perception sensorielle était différente, car le corps me manquait pour recevoir les stimuli habituels, alors, oui, intense serait le mot juste pour décrire ce que je vivais en tant qu'expérience sensorielle (voir la question 7). Intense et vraisemblable, par rapport à ce que je comprends maintenant comme la réalité, c'est-à-dire sans fin et à facettes multiples.

Votre vue était-elle différente d’une manière quelconque de votre vue de tous les jours?

Oui, j'ai fait mon possible pour décrire  cela dans mon récit d'EMI. Je n'étais pas alors dans le corps que j'avais lors de l'accident, ce qui est indiqué par le terme «hors du corps», donc je n'utilisais pas mes yeux. Toutes les visions que j'ai vues étaient très réelles, d'autant plus brillantes que le en fond était noir, en parfait équilibre. Trouver un autre moyen de l'exprimer serait inutile.

Votre audition différait-elle de manière quelconque de votre audition normale?

 

Oui, wouaou! Il y a là des questions qui m'amorcent des pensées intéressantes maintenant. Je me rends compte soudain que c'est bizarre que je n'ai jamais cherché la raison pour laquelle je ne me souviens pas du tout d'une audition de sons, dans le sens normal. Par contre il y avait certainement de la lumière, des couleurs. Je n'entendais pas de voix, bien que j'aie perçu une question, dans cet état, hors du corps. Je n'avais pas besoin d'un énoncé verbal, je suppose. Peut-ètre y avait-il des sons que j'ai déjà oubliés à présent, ou peut-être n'y avait-il pas de lumière, mais pour garder l'intégrité de l'expérience dans ma mémoire, j'avais reçu des informations en forme de spectre visuel.  Cela m'intéresse beaucoup, mais savoir la vérité nous est impossible actuellement. La vie est un mystère.

Avez-vous vécu une séparation de votre conscience et de votre corps? Oui

Quelles émotions ressentiez-vous pendant l’expérience? Calme, allégresse, libération, confiance, somme toute, calme, c'est le mieux que je puisse dire.

Etes-vous passé(e) dans ou à travers un tunnel ou un espace fermé? Non

Avez-vous vu une lumière? Oui, il y avait une lumière derrière moi. Je ne puis dire que je la voyais. Je la savais là.

Avez-vous rencontré ou vu d’autres êtres?

Oui, ces êtres que je reconnaissais comme des esprits qui partaient vers diverses dstinations et qui m'entouraient complètement, traversant l'espace à grande vitesse. La communication que j'ai eue n'était pas exactement directe vis-à-vis de ceux-là, mais se manifestait dans l'ensemble,  par une reconnaissance. Je crois que ceci augmentait mon calme, par l'assurance que nous voyageons sans cesse.

Avez-vous revu des évènements passés de votre vie? Non

Avez-vous observé ou entendu, pendant votre expérience, quelque chose concernant des personnes ou des évènements et qui a pu être vérifié par la suite ?

Oui. Je crois que oui, vu ma préscience d'événements qui ont eu lieu quand j'étais absente, événements qui touchaient des personnes que je connaissais à cette époque. Par contre, je ne peux pas préciser plus exactement de quoi il s'agissait. Il me semble qu'il s'agissait moins de choses apprises dans le temps normalement conçu, plutôt il y a des informations qui nous sont disponibles quand nous sommes dans un état plus vrai, plus éthéré, libérés des bornes imposées par la chair et le sang, ou toutes sortes de médias.

Avez-vous vu ou visité des lieux, niveaux ou dimensions admirables ou particuliers ?

Oui, c'était un vaste niveau d'au delà du corps qui semblait sans bornes. C'était ailleurs. Il ne me paraissait pas étrange, ni inconnu, bien que je ne puisse pas me référer à un moment précis où je l'aurais habité. C'est un lieu qui existe en nous, avec chacun sa variation individuelle, sans doute...

Avez-vous eu le sentiment d’une modification de l’espace ou du temps?

Oui, seulement que l'espace et le temps y étaient différents. Je dois dire que, enfants, nous ne sommes pas étonnés par des lieux où nos parents, ou  ceux qui sont responsables de nous, nous emmènent pour la première fois. Or, on nous à emmenés à quelques-uns de ces lieux quand nous étions toujours dans le ventre de la mère, donc, bien qu'ils semblent  être nouveaux, notre conscience a déjà enregistré la visite. Voilà ce à quoi ressemble mon expérience hors du corps pendant l'EMI, car malgré sa nouveauté et celle de ce gardien quiconque qui m'y ait emmené, c'était toutefois un lieu qui m'était familier. En fait, toute la vie est comme cela, même la vie quotidienne. Qu'il s'agisse de voyager beaucoup sur la planète, ou bien de rester sur des lieux familiers, nous avons tout vécu antérieurement. (Traduction douteuse, texte sans clarté). Rien que de rester dans nos corps nous sommes comme dans le ventre de la mère, et nos choix sont les produits de notre mode de passage présent. Ce à quoi je veux en venir, c'est que tout est congru, tout est un, et le temps et l'espace sont des outils, utilisés dans le but d'expérimenter la réalisation de l'être, ce qui est une pièce de théâtre divine, jouée, endurée, et appréciée.

Avez-vous eu le sentiment d’avoir accès à une connaissance particulière, à un but et / ou à un ordre de l’univers ?

Oui, je pense que je l'ai déjà décrit. J'étais calme, sachant tout. Il n'y avait pas de connaissance plus profonde qui demeurât à découvrir, apparemment, du moins je ne cherchais pas à m'informer davantage, sauf que je voulais trouver un moyen de retourner au corps, le cas échéant. Quand j'ai choisi, c'était par conséquent d'une certitude instantanée Je n'ai pas du tout négocié pour recevoir l'information qui m'a aidée à choisir. Tout simplement, je la possédais, d'un coup. Par ailleurs, je me sentais sécure et tranquille, tout m'étant disponible et accessible. Cela dépassait même un ordre universel, mais en même temps confortable à vivre, ainsi que familier d'une façon plus profonde (Traduction douteuse, texte sans clarté).

Avez-vous atteint une limite ou une structure physique de délimitation? Non

Avez-vous eu conscience d’évènements à venir ?

Oui. Pendant un an, approximativement, après l'accident, j'ai éprouvé, régulièrement, des sensations de déjà-vu. Ce n'était que cela, rien de plus précis, telles que les visions rapportées par un voyant. Comme je l'ai déjà dit, j'attribue cela à la théorie du jardin où bifurquent les chemins. Je pouvais voir diverses conséquences de diverses lignes de choix et d'action que je suivrais personellement dans la vie physique que je connais. Mais, pour n'importe qui, plus on s'enfonce dans les chemins de la vie, plus les chemins sont divergents sur les vagues du temps. C'était alors des intuitions claires et justes, et encore maintenant quand j'éprouve une telle sensation elle s'avère juste au même degré. C'est-à-dire, la conscience d'un événement à venir qui va se réaliser et qui se signale par un déjà-vu est pour moi très bien, et m'offre, pour le moins, une assurance que tout s'ensuit en bon ordre. Il y a eu aussi des rêves visionnaires que se sont avérés vrais, depuis l'expérience. Ils laissent des traces, mais ne sont jamais exactement ce que je verrais par les yeux du corps. Ce sont des messages qui m'aident à faire face au déroulement des faits réels. Par exemple, j'ai rêvé, longtemps avant d'être enceinte, que j'allais avoir un fils. J'ai rêvé de l'ascendance du président Bush longtemps avant même d'avoir entendu parler de lui, d'ailleurs je ne voyais pas pourquoi cela pourrait m'intéresser, vu ma nationalité canadienne de naissance. Il y a eu d'autres exemples au cours des années. Oh, c'est bizarre... la question 35 ne permet pas deux réponses. Je voulais parler  du point de vue et mondial et personnel, mais je m'en tiendrai au point de vue personnel, puisque j'ai choisi ce monde à présent (pensée peu claire).

Suite à votre expérience, avez-vous eu des dons spéciaux, paranormaux, de voyance ou autre, que vous n’aviez pas avant l’expérience ?

Oui. Mes dons d'éclaireuse - je voyage hors du corps sur cette terre. Je ne l'ai encore pas fait dans l'espace comme font certains autres, d'après ce que j'ai entendu.

Je voyage en rêves, de façon psychique - j'ai rencontré des personnes aimées et parfois des inconnus, en rêves, avec confirmation par la suite que les rêves étaient partagés.

- Voyages dans le temps.

- Capacités augmentées de perception et intuition.

Avez-vous raconté cette expérience à d’autres personnes ?

Oui. La première fois, un an plus tard, lorsque j'avais environ 12 ou 13 ans, à peu de chose près,  j'ai expliqué ce que j'avais vue à une amie de ma mère. A ce point-là je ne m'étais pas rendu compte qu'il s'agissait d'une EMI. Personne n'avait dit que c'était cela, et j'étais encore jeune pour y penser toute seule. En fait, j'essayais de lui raconter ce que je croyais être mon expérience de coma, car elle m'avait demandé si j'en gardais quelque souvenir. Je le lui ai raconté volontiers, comme elle était la première à me poser la question. Elle a dit que c'était phénoménal, est c'est alors que j'ai réalisé que c'était quelque chose de spécial. Avec le temps qui passait j'en suis venue à la notion que c'était une EMI, compte tenu des éléments de mémoire et des dons et marques que m'a légués l'expérience.

Connaissiez-vous les expériences de mort imminente (EMI) avant votre expérience ?
Non

Comment considériez-vous la réalité de votre expérience peu après qu’elle a eu lieu?

L'expérience était certainement réelle. Mais pendant des jours, des semaines, à la suite de l'expérience, j'étais moins préoccupée de celle-ci que de mon environnement. Je me fixais l'attention sur ma réadaptation à cet environnement parce que le domaine physique m'était redevenu si étrange. Je me trouvais dans la nécessité d'accepter cette étrangeté, et les signatures chargées d'énergie des objets qui m'entouraient, dans mon lit d'hôpital. J'étais, par exemple, terrifiée par un tableau au mur de l'hôpital; c'était de Noé dans son arche avec tous les animaux. Je crois que cela venait des doctrines que je trouveraient oppressives, ou peut-être cela venait de la personne qui l'aurait peint, encadré, légué ou pendu afin de décorer le mur.  J'avais peur d'un certain animateur de la Télé pour enfants, ce qui ne m'était jamais arrivé avant. Des années plus tard, j'ai appris qu'il avait été accusé de sévices conformes aux sentiments qu'il m'avait inspirés par la télévision. Il a fallu que j'apprenne de nouveau à faire des puzzles, à utiliser une fourchette, et d'autres choses ayant trait au monde physique. C'était un processus compliqué, comme l'est toujours la vie, et je ne me souviens pas d'avoir réfléchi profondément sur l'EMI pendant cette période.

Y a-t-il eu une ou plusieurs parties de l’expérience particulièrement significative(s) ou avec une valeur spéciale pour vous ?

Avoir la lumière derrière moi m'était important. C'était rassurant et beau, bien que pas exactement visible. J'étais bercée, libre. Si j'y pense maintenant, cela me parait un bonne façon de nous comporter envers nos enfants. Rien de plus beau que ce soutien en liberté qui est essentiellement ce que nous cherchons tous, une fois pénétrées nos illusions. Ce qui me plaisait aussi c'était que les esprits qui traversaient l'espace autour de moi, trop rapides pour une observation précise, avaient chacun sa propre modalité, sa volontée distincte et brillante.

Comment considérez-vous actuellement la réalité de votre expérience?

L'expérience était certainement réelle. Tout est réel quand il s'agit d'une expérience. Ce n'est pas à dire que ce qui est réel pour moi a la même réalité pour un autre, mais on exerce du respect en reconnaissant les expériences personnels d'autrui comme faisant partie de la réalité, quelles soient perçues subjectivement ou non; elles font partie intégrante avec nos propres expériences.  Je n'ai aucun doute sur le bien-fondé de mon expérience, et je crois qu'elle m'a conféré un don. Toutefois je n'exclus pas la possibilité que tout ait pu avoir lieu au niveau subatomique, au fin fond de mon cerveau. Ha-ha, je n'impose pas de limites au divin, tel qu'un paradis ou niveau (spirituel) conventionnel, quand on profite de nouvelles combines (other angles) qui nous aident à faire des choix d'une façon assistée (texte original un peu confus). Je crois que nous partageons une seule vie, qui se renouvelle comme les saisons. La réalité de mon EMI faisait partie de tout cela, et c'est ce qui m'a guidée pendant une période, me permettant de mettre en place les pièces du puzzle, avec cette compréhension globale, que j'ai encore maintenant, du mystère de la vie.

Vos relations ont-elles changé spécifiquement à cause de votre expérience ?

Oui, j'ai une bonne maîtrise de la réalité que j'ai décrite, ce qui est quelque peu réconfortant pour ceux qui me sont chers. Ils profitent  de ma candeur vis-à-vis des choses spirituelles et je crois qu'ils en bénéficient sur le plan des sentiments quand nous avons de telles communications. Mes rapports avec les enfants sont intéressants aussi, car je les trouve si sages et lumineux pour la plupart, et je m'amuse beaucoup en voyant le déploiement de leurs facultés d'ego. Il y a d'autres exemples, mais je préfère dire simplement que oui, l'EMI et sans aucun doute quelque chose qui m'a précisément changé mes relations dans la vie. J'ai trop de relations pour entrer dans tous les détails. Toutes nos expériences changent nos relations, si on est content de se mettre d'accord avec les autres pour s'améliorer ensemble, et même s'il n'y a pas d'accord exprimé en paroles. Les EMI sont des vérité qui nous forment de façons positives que nous pouvons communiquer avec ceux qui sont sympathiques et même avec ceux qui ne le sont pas, si nous nous en tenons à être doux et conscients de l'honneur et du respect qui résultent de nos choix. Tiens! Comme je suis verbeuse! Ha ha!

Vos croyances/pratiques religieuses ont-elles changé spécifiquement à cause de votre expérience ?

Oui, j'aime à fouiller dans autant de systèmes de croyance que possible, et c'est ainsi que j'ai trouvé mon propre moyen définitif d'exploration. Il me semble que le judaïsme décèle une formule merveilleuse et vivante, et je l'ai essayé, mais, en conséquence de l'accident et de ma propre perception du temps avec sa façon de couler dans mon être, que j'ai adaptée à mon mode de vie, on ne m'a pas acceptée dans cette foi, parce que je ne suis pas capable de suivre la programmation. Il s'agit surtout, là, d'honorer la création, de vivre une vie respectueuse. Il y a une ressemblance aux cultures amérindiennes, mais celle-là est plus rigide et coûteuse pour ceux qui n'y sont pas élevés de naissance. Il y a tant de chemins vers Dieu, si vous voulez, et je crois qu'ils sont tous valables. Je crois à la pratique rituelle, qui permet d'atteindre une clarté d'être et, par la même occasion, d'honorer le créateur de tout, ainsi que nos rôles individuels dans le processus.

Après l’expérience, d’autres éléments dans votre vie, des médicaments ou des substances ont-ils reproduit une partie de l’expérience ? Oui. La méditation m'en a fourni un semblant, mais ce n'était pas exactement pareil à l'EMI originale.

Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez ajouter au sujet de l’expérience ?  

On m'a dit que plus de 700 personnes chaque année ont des EMI, pour ne parler que des Etats-Unis. Je crois que cela fait partie du processus d'éclaircisement spirituel global, et que mon expérience ne m'appartient pas exclusivement, mais, comme toutes les autres, fait partie intégrante de la réalisation divine; la divinité se connait corporellement et peu à peu par l'intermédiaire de nos propres liens, notre propre conscience et compréhension. Je crois que la «mienne» d'expérience est à la fois menue et grande, et qu'il a le seul but d'illuminer le monde par les relations que j'ai. Je continuerai à la partager avec ceux qui me sont chers, comme l'assurance que la vie est partagée et sans fin.

Les questions posées et les informations que vous venez de fournir décrivent-elles complètement et avec exactitude votre expérience ?

Oui. En fin de compte, ces questions ont découvert plus de choses à la lumière du jour. Il y a des choses qu'on croit savoir mais qui ne sont jamais décrites. Pour moi le tri de tant d'aspects de l'expérience a été thérapeutique. C'est toujours salutaire de trouver un cadre d'expression consciente qui  nous permet de partager (nos pensées), soit pour évoquer des émotions, soit pour apprendre, ou apprendre à nouveau. Franchement c'a été fatiguant de tant décrire, mais je suis contente si cela aide les autres à trouver ce dont ils semblent avoir besoin. Pour ma part, je ne vois pas ce qu'il y a à comprendre, vraiment. Je veux dire, la vie est telle qu'elle est, et en parlant de compréhension on dépasse les bornes. Il s'agit plutôt d'acceptation, je crois. La mise en pratique de cette acceptation reste à accomplir pour l'espèce humaine, à preuve la dénégation de telles expériences à cause des préjugés, sans parler d'autres formes de dénégation, jusqu'à l'abattement imprudent des forêts. Ces questions-là m'ont évoqué des sentiments, des sensations, qui se rapportent directement aux connaissances que j'ai pu intégrer en moi par suite de l'EMI, et qui se sont accumulés pendant un certain temps. 

Merci de proposer toute suggestion permettant d’améliorer ce questionnaire. Y a-t-il d’autres questions que nous pourrions poser afin de vous aider à exprimer votre expérience ?

J'aimerais voir un changement de nomenclature, par exemple au lieu d'EMI, on parlerait d'une expérience de nouvelle incarnation imminente. Ce serait une bonne démarche, car ces expériences ont le but de nous assurer de cet événement, non seulement comme possible, mais inévitable, en fait. Merci de ne plus poser de questions, car j'ai manqué mourir de vieillesse en essayant d'y répondre à toutes (ha ha ha!) Non, mais vraiment, ça suffit, et si on veut ajouter quelque chose, je suis sûre qu'on est aussi libre que moi de le faire!!! Tiens! C'est fini! Merci pour avoir lu.