EMI de Rick R
Page d’Accueil Témoignages d’EMI Partagez votre EMI



DESCRIPTION DE L'EXPERIENCE :

En 1982, je travaillais en tant qu’officier de la Correctionnelle pour l’administration pénitentiaire de Georgie. Je faisais des rotations de permanences sur sept jours, cette semaine là, j’étais dans l’équipe minuit - 8 h. C’était une froide matinée de décembre, j’ai pointé en sortant et je suis rentré chez moi. J’attendais cette matinée, j’avais en effet prévu de chasser sur la ferme de quarante hectares bordant la rivière Chattahoochee, où je vivais avec ma famille. Je suis arrivé à la maison, et j’ai rassemblé mon équipement, m’efforçant de partir le plus tôt possible. Ma femme était déjà partie travailler, comme tous les gens qui font des horaires normaux. Habituellement, je l’appelais quand j’allais chasser, mais ce matin là j’étais pressé et je ne l’ai pas fait. Il me fallait marcher environ trois kilomètres pour rejoindre mon affût dans un arbre, j’y suis arrivé vers 10 h 15. L’affût se situait à environ 6 mètres de haut, l’avant faisant face à un épais bosquet de pins, l’arrière étant orienté vers la rivière et d’énormes rochers en contrebas. J’ai déposé mon fusil que je prévoyais de hisser après avoir grimpé, puis j’ai commencé mon ascension. J’ai atteint le sommet et je me suis mis en position afin de faire monter mon fusil. Soudain, sans aucun signe avant-coureur, j’ai entendu un craquement ! Plus tard, je suis souvent revenu à cet endroit afin de réfléchir à ma vie. Lors d’une visite accompagné d’un ami, j’ai mesuré la distance depuis le haut de l’affût jusqu’au rocher sur lequel j’ai atterri : vingt quatre mètres ! En commençant à chuter vers la rivière en contrebas, je l’ai vue remonter rapidement. Je savais que c’était fini pour moi et j’ai pensé qu’il ne restait que quelques secondes avant l’impact, c’était comme si j’étais au ralenti !

Tant de pensées ont affluées à mon esprit ma femme, ma fille, ma famille ; et personne ne sait où je suis ! Est-ce qu’on me retrouvera un jour ? Puis, ce fut l’obscurité ! Combien de temps a-t-elle duré, je l’ignore. Quelque chose de merveilleux est arrivé ensuite ! J’ai senti que je quittais mon corps, je flottais à quelques dizaines de centimètres au dessus de la rivière. J’ai contemplé mon corps avec des sentiments mélangés. Je saignais par la bouche, le nez, les oreilles ; j’ai vu sur le rocher un filet de sang sous moi.

Tandis que je réfléchissais à l’état de mon corps, j’ai senti une traction et j’ai commencé à m’élever très rapidement. Je voyageais à grande vitesse vers le haut, traversant l’atmosphère. Alors que je quittai cette dernière, j’ai regardé derrière moi et j’ai vu la terre. Quel endroit magnifique ! Elle était si intensément éclairée. En regardant vers l’avant, j’ai vu les planètes. J’ai pensé : « Ce n’est pas possible ! Où est Jésus ? ». On ne m’avait jamais dit que ce genre de choses pourrait se produire lorsque je mourrai. La vitesse augmentait de plus en plus. Fonçant vers l’avant, j’ai vu d’autres systèmes stellaires, des galaxies. Je suis entré dans ce qui paraissait être une sorte de trou ! C’était long et sombre. Toutefois, je voyais autour de moi des stries de lumière composée de toutes les couleurs du spectre. Au loin, droit devant, j’ai vu une faible lumière grossir de plus en plus.

Lorsque j’ai pénétré dans cette lumière, je l’ai sentie traverser tout mon être. Je n’avais plus peur. Je me suis tout à coup retrouvé devant une immense volée de marches. En haut, elles aboutissaient à ce qui paraissait être un genre de pont ou de passage. Au loin, j’ai aperçu une vue absolument magnifique et sidérante. Une ville qui semblait faite de verre ou de cristal. Des lumières aux nombreuses couleurs en rayonnaient. Je n’avais jamais contemplé une telle vision. Avec des yeux incrédules, je me suis mis en marche vers la ville. Tant de questions me venaient à l’esprit, il fallait que je sache où je me trouvais, ce qui m’arrivait. J’ai atteint l’entrée de la ville, j’ai vu deux portes qui paraissaient mesurer environ dix mètres de haut et de large. Elles brillaient comme si elles étaient polies. Tandis que je déambulais, les portes ont commencé à s’ouvrir. J’ai reculé d’un pas et regardé à l’intérieur. J’ai vu des gens qui semblaient déambuler, tout à fait comme on le fait dans un centre commercial ici sur la terre.

Ces personnes étaient toutefois habillées très différemment. En effet, elles paraissaient toutes porter un genre de robe avec un capuchon. J’ai passé les portes, sidéré par ce que je voyais. L’intérieur était immense. La forme semblait carrée, avec une galerie tout autour, menant à différents niveaux. Je suis monté et j’ai regardé vers le bas depuis la galerie. Cela semblait infini. En regardant vers le haut, j’ai vu de nombreuses personnes passant près de moi, pourtant aucune ne paraissait me remarquer. Puis, alors qu’un homme approchait de moi, il s’est soudain arrêté. Il a lentement levé la tête, je ne pouvais pas voir son visage. Il semblait avoir forme humaine, à une exception près, ses yeux ne comportaient pas de pupille mais paraissaient changer de ton de bleu. Ses cheveux étaient blancs comme la neige. J’ai voulu lui parler, mais avant que je n’en aie le temps, il s’est retourné en indiquant un long couloir. Bien que nous n’ayons pas parlé, j’ai compris que je devais emprunter ce couloir. Puis, comme si de rien n’était, il a continué son chemin. J’ai compris que je devais en faire autant. Quelque chose me faisait signe d’avancer. J’ai marché longtemps, jusqu’au bout de ce couloir. Je n’ai tourné ni à droite ni à gauche. D’une manière ou d’une autre, j’ai su que mes questions étaient sur le point de recevoir une réponse.

A nouveau, j’ai vu devant moi deux portes immenses. Elles semblaient faites d’un genre de métal, or ou non, je n’aurais su le dire. Tout à coup les portes se sont ouvertes. J’ai entendu une voix dire d’entrer, pas comme lorsqu’on parle mais à l’intérieur de moi-même semble-t-il. J’ai fait ce qu’on me demandait et les portes se sont soudainement refermées derrière moi. Pour la première fois, j’ai eu peur. Obscurité totale, silence absolu ! Puis, après un temps dont je ne saurais évaluer la durée, une lumière brillante s’est mise à luire dans la pièce. Elle est devenue de plus en plus intense. Elle se trouvait face à moi, légèrement en hauteur. J’ai essayé de regarder mais elle m’a quasiment aveuglé. J’ai levé les mains devant moi et j’ai pu distinguer une silhouette assise sur un genre de siège.

Puis, sans avertissement c’est arrivé ! « Qu’as-tu fait de ta vie ? ». La voix a pénétré mon être même. Je n’avais aucune réponse. Ensuite, j’ai vu à ma droite quelque chose ressemblant à un film, je m’y trouvais. J’ai vu ma mère me donner naissance, mon enfance et mes amis. J’ai tout revu depuis que j’étais enfant. Devant mes yeux a défilé tout ce que j’avais fait. Alors même que ma vie passait devant moi, j’ai tenté de penser aux bonnes actions que j’avais faites. J’ai reçu une éducation religieuse et j’ai été très actif à l’église. Cependant, alors que j’y réfléchissais, j’ai vu un homme dans sa voiture qui n’avait plus d’essence, environ un an plus tôt. Je m’étais arrêté et l’avais emmené jusqu’à un magasin du coin. Je lui avais acheté un peu d’essence car il n’avait pas d’argent et je l’avais aidé à retrouver son chemin. J’ai pensé : « Pourquoi est-ce que je revois cela ? ». La voix a retenti forte et claire : « Tu n’as pas réfléchi avant d’aider cette âme et tu n’as rien demandé en retour. Ces actions sont l’essence du bien ! ». J’ai aussi vu tous les gens que j’avais heurtés, on m’a montré comment mes actes avaient mis en branle les actions d’autrui. J’étais sidéré ! Je n’avais jamais pensé que ma vie pouvait avoir un effet sur les actes qu’allaient entreprendre mes amis, ma famille et les autres personnes que j’avais rencontrées. Je n’étais pas du tout satisfait. J’ai regardé jusqu’à ce que les évènements se terminent. En fait, j’avais fait si peu de choses de ma vie. J’avais été égoïste et cruel de tant de manières. J’étais vraiment désolé d’avoir fait si peu. Puis, à nouveau forte et claire, la voix a parlé : « Tu dois repartir ! ». Pourtant, je ne voulais pas revenir. J’étais heureux de rester, voire je désirais rester après avoir vu et entendu toutes ces choses.

« J’ai tant de question. » ai-je répliqué. « Des choses que j’ai besoin de savoir, que je ne comprends pas. »

« Tu dois repartir et aider les autres à changer en changeant ta vie. Les médecins vont vouloir t’opérer. Ne le permets pas. Sinon, tu ne remarcheras jamais. Quelqu’un te rendra visite et t’apportera les réponses à tes questions. Quand j’appellerai, tu reviendras. Si tu fais ces choses, tu guériras de tout ce qui est arrivé. Regarde et vois ce qui va se passer. »

Je me suis retourné et j’ai vu la terre en ébullition. Des guerres et la mort ; des visions terribles ! Des villes tombaient, de nouvelles étaient construites. J’ai vu les Etats-Unis, un volcan explosait, de nombreuses cités étant recouvertes par l’obscurité. J’ai regardé et j’ai vu l’effondrement de notre gouvernement tel que nous le connaissons. Des gens tuaient pour la nourriture et l’eau ; horribles visions ! J’ai vu comme une explosion géante dans l’atmosphère de la terre, de grandes surfaces étaient détruites. J‘ai continué à regarder et j’ai vu un nouveau genre de personnes, plus jeunes et d’une nature plus pacifique. Il ne restait que peu de villes, mais ces gens semblaient heureux. J’ai entendu à nouveau : « Il est temps pour toi de partir. ». Mais je voulais en voir davantage. Ensuite, les portes se sont ouvertes et je me suis senti quasiment entraîné dans le couloir. J’ai passé les portes de la ville et j’ai senti que j’étais catapulté dans le trou par lequel j’étais venu. J’accélérais, incapable de m’arrêter. J’ai pénétré dans l’atmosphère de la terre et j’ai vu la rivière en dessous. J’ai vu mon corps gisant toujours immobile. Puis ce fut comme un choc électrique, tellement énorme que j’ai senti mon corps sursauter. J’ai ouvert les yeux, j’ai vu les arbres au dessus ainsi que l’horizon. Puis, Oh mon Dieu, quelle douleur ! Je luttais pour chaque inspiration ; étouffant dans mon propre sang !

J’ai réussi à rouler sur le ventre, la douleur était au niveau maximum supportable. J’ai regardé le ciel et j’ai vu que le soleil était plus bas que ce dont je me souvenais. J’ai regardé ma montre, il était 17 h 30. Mes seules pensées étaient comment obtenir des secours. J’ai remarqué que mon fusil n’était pas très loin de moi, toujours attaché à la corde que je m’étais nouée autour de la taille. J’ai commencé à le tirer vers moi. J’ai réussi à attraper le canon et je l’ai traîné jusqu’à moi. J’ai fait feu toutes les dix minutes, espérant que quelqu’un allait venir. Il commençait à être tard et je savais que je n’allais pas résister beaucoup plus longtemps. Je me suis donc mis à ramper sur le ventre, me hissant sur la crosse de mon fusil. J’ai réussi à ramper jusqu’à une piste qui descendait à la rivière. J’ai rampé et rampé encore, la douleur était si vive que j’ai perdu connaissance à de nombreuses reprises. A travers des buissons épais et des touffes de bruyère, j’ai rampé. Je voulais abandonner, j’étais tellement fatigué et je souffrais tant. Je savais cependant qu’il me fallait au moins parvenir à l’endroit où j’espérais pouvoir être découvert. J’ai regardé devant moi et à travers les arbres, j’ai aperçu la route où j’habitais. J’ai entendu des bruits au loin. Oui, merci mon Dieu, ai-je pensé. Je me suis finalement retrouvé sur la route et je me suis mis à appeler à l’aide faiblement. Toutefois, j’étais trop épuisé et je suis simplement resté allongé sur la route.

Mon beau-père revenait du travail, il m’a découvert gisant sur la route. Je l’ai entendu dire : « Tout va bien, les secours sont en route. ». C’est la dernière chose dont je me souvienne, jusqu’à ce que je voie les lumières des Urgences. Un médecin se tenait à mes pieds. « Sentez vous ceci ? » a-t-il demandé. J’ai répondu : « Sentir quoi ? ». Il était en train de me piquer les pieds et les jambes. J’étais paralysé ! Il m’a dit : « On ne peut pas vous aider ici mon garçon. On vous envoie par ambulance vers un hôpital qui pourra traiter vos blessures. ». Que ce soit à cause de la douleur ou des médicaments, je me suis éteint comme une lampe. Le lendemain après-midi, j’ai découvert deux médecins au pied de mon lit d’hôpital. Ils se sont présentés comme mes médecins traitants et se sont mis à m’expliquer que je devais immédiatement subir une opération. Les os brisés de mon dos comprimaient la moelle épinière, provoquant une paralysie.

J’ai alors à nouveau entendu l’avertissement : « Les médecins vont vouloir t’opérer. Ne le permets pas. Sinon, tu ne remarcheras jamais. ». Je l’ai bien compris mais je savais que ce ne serait pas leur cas. Je leur ai dit que je voulais d’abord voir ma femme et ma fille. Elles sont arrivées peu après la visite des médecins. J’ai informé ma femme de ce qu’on venait de me dire. Elle m’a conseillé de bien comprendre qu’on essayait de faire ce qui était nécessaire pour m’aider. Je ne savais pas comment lui dire ce que je venais de vivre. J’ai essayé de lui dire qu’à mon avis il ne fallait pas m’opérer. Bien qu’elle n’aie pas été d’accord, elle a respecté mon souhait. Lorsque les médecins sont revenus et que je leur ai fait part de ma décision, ils ont été très contrariés. J’ai écouté un sermon après l’autre ! L’un d’eux a dit « Très bien, si vous souhaitez ne plus jamais marcher, c’est votre affaire ! ». Puis ils sont partis. Cette nuit là, allongé sur mon lit, j’ai pleuré douloureusement. Etais-je fou ? Qu’étais-je en train de faire ?

Une lumière a commencé à emplir ma chambre, j’ai entendu une voix dire : « Tu iras bien. », puis plus rien ! Je me suis repris et me suis détendu pour dormir. Des jours sont passés, puis des semaines, puis des mois. Enfin, un matin, j’ai senti une vibration dans le pied. J’étais submergé par la joie. J’ai dit à l’infirmière que je voulais me lever et marcher. Elle m’a fixé en disant : « On va voir, on va voir. ». Sans l’ombre d’un doute, je savais que j’étais guéri. L’infirmière a appelé mon médecin, il est passé le lendemain et il a dit : « Donc vous pensez que vous pouvez marcher. ». J’ai répondu : « Oui. ».

« Bien, nous allons voir. ». Quelques heures plus tard, on m’a descendu en salle de rééducation. On m’a amené sur mon lit et on m’a placé en position verticale. L’infirmière m’a aidé à me positionner face à deux barres parallèles. J’ai agrippé les barres et placé mes pieds fermement sur le sol. Un pas, deux pas ; « Oh mon Dieu ! Il marche » a-t-elle dit à celle qui m’avait amené. Les jours suivants ont été difficiles. J’ai fait de nombreux voyages jusqu’à la salle de rééducation. Les médecins ont prescrit quantité de radiographies. Ma femme et ma famille étaient stupéfaites ; mais moi je le savais ! On me l’avait dit. Le reste aussi devait être vrai. Mon médecin a été plus sidéré encore lorsqu’il a découvert qu’aucun os ne comprimait la moelle épinière. Je le cite : « Ce n’est pas normal. Il semble qu’une puissance supérieure ait fait pour vous ce que nous allions tenter de réaliser et de corriger en opérant. Je n’ai jamais rien vu de tel auparavant. ». Fermez les guillemets !

Depuis ce jour là, ma vie a changé, j’ai pu aider autrui de différentes manières que je n’aurais pu imaginer avant. Je voulais partager cela avec tout le monde, car c’est ce qui m’a fait progresser dans ma Quête de Vérité. Paix et Lumière à tous.

© RickR2000 24 jan. 1999