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Mythe du Survivre Livre by Danielle Vermeulen

DANIELLE VERMEULEN
Docteur en Anthropologie, Psycho-Sociologue
www.daniellevermeulen.com
lescornel@wanadoo.fr

INTRODUCTION

Les récents progrès dans le domaine de la réanimation médicale permettent à des malades de plus en plus nombreux de revenir « du seuil de la mort ». Certains d’entre eux se souviennent d’un épisode de vie alors qu’ils étaient considérés en grande détresse physique ou même en état de mort clinique.

Dans ce domaine, la divulgation des récits faits par ces patients, tels que les ont recueillis les premiers médecins pionniers le psychiatre Raymond Moody, le cardiologue Michael Sabom et le psychologue Kenneth Ring aux USA ont donné à ce sujet depuis 1977 en France, après la parution du livre du Dr Moody « La Vie après la Vie », une actualité qui montre l’intérêt porté dans notre société occidentale à tout ce qui touche à la croyance possible d’une survie après la mort, alors que les découvertes scientifiques nous avaient peu à peu amenés à ne plus voir dans la mort que la destruction totale d’un corps physique réduit en cendres ou en poussière.

Depuis cette date, cet intérêt ne s’est jamais démenti et nombreuses ont été les recherches mises en place : publications, émissions de radio et de télévision sur ce sujet encore bien souvent classé dans le paranormal si ce n’est encore pire dans l’ésotérique ! Au plan sociologique, ce phénomène présente plusieurs aspects susceptibles de donner lieu à la mise en place d’une recherche intéressante :

1° - Etudier comment des croyances culturelles dans une survie se sont développées parmi les plus anciennes civilisations tant au plan religieux que philosophique au travers de trois ouvrages millénaires que nous avons retenus comme étant les plus proches de ces expériences de mort-retour (nde) telles qu’elles sont relatées actuellement :

- Le texte hindouiste de la Baghavad Gîtâ

- Le livre, dit des morts, égyptien, « Rheu Nu Pert Em Rhu »

- Le livre, dit des morts, tibétain, Bardo thös grol

2° - Etudier comment et pourquoi se développe dans notre monde occidental une croyance à une survie alors que l’évolution des croyances concernant la mort et la survie n’est plus allée dans le sens d’une maîtrise plus grande de l’angoisse de la mort, mais, bien au contraire, dans son accentuation avec le dévoilement d’une vérité, pour ceux qui la considèrent comme telle, qui paraît intolérable :

La vie du corps physique est la seule réelle, la disparition du corps est bien synonyme d’annihilation totale. Il n’y a pas de survie, mais seulement décrépitude.

Depuis un demi siècle, nous avons assisté à une véritable fuite devant la prise de conscience de la mort qui a abouti à son déni. Nous supprimions ainsi une réalité gênante qui marque l’échec de notre toute puissance puisque les progrès importants de la médecine avaient donné l’illusion de pouvoir lutter contre la mort en en reculant, in fine, l’échéance. Or l’être humain industrialisé est forcé de reconnaître que la technologie médicale a ses limites car elle ne peut guérir toutes les maladies, loin de là.

L’homme moderne ne peut plus occulter la mort. Il se trouve confronté à une angoisse d’autant plus intolérable que les croyances chrétiennes ont perdu de leur crédibilité.

« La peur de mourir toute ma vie m’aura empêchée de vivre ». me disait une parente décédée depuis.

Aussi, pour rendre cette angoisse supportable, différentes attitudes sont mises en place pour l’aménager par le biais d’un retour à une croyance dans une survie :

- Les attitudes de ceux qui croient à une survie du corps physique :

Pour échapper à cette angoisse, ils pensent que, non seulement les progrès de la médecine et de la biologie vont permettre de reculer le plus loin possible l’échéance de la mort, mais aussi qu’ils vont permettre sa suppression dans un avenir plus ou moins lointain d’où la vogue de la cryogénisation aux Etats-Unis.

- Les attitudes de ceux qui croient à la survie d’un corps spirituel :

Ils adhèrent au système philosophique hindouiste et bouddhiste d’une réincarnation terrestre mal comprise, vécue comme une issue à la mort acceptable et moins lointaine qu’une résurrection lors du Jugement Dernier chrétien. Ou bien, ils acceptent la mort comme une passage d’un état de vie à un autre, grâce aux témoignages de ces expériences dites aux frontières de la mort que j’ai dénommées E.M.R « expériences de mort retour » pour demeurer au plus près des témoignages afin d’éviter une interprétation à priori qui en fausserait le contenu tel qu’il est exprimé :

« On me dira tout ce que l’on voudra, moi je sais que j’étais mort et que j’en suis revenu » m’a dit d’une voix ferme un témoin

Bien entendu il s’agit d’une étude fragmentaire non exhaustive qui n’a d’autre objectif que d’amener à une réflexion plus approfondie sur le sujet tant par rapport à ce qui est écrit qu’au travers d’autres publications sur la survie après la mort.

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Table des matières

LE MYTHE DU SURVIVRE

« Expériences de mort retour »

« E.M.R. »

INTRODUCTION

Ière PARTIE– LE MYTHE DU SURVIVRE

I – LA SURVIE : Premières apparitions de la croyance

II – ETUDE DES TEXTES ANCIENS

1) - Baghavad Gîtâ

2) - Livre des Morts Egyptien (Reu Nu Pert Em Rhu)

3) - Bardo thös grol tibétain

III– COMPARAISON DES TEXTES

2° PARTIE : EXPERIENCE DE MORT RETOUR

I – SIMILITUDES AVEC LES TEXTES ANCIENS

II – L’HOMME DEVANT LA MORT ET LA SURVIE AU XXIe

III UNE EMR POUR EN FAIRE QUOI ? QUELLES REPERCUSSIONS ?

1) Sur les personnes ayant vécu l’EMR (expérience de mort retour)

2) Sur les personnes en ayant eu connaissance mais intéressées

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

 

Copyright Danielle Vermeulen 2011