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EMI de DW


DESCRIPTION DE L’EXPERIENCE :

La mort n’est qu’un mot de quatre lettres 

Par DW. 

Dédicace

Ce livre est dédicacé : 

Au Créateur qui nous a réunis.

A l’homme qui ma enseigné que l’amour véritable existe.

A nos enfants. Je les aime où que je sois.

A ma mère, qui a suivi le chemin.

A mes sœurs avec qui je danserai à nouveau.

A l’homme qui m’a ramenée vers Dieu.

A ma famille et mes amis attentionnés et aimants,

Un remerciement particulier :

A Richard, mon cher ami, pour m’avoir guidée, encouragée, ainsi que pour sa foi.

Sans vous tous, ce livre n’aurait pas été écrit. Mon amour pour vous m’a donné le désir de rester,

Votre amour envers moi ma rendue suffisamment forte pour réussir. Merci à tous. Je vous aime pour toujours.

Je vous reverrai quand nous arriverons là-bas !

******************************

Faire cesser la souffrance 

En décembre 1984, je me suis suicidée.

J’ai voulu la paix de la mort, je l’ai voulue tout de suite.

Comme tout le monde, j’avais établi mon propre chemin lors de ma jeunesse. Je n’essaie pas d’accuser mes parents ou ma famille pour mes problèmes dans la vie. Je sais qui a pris les décisions, ce n’était pas eux. Globalement, si on pense à une chose que les humains qualifient de mauvaise, alors je l’ai faite. Si je l’appréciais alors, je la refaisais et j’entraînais des amis avec moi.

Comme une petite pierre roulant sur une pente, mes décisions on engendré une avalanche d’évènements et de situations dépassant ma capacité à les maîtriser. J’ignorais ce qui s’était mal passé, mais je savais que ma vie n’était pas censée être ainsi.

Le néant était une pensée délicieuse comparée à la poursuite de ma vie. J’avais entendu toutes sortes de jugements sur le suicide, depuis le péché mortel jusqu’à l’échappatoire lâche, mais je n’en avais plus rien à faire. « Je souffre ». Ces deux mots sont si petits qu’ils ne peuvent transmettre à quel point je souffre profondément en mon cœur. C’est à ce désir de mort que mes choix m’avaient conduite. Je n’envisageais aucune possibilité pour que ma vie soit autre chose que le malheur et la lutte inutile qu’elle avait été depuis que je vivais seule. Je voulais en sortir ; sortir de la vie, sortir de la douleur, sortir de la souffrance – EN SORTIR ! J’avais vingt-neuf ans et je ne désirais que la paix, quoi que je doive faire pour l’obtenir.

Angoisse sombre, dépression, désespoir, perdition, délaissement ; j’aimerais pouvoir vous dire combien tout effort pour avancer paraissait désespéré et futile. Je me sentais trahie, trompée par mon propre cœur. Je ne pouvais plus lui faire confiance. J’étais effrayée à la simple pensée de l’amour dans mon cœur qui, en fin de compte, allait tomber en poussière. Je semblais maudite dans mes choix amoureux. J’avais tout simplement échoué une fois de trop. Je voulais que la honte et la douleur cessent de me mener.

Je ne voyais d’autre choix que de rester seule à jamais ou d’être à nouveau trahie. Je n’avais aucun espoir de retrouver la joie dans la vie. Je ne pouvais supporter cela, la perte d’espoir. Je ne voyais aucune opportunité d’avenir heureux pour moi. Toutes mes expériences avec moi-même, ainsi que mes décisions, m’avaient amenée à croire que je n’allais faire que blesser les autres et moi-même à nouveau.

Ma vie était un sillage de vies brisées et de promesses non tenues. J’étais tellement sombre, la douleur au cœur et à l’esprit. Après avoir refermé la dernière derrière moi, aucune fenêtre ou issue n’apparaissait. Je voulais seulement que la douleur cesse. Qu’elle cesse tout simplement. En traversant les journées précédant ce fameux jour, je psalmodiais intérieurement : « Que la douleur cesse ». En vain. Je pleurais en permanence quand j’étais seule. Je souffrais tout le temps.

Je vivais seule dans un petit appartement, au Nebraska. Le nouvel an approchait. Un vendredi soir j’ai rassemblé ce dont j’avais besoin, j’ai écrit la note requise, disant à tous ceux auxquels j’ai pensé qu’ils n’étaient pas coupables de mon départ, j’ai pris le mélange qui m’a tuée. Je savais que ce que je prenais allait me tuer. Ce n’était pas un accident. Je voulais ce que je considérais comme le don de la mort. J’ai tendu les bras vers elle. 

Je pars 

J’ai immédiatement eu des vertiges. Les hallucinations ont commencé. Des amis sont apparus afin d’essayer de me faire cesser ce que j’avais commencé. Je me suis assise sur le canapé, appuyée contre l’accoudoir, j’étais stupéfaite de parler à des amis que je n’avais pas vus depuis des années. Ils étaient assis dans la chaise près du canapé, ou faisaient les cent pas devant moi en me parlant. Ils étaient tout aussi réels que vous l’êtes, ainsi que ce livre. J’ai résisté à tous leurs efforts. Je savais qu’ils n’étaient pas là, que c’était des projections de mon esprit.

Je leur ai dit que j’en avais fini d’être au dernier échelon de la vie. J’étais incapable de trouver un compagnon correct et je ne voulais pas rester seule. J’en étais sortie, merci beaucoup de s’en préoccuper, je les aimais et ils allaient me manquer mais je n’allais pas rester. Il y en avait deux qui insistaient particulièrement. C’étaient mes amis les plus proches. Chacun leur tour ils me donnaient des raisons de rester, ils me cajolaient, mais je résistais à tous leurs efforts.

Je sais ce qu’est une hallucination et à quel point elles peuvent paraître vivantes. Je connais la différence entre la réalité et la réalité de la drogue. Je m’étais suffisamment droguée dans ma jeunesse pour en connaître les effets sur mon corps et mon esprit. J’étais droguée mais je pouvais encore discerner le « réel » du « non réel ». Je savais que ce n’était que moi parlant à moi-même, utilisant comme support ceux dont je savais qu’ils m’aimaient. Il fallait vraiment y réfléchir mûrement et je me suis accommodée de ce qui arrivait.

Je m’étais levée pour tenter d’absorber un dernier repas. J’ai arrêté de cuisiner après un départ de feu sur le poêle. Je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’un truc pour ralentir l’effet de la drogue. Mon instinct de survie l’utilisait contre moi afin d’essayer de me maintenir en vie. Je ne l’ai pas laissé faire.

J’ai éteint le feu, j’ai jeté la poêle dans l’évier et je suis retournée m’affaler sur le canapé. J’étais allongée contre un accoudoir, telle une poupée mise au rebut. Je ne parvenais plus à faire bouger mon corps afin de m’allonger complètement ou de remonter les pieds.

Finalement, le produit m’a vaincue. Ma respiration s’est freinée, mes pulsations ont ralenti puis sont devenues erratiques. Je n’avais pas peur que quelqu’un me découvre trop tôt. Je vivais seule et c’était un vendredi soir. Les hallucinations ont cessé. Je ne parvenais plus à rassembler mes pensées, elles vagabondaient sans but. J’étais trop détendue pour m’en inquiéter. Mes paupières se sont refermées, je ne pouvais plus les ouvrir. J’ai interrompu mes tentatives pour le faire. J’ai arrêté de tenter de faire quoi que ce soit. J’ai cessé de vivre.

Je suis morte. 

La Mort ? 

Laissez-moi clarifier totalement ce point. Je me suis tuée. Je suis morte.

Je ne suis pas « presque » décédée. Je n’ai pas « seulement cru » mourir.

La partie de moi-même qui anime mon corps en était détachée. Il n’y avait plus aucune force pour faire fonctionner ce corps. On appelle cela la mort.

Je sais que j’étais morte.

Au moment où je suis « morte », il y a eu un sentiment, la conscience de quelque chose, comme un petit « clic », comme lorsqu’on débouche une bouteille, un relâchement semblable à un ressort qu’on détend. Le corps m’a abandonné ou je l’ai abandonné. J’ai compris que j’étais « morte ». Quand on a déjà manipulé un cadavre, on fait la différence entre un corps en vie ou mort. J’ai manipulé les deux.

J’étais morte.

C’est une déclaration audacieuse, mais je la maintiens. Je savais que j’avais réussi à me tuer. Je vous entends demander : « Eh bien, si vous étiez morte, comment le saviez-vous ? »

La réponse, j’ai tenté de la fournir à chaque personne dont je pense que cette expérience pourrait l’aider. C’est, pour moi, la raison de la raconter.

Je ne suis pas « morte ». Vous n’allez pas « mourir ».

Mon corps était mort. « J »’étais toujours en vie. Je le savais alors et je le sais maintenant, comme une vérité.

Mon corps a cessé de fonctionner. Pas le moi que je suis.

J’ai vécu. 

La vie ? 

Il n’y avait pas de bruit ; silence total. Aucun bruit dans l’appartement, aucun bruit de voisinage, aucun bruit de circulation, même pas de bruit corporels, rien. J‘ai apprécié, c’était tellement tranquille.

L’obscurité était tout autour de moi. En son sein j’étais encore davantage consciente de la paix totale du silence. Le fait d’être consciente m’a troublée. Je connaissais le silence, le noir et la signification des mots. Je savais qu’il s’agissait de mots pour décrire quelque chose. Je savais que je les pensais. Je savais également que « je » me déplaçais à travers la paix obscure. Je ne sentais pas d’air sur la peau, je ne voyais aucun point de repère, je n’entendais aucun bruit de déplacement, mais je sentais que j’allais quelque part.

J’ai continué pendant ce qui m’a paru être un temps très court. Un million de pensées me sont venues tandis que j’avançais. En avoir tant évoque une durée qui aurait dû être plus longue.

Le fait d’avoir des pensées m’a troublée. J’ai essayé de comprendre ce qui m’arrivait. « J »’étais toujours « moi ». Apparemment, j’étais vivante. Je ne pouvais me voir moi-même. Je ne pouvais pas lever la main afin de voir cette dernière, mais j’étais quelque chose, j’avais toujours la sensation d’être « moi ».

Je pensais et je ressentais toujours, mais pas dans un corps. Je me déplaçais sans jambes. Je ne pouvais voir aucune partie de moi-même, j’ai donc supposé que je n’avais pas de jambes, pas de mains, pas de bras, pas de pieds, ni quoi que ce soit qu’on puisse regarder afin de vérifier que c’est bien là. J’étais surprise, émerveillée. Je connaissais également la signification de ces pensées.

J’ai flotté « plus haut » ou plus loin. Je manque d’un meilleur vocabulaire pour cette sensation ou cette orientation. Je savais toutefois que j’allais vers quelque part. Il n’existe pas de mots pour décrire cela correctement. Je me déplaçais en direction d’un endroit différent de celui où je me trouvais. Je n’allais pas vers lui, il m’attirait. Ce n’était pas ma propre force qui me propulsait.

Je n’étais plus dans mon corps. Je savais que je n’étais plus sur cette terre. Je savais que « je » n’étais pas morte, pas dans le sens où nous l’entendons. Je n’étais pas sans vie, pas inconsciente. J’étais « morte », je n’avais pas de corps que j’aurais pu voir, mais je savais que j’étais en vie. J’ignorais seulement pourquoi et comment. Je n’arrivais pas à l’imaginer.

Je me sentais en vie, mais selon notre perception de la mort, je savais que j’étais morte. Je ne peux probablement pas mieux l’expliquer. Découvrir que je n’étais pas morte, alors que je venais de me tuer, m’a laissée troublée et stupéfaite.

Une pensée m’est venue. Pendant un moment j’ai été très triste que mes enfants et ma mère soient sur le point de pleurer ma mort. J’ai regretté la douleur que ma mort allait causer à ma famille.

Puis quelque chose a changé en moi. Cette pensée triste s’est évanouie, submergée par une joie profondément sereine. C’était comme si, en même temps que mon corps, j’abandonnais tous les soucis et les inquiétudes qui font tellement partie de nous. Ils m’avaient quittée.

C’était une guérison de mon cœur, une suppression de ma douleur et de mon chagrin tellement totale, que j’ai eu l’impression qu’on m’enlevait le poids d’un rocher.

J’en avais tout à fait terminé avec les responsabilités que nous créons ici dans le but de vivre. Je n’avais aucune peur, aucune honte, aucune douleur, aucune peine de cœur, aucune chose inachevée. J’étais libérée ? je n’aurai plus jamais à payer les factures, ni à travailler.

Toute la douleur que je connaissais dans la vie m’avait quittée. Je n’avais plus alors aucune responsabilité envers les autres. On allait les aimer et prendre soin d’eux. J’allais toujours les aimer. Je n’avais aucune honte ni tristesse de les avoir blessés. Cela m’avait quittée et j’étais emplie du réconfort de savoir qu’on allait s’occuper d’eux.

J’étais emplie de joie en sachant cela. C’était une joie réelle. J’aurais pu danser, chanter de joie. Je n’avais AUCUNE souffrance émotionnelle, aucune douleur physique. Ce que j’avais considéré comme douleur, honte, chagrin et manque d’amour terribles sur terre, ne me faisait plus souffrir. Cela n’avait plus d’effet sur moi. Je ne ressentais que la JOIE d’être libérée de la douleur, de la honte, du sentiment que je ne pourrai jamais bien m’occuper de ceux que j’aimais. Tout m’avait été enlevé.

Quelle part des souffrances de ma vie provenait de ma propre création et combien venait des autres n’avait plus d’importance. Pas une seule pensée de ce que je croyais mauvais dans ma vie ne me faisait souffrir. Je ne ressentais aucune douleur nulle part. J’ai essayé de me souvenir des choses qui m’avaient fait choisir la mort, je ne pouvais plus en ressentir la douleur. Tout comme lorsqu’on repose une lourde charge après l’avoir soulevée pendant un moment, j’étais libérée de la douleur de tout ce qui m’avait un jour fait souffrir. Si j’en avais eu la capacité, j’en aurais crié de joie. J’étais Libre !

Même si je savais que ces choses étaient arrivées, j’en avais le souvenir, je ne ressentais en moi-même ni douleur ni honte. C’était un tel soulagement ! Cette pure joie m’a envahie. Je ne peux vous dire avec des mots à quel point ce sentiment est merveilleux. Je ne pourrais que me répéter en le tentant. 

Béatitude ; c’est un mot bref. Je pense que nous ne le ressentons ici que comme l’ombre de ce qu’il signifie vraiment. Tout ceux qui ont souffert et qu’un médicament a soulagé, savent ce que le soulagement, cette « absence de douleur » peut être. Quelque chose qui pour beaucoup ici n’est même pas une réalité à perdre, la simple absence de douleur est un trésor pour celui qui souffre.

Au début, j’étais dans une souffrance jusqu’aux os, noire et profonde, soudain j’en étais libérée et « béatitude » est le seul mot qui convienne, même s’il ne fait que murmurer le sentiment qui était en moi quand la douleur, non seulement a cessé, mais a disparu. La souffrance s’en est allée et toute menace de douleur dans mon cœur ou mon corps est partie. Personne ne pouvait plus me faire de mal, pas même moi ! Je n’allais plus pouvoir faire de mal à quelqu’un, plus jamais ! J’étais tellement réconfortée ! Je ne souffrais plus. J’étais sereine en moi-même. Finalement, j’ai connu la signification de la paix dans mon cœur. Je crois qu’il s’agissait du premier contact de l’Amour et de la Grâce qui me tendaient les bras. 

L’arrivée 

Tandis que ce sentiment me traversait, j’ai vu sur ma droite une lueur dorée, une lumière dans l’obscurité, telle les lumières d’une ville dans le ciel nocturne. Elle éclairait le chemin pour moi. La lumière brillait là-bas juste pour moi.

Je dis : « j’ai vu », mais je n’avais pas d’yeux. C’est une autre confusion des mots et des concepts que je ne peux bien exprimer ici. Je voyais la lumière dorée. Elle était semblable à une bougie derrière un rideau de mousseline.

Elle était tamisée, mais par rapport à l’obscurité elle affichait une luminosité intense.

Je me suis retournée pour y faire face, mais je n’avais pas de face. Je n’avais pas de corps que j’aurais pu tourner. Pourtant j’ai eu la sensation de me retourner pour lui faire face.

J’ai regardé vers elle, souhaitant être en elle et non plus seule dans l’obscurité. J’ai été transportée. Au lieu d’avoir la sensation de me déplacer dans sa direction, tout à coup je me suis tout simplement retrouvée là. Comme avec le « transporteur » dans « Star Trek » : au début on est ici, ensuite on est là-bas. Je suis arrivée.

L’effet de rideau a disparu, la lumière était alors vive et brillante. J’ai eu le sentiment d’être à ma place. J’étais alors au bon endroit. Quel qu’il ait été, c’était là que j’étais censée être. Il n’y avait aucune peur, seulement de la curiosité et de l’envie.

Devant moi se trouvait une ouverture dans une barrière faite de lumière dorée. Elle avait l’apparence d’un long muret courant devant moi. Elle semblait construite avec des pierres dorées et brillantes. J’avais l’impression qu’il s’agissait d’un mur de pierre avec une petite ouverture en guise de passage. J’ai eu le sentiment que c’était une limite, mais pas un mur défensif. C’était trop bas pour être une protection, il bornait simplement cet endroit, quel qu’il fut.

J’avais conscience d’une autre « lueur » plus faible, derrière moi et sur ma gauche, du même côté de la barrière que moi. Elle était entre moi et l’obscurité d’où je venais. J’ignorais ce dont il s’agissait. J’avais la sensation que c’était une protection, c’est ce qui s’en rapproche le plus. L’être qui se tenait derrière moi avait l’air d’être là pour m’épauler (si j’avais toujours des épaules). Je ne l’ai pas très bien vu. Il n’était pas beaucoup plus grand que moi, mais il avait l’air plus grand et plus fort.

Au delà de l’ouverture et par dessus la barrière, j’ai vu une forme globulaire immense, dorée et lumineuse qui semblait « loin là-bas ». Je ne crois pas qu’il s’agissait d’un grande distance, mais je n’avais aucun moyen de l’évaluer. Je savais seulement qu’elle était « là-bas » et que j’étais « ici ». Elle était dorée et blanche par la lumière qu’elle rayonnait. Elle paraissait énorme, lointaine pourtant.

Au loin, il y avait d’autres globes lumineux plus petits qui rayonnaient. Certains étaient derrière la base du plus gros, en amas ou groupes. Ils étaient tout à côté mais n’en faisaient pas partie.

J’ai vu d’autres « formes globulaires lumineuses » sur ma gauche. C’était comme si un alignement de ces dernières approchaient de la sphère plus grande. Elles paraissaient être de tailles variées, mais c’était peut-être un effet de distance. Je n’avais aucun moyen d’évaluer cela non plus. Je n’avais aucune idée de ma propre taille, si ce n’est par rapport à des choses paraissant plus petites ou plus grande que je ne semblais être. Tous ces mots sont des comparatifs, pas des valeurs absolues, je n’avais aucun moyen d’en juger.

Pendant une courte période, j’ai eu la sensation de rester à l’endroit que je qualifie de passage, absorbant tout cela et l’intégrant. Tout à coup, j’ai changé de position. A nouveau, je n’ai pas senti le mouvement de ce changement, si ce n’est que la force qui me déplaçait ne provenait pas de moi. Sans le vouloir moi-même, je suis passée de l’endroit où je me trouvais à une autre position. Quelque chose près de moi me déplaçait. Je ne parviens pas à trouver une meilleure manière de le dire.

Imaginez que vous attrapez une chenille et que vous l’exposez dans votre main devant votre visage. Maintenant, imaginez que vous êtes la chenille. Je crois que c’était quelque chose de ce genre. 

La rencontre 

Je n’étais plus à proximité de la barrière. Je ne la voyais nulle part. J’avais l’impression qu’elle se situait sur ma droite, perdue au loin. Tout ce que je voyais, c’était la lumière immense et intense, maintenant directement face à moi. J’avais la sensation d’être examinée. Je l’ai regardée directement, avec curiosité.

J’étais pile en face et au point mort (désolée, c’est un jeu de mot accidentel) devant le grand globe lumineux que j’avais vu. Ce que j’ai appris ensuite m’a stupéfiée. J’ai découvert que le globe de lumière dorée était vivant. C’était un « moi ». C’était un être vivant, conscient, aimant.

Nous étions identiques ! Nous étions tous les deux des être vivants. Il était immense, aimant et puissant, fort et doux à la fois. Je me sentais petite et troublée mais je savais qu’il était vivant. Il connaissait cependant le « moi et l’altérité » tout comme moi. Je n’étais pas morte, il n’était pas mort, il n’avait pas une apparence « humaine » toutefois. Il me semblait humain.

J’avais conscience que cet être de lumière était conscient de lui-même comme étant en vie et en train de vivre. De la même manière il était conscient à mon égard. C’était bizarre de regarder quelque chose que j’avais cru tellement différent de moi, puis de découvrir que ce n’était pas différent. La sensation était celle d’une découverte surprenante, du genre : « Hé, c’est une autre âme ! ». Non pas tant qu’il se soit agit d’un « humain » qui aurait vécu sur terre, mais j’ai identifié que c’était un autre moi vivant et conscient.

Quand on rencontre un humain, on sait qu’il s’agit d’un autre humain, quel que soit l’apparence du corps qui le contient. Un chat ou un chien est vivant mais ce n’est pas un humain. Une fleur, une herbe est vivante mais on ne la considère pas non plus comme humaine, c’est simplement une autre forme de vie. Certains animaux s’approchent de la limite et nous semblent « presque humains », mais nous savons que ce sont toujours des animaux.

Je ressentais cet être « comme humain » ou « comme moi », mais il était puissant au delà de toute description. Il me fascinait. Nous étions semblables et en vie, mais il m’impressionnait. Cet Etre me dépassait tellement par tous ses aspects, que je me sentais petite en comparaison. Je me sentais physiquement plus petite. Je ressentais mon manque de maîtrise du moi comme une puissance moindre.

Son essence, le « moi », ou plutôt son « désintéressement » est tellement plus difficile à exprimer. J’ai senti la puissance que l’Etre paraissait créer et qui en émanait. C’était comme être dans le soleil, mais au lieu d’un rayonnement, c’est l’AMOUR qui me réchauffait. Cela ne ressemblait à rien ni personne que j’aurais pu voir ou rencontrer, mais j’ai su qu’il ne faisait qu’aimer. Il n’existe pas de mot se rapprochant davantage de ce que j’ai vécu. L’Amour Pur émanait de cet être.

La Puissance de l’Amour créée et émise par cet être était une force, tout comme l’électricité est une force. Je pouvais sentir qu’elle était émise, qu’elle touchait toute chose autour d’elle. Je tente de l’écrire et il n’existe aucune expérience dans ma vie que je puisse comparer à cela et qui saisisse l’essence de ce que j’ai ressenti. C’était différent de toute chose en ce monde.

Cet être était fait d’amour ; il créait de l’amour, il émettait de l’amour, il adressait de l’amour. Il vivait de l’amour. Il était amour ; l’Amour, la Puissance. Rien n’existait dans toute cette expérience, auprès de cet autre Etre Aimant Divin, qui ne soit pas totalement « bon » et animé par « l’amour ».

Il me faut utiliser les mots que nous connaissons ici. Ils signifient bien davantage que ce qu’il m’est possible d’exprimer en les utilisant. Il n’y avait rien de négatif dans tout cet être, ni en moi-même ni en quoi que ce soit, ni en qui que ce soit autour de moi.

Il n’y avait pas de « mal, de méchant, de mauvais, de pervers, de misérable », ces concepts ne fonctionnent même pas pour indiquer l’opposé de l’amour que j’ai ressenti. Ils ne pouvaient pas être exprimés. Ils étaient impossibles là-bas. Mauvais, négatif, malfaisant, rien de cela n’existait là-bas. Tout ce que je pouvais penser c’était : « Il n’y a que l’Amour. Ce n’est que le bien. ».

Cet autre être était bien plus grand et plus puissant que je ne l’étais. Je n’en avais absolument pas peur. Il n’y avait qu’acceptation de la justesse du moment ; Je savais que j’étais en sécurité et aimée. Je me sentais seulement davantage curieuse. Je voulais comprendre ce qui m’arrivait. Je voulais connaître cet « autre moi » puissant qui m’étreignait.

Quand on rencontre une personne pour la première fois, à mesure que l’on rassemble des informations, en voyant comment elle se tient, comment elle parle, on se forge une idée sur elle. L’expression « Nous étions debout en train de nous regarder » est juste mais trompeuse.

Aucun de nous deux n’avait de jambes pour rester debout, ni d’endroit où les poser si nous en avions eues, nous n’avions pas non plus d’yeux tels que nous les connaissons pour regarder. Il me faut utiliser les mots dont je pense qu’ils conviennent le mieux. Ce n’est pas facile.

C’était comme former une première impression dans l’esprit, mais avec un tel envahissement de mes sens que je luttais pour saisir l’intégralité de cette autre entité. En dépit de mes efforts, elle était tout simplement trop grande pour que je la comprenne. 

La communion 

Je savais que cet autre moi était ce qui me retenait là où je me trouvais. Il m’avait attirée à lui. J’ai alors appris qu’il me connaissait, en tout ce que j’étais, dans toute ma vie, dans toute ma vérité. Je ne pouvais rien lui cacher. Je n’avais aucun désir de cacher quoi que ce soit. Je ne ressentais ni peur, ni honte qu’il « voie » tout de moi. Alors j’ai débuté l’approche de la véritable compréhension du  mot « grâce ». Cet être connaissait l’intégralité de tout ce que j’avais été et il m’aimait. Non seulement il m’aimait, mais tout ce qui me définissait comme moi-même, différente de tout autre élément de la création, était merveilleux pour lui. Il aimait la façon dont j’étais constituée, il aimait notre rencontre, il m’aimait de tout l’amour qu’il avait en lui. Son amour me subjuguait. Je savais que j’étais précieuse pour lui et qu’il me chérissait. J’étais parfaitement ce que je suis censée être et il m’aimait exactement ainsi.

Si j’avais été un diamant, j’aurais été sans défaut, parfaitement taillé, plus que magnifique. Je n’aurais pu être aimée davantage par cet être. Rien en moi ne devait être changé pour qu’il m’aime. Telle que j’étais faite, j’étais parfaite à ses yeux. J’ai senti qu’il m’envoyait cette pensée : « En te faisant, je t’ai faite à la perfection ! » avec joie il m’aimait, telle que j’étais, totalement.

Cet être m’aimait si profondément que jamais il n’allait me faire du mal. Il voulait seulement que la totalité de mon moi aimant soit totalement le moi que j’étais censée être quand j’ai été créée. Je n’avais pas à changer. Ce qui est mon véritable moi, vivant pour toujours, est parfait. Je n’avais pas à être quoi que ce soit d’autre que moi. La vérité est là. L’amour inconditionnel ne voit que la beauté de la vérité de l’amour en chaque esprit qui vit.

Nous avons commencé à communiquer quand j’ai réalisé qu’il me « parlait ». Ensuite, j’ai compris qu’il « entendait » ce que je voulais lui transmettre. Cela ne se faisait pas avec des mots mais plutôt avec des pensées complètes, sans possibilité d’incompréhension. C’était une véritable communication entre deux esprits, avec une parfaite compréhension.

Je « demandais » puis je « connaissais » la réponse de l’être doré, lumineux et aimant. Je n’avais pas de lèvres pour parler, ni d’oreilles pour entendre, mais d’une manière ou d’une autre, j’entendais et je parlais. Lui aussi. Je me suis délectée de cette communication totale et pure. Il n’y avait pas de possibilité d’incompréhensions ou d’échappatoires. Il n’y avait pas de mots amenant de la confusion dans le sujet, entre nous n’existait que la vérité d’apprendre, de se connaître l’un l’autre.

C’est ainsi que deux personnes étaient censées communiquer et se comprendre. C’est la conversation de « cœur à cœur » portée à son niveau ultime. J’en ressens le manque ici. Les mots sont tellement incommodes et maladroits comparés au fait de simplement « montrer » à l’autre ce que je ressens ou ce que je pense. A chaque phrase que j’écris ici, je sens la lourdeur et la maladresse des mots.

Il me reste peu de souvenirs de tout ce qui est passé entre nous. Nous avons « parlé » quelque temps, dans la joie aimante d’être ensemble. J’étais petite et je posais des questions. Il me « répondait », me fournissant ce que je sentais avoir besoin de savoir, aussi vite que j’étais capable de concevoir les questions dans mes pensées. Je n’avais pas à demander les choses, elles m’étaient simplement montrées ou dites.

J’ai « su » (on m’a dit) que j’étais aimée exactement telle que j’étais. Je n’avais pas à changer quoi que ce soit pour être parfaite. J’étais parfaite pour lui. Je savais qu’il ressentait une joie réelle en étant avec moi. J’avais l’impression qu’il explosait tout simplement de bonheur parce que j’étais là. Il était plus qu’heureux de me voir, il m’aimait. Il pensait que j’étais tout simplement faite à la perfection, il était enthousiaste que nous soyons ensemble. Je le répète parce que cela m’a stupéfiée.

Cette immense et puissante entité m’a donné l’impression qu’être avec moi faisait en sorte que sa vie vaille la peine d’être vécue, qu’elle était complète. Je lui donnais de la joie simplement en étant là. Comment quelqu’un ou quelque chose que je ne connaissais même pas pouvait m’aimer tellement ? Comment pouvait-il être si content d’être avec moi, que j’aie l’impression d’une intensification de son éclat lorsque je l’ai rejoint ?

J’étais tellement aimée ! J’étais aimée totalement et juste comme j’étais, tout ce que j’étais. Petite, troublée, morte de ma propre main, j’étais chérie, aimée. J’étais précieuse pour lui. J’ai réagi à cela avec mes propres pensées de joie, dans la paix, l’amour et l’acceptation totale qu’il m’accordait. J’ai essayé de l’aimer en retour avec mon petit moi.

L’être savait que je l’aimais et que j’étais reconnaissante pour son amour à mon égard. Il m’a alors aimée encore davantage. Je l’ai aimé encore plus. Un cycle d’amour pur entre nous s’est mis à croître. C’était comme la plus merveilleuse, la plus parfaite réunion de cœurs qu’on puisse imaginer entre deux êtres. Je qualifie cela de communion parfaite. 

La démonstration 

Une pause est alors intervenue dans notre « conversation ». Au lieu d’idées passant entre nous, il y a eu une modification de notre façon de communiquer.

J’avais vu cet autre moi comme une grande boule de lumière avec un halo blanc et un centre lumineux doré. Je ne voyais que cela, il emplissait tout mon champ de vision. A cet instant, dans le silence entre nous, ma perspective a changé. Ce que je voyais s’est modifié, mais je n’ai pas eu la sensation de me déplacer. J’ai alors vu un long ovale lumineux avec un motif de petits blocs alignés qui paraissait se déplacer sur toute sa longueur. Une lumière dorée intense en émanait, comme d’un soleil, l’amour ressenti était semblable à celui que le grand Etre Aimant avait émis. Cet être là était plus petit. J’ai demandé ce que c’était, tellement joli et si aimant.  Il m’a répondu : « C’est toi. ».

Je ne sais comment, je me voyais moi-même au travers de sa propre vision. Il me voyait comme un être vivant magnifique, parfait, brillant, empli d’amour et de paix, plein de joie. Je me suis vue, mais telle qu’il me voyait : un être de lumière dorée et d’amour.

Je ne pouvais rien faire qui m’aurait rendue meilleure. J’étais parfaite exactement telle que j’étais. J’étais tellement aimante et magnifique, vue au travers de ses « yeux ». Notre moi est fait d’amour, là-bas l’amour que nous sommes luit tel un soleil. Moi ! J’étais magnifique ! Il ne me l’a pas seulement dit, il me l’a montré. Je me suis vue. Pour la première fois dans mes souvenirs, je me suis aimée. J’aurais pu crier de joie en voyant que j’étais aimante, comme lui.

J’ai vu la vérité de ce que je suis à travers sa vision. J’étais emplie de la joie de savoir que j’étais un moi aimant, j’aimais cet être qui m’a montré l’amour de mon moi. Il m’a montré que nous sommes effectivement semblables, nous sommes tous les deux vivants, nous sommes tous les deux de l’Amour.

 Je me connaissais entièrement à la manière dont cet être me connaissait, j’ai vu que chaque expérience et chaque personne ici-bas faisait toujours partie de moi. Chaque partie de ma vie était nécessaire pour faire totalement de moi ce que j’étais : parfaite à ses yeux. Si j’étais là-bas, j’apparaîtrais à nouveau parfaite aujourd’hui, même si j’ai changée au cours des années.

C’est la signification de la grâce de l’Amour. Vous êtes aimé tel que vous êtes ; pas comme vous souhaiteriez être, pas comme vous devriez être ou comme vous auriez pu être, pas comme quelqu’un d’autre dit que vous devriez être, mais seulement pour ce que vous êtes maintenant. Il peut vous le montrer par la façon dont il vous voit. Il est difficile ici-bas de voir cela de ses propres yeux.

Dans la vision de l’Etre Aimant, la vérité de ce que l’on est change. On ne voit que la bonté aimante en soi, tel qu’on a été créé. Il n’y a ni honte ni culpabilité car on n’a plus de raison d’en ressentir. Cela a disparu. Votre vie et votre esprit sont modifiés pour être à nouveau ce qu’ils auraient été si vous aviez tout fait comme il se doit. Il n’y a plus rien à regretter ni sur quoi être désolé. La Grâce change tout cela.

J’étais en paix avec moi-même. Rien ne me faisait souffrir. Je ne voyais ma vie et mon moi que par l’Amour de cet Etre. Il n’y avait pas de négatif en moi ni de la part de cet Etre pour tous les actes que j’avais accomplis, y compris mon suicide. C’était changé par la puissance de la Vérité de l’Amour au travers de laquelle on le voyait. Cette Grâce Aimante, cette acceptation totale, cette vérité et cet amour complets ont créé une joie en moi. J’ai vu que cet amour était en moi aussi, pas seulement à travers l’Etre qui rayonnait vers moi, c’était en moi, faisant partie de moi. J’étais emplie d’amour et de paix. Je ressentais la joie de cette vérité. Je ne possède pas le bon vocabulaire pour tout cela.

Je savais que j’étais positive. J’ai vu que j’étais positive. Je n’étais pas seulement « correcte », j’étais parfaite, j’étais aimante et j’étais positive, pas seulement à travers sa vision. Il me l’a fait savoir par mon propre jugement.

Voir mon propre moi comme positif à nouveau, tout comme je le savais lorsque j’étais enfant, oh, mon cœur, combien je désire conserver ce sentiment en moi ici. Combien j’aimerais vous donner ce sentiment. Seul l’Amour Divin peut vous en faire la grâce. Pour propre son moi, chacun ne peut le trouver que par l’Amour Divin. 

La vision 

Ensuite je l’ai regardé à nouveau, son rayonnement descendait sur moi. J’ai éprouvé un autre sentiment de changement. J’ai eu la sensation d’être rapprochée de cet être. J’ai tenté d’expliquer l’impression que j’ai ressentie à certaines personnes, mais les mots sont inadéquats. J’essaie malgré tout.

Imaginez une grande fleur de zinnia ronde, en forme de globe. Elle est d’un doré profond au centre et composée de nombreux petits pétales. A partir du centre, un petit cercle de pétales dorés a paru sortir de l’intérieur de l’être lui-même. Il y avait quatre pétales dans ce premier cercle. Imaginez chaque petit pétale comme une flamme dorée et mouvante, allant vers l’extérieur depuis un centre sans cesse regarni.

Chaque pétale paraissait rester de la même taille mais chaque rangée de pétales se multipliait de façon magique, agrandissant le cercle dont ils faisaient partie, jusqu’à atteindre une taille couvrant la zone extérieure du globe. Ils n’en étaient pas expulsés comme des déchets, mais se transformaient, étaient créés par la puissance de l’amour en cet Etre. La création manifestait, en tant qu’amour réalisé. Je crois que chaque chose vivante a été créée par la Force qui est l’Amour Divin.

La couleur s’intensifiait à mesure que les rangées de pétales ou de flammes se déplaçaient pour atteindre le bord visible du « corps » de cet Etre. Chaque pétale passait de la teinte dorée qu’il avait au centre à une chaude nuance blanche. Autour de lui-même, l’être rayonnait une aura dont les couleurs étaient tellement pures qu’on ne peut les nommer.

Cependant, le centre ne cessait jamais d’émettre de nouveaux cercles de formes de pétales enflammés. La lueur que je voyais autour de lui, je la ressentais comme un rayonnement d’amour sur moi. L’amour m’atteignait, tout comme la lumière du soleil touche la peau par une chaude journée.

L’Etre entier ne s’est déplacé à aucun moment, pourtant sa surface visible était constamment en mouvement. C’est la description la plus exacte que je puisse fournir concernant son moi physique apparent.

Il n’était pas nécessaire pour lui de me laisser le voir de si près que je puisse voir les petits cercles de quatre pétales jaillir du centre. C’est un détail intime de lui-même qu’il a partagé avec moi, une vue très rapprochée. Je crois que non seulement il m’aimait, mais qu’il voulait aussi que je le connaisse, entièrement, comme il me connaissait lui-même. C’est le plus grand don qu’il m’ait accordé. Il m’aimait tellement qu’il voulait que le pauvre petit « moi suicidé » le connaisse mieux et l’aime, aussi. Il voulait que je lui donne mon amour librement, en sachant tout de lui. Il voulait être aimé de moi, que je  choisisse de l’aimer, sans limitations, de la même manière qu’il m’aimait en sachant tout de moi.

Quand on a un nouvel ami, on l’écoute nous raconter sa vie. On fait davantage connaissance au fur et à mesure qu’on passe du temps ensemble. Parce qu’on s’aime, on veut partager tout de soi et on veut connaître tout de l’autre. Il s’est « montré » à moi ou m’a parlé de lui-même.

Cela allait plus loin qu’observer, c’était un apprentissage de cet être aimant dont j’ai peu de souvenirs, mais dont je sais qu’il a été réel. Je le connaissais comme je connais ma mère ou mes sœurs. Il m’a montré qu’il me connaissait. Il m’a alors fait connaître le moi unique qu’il est.

Il ne voulait pas m’aimer comme un animal de compagnie ou bien une propriété, Il voulait aimer AVEC moi, comme un ami. Il VOULAIT que je le connaisse et que je l’aime exactement tel qu’il est, d’un amour inconditionnel. Etre aimé et aimant à la fois était autant nécessaire pour la joie de ce moi, qu’être aimée et aimante l’est pour moi.

En dépit de l’absence de valeur que je m’attribuais, à cause de mon suicide, de tout ce que j’avais fait de mal dans ma vie, cet être non seulement m’aimait, mais il voulait ETRE aimé de moi. Il m’en a dit et montré la vérité, je l’ai ressentie. Il voulait mon amour. J’étais souhaitée en tant qu’amie personnelle, aimante. Pour l’aimer ainsi, il me fallait le connaître vraiment, tout entier. C’est ce qu’il ma montré. Son moi authentique.

Je l’ai aimé, mais il m’avait aimé le premier et je l’ai aimé pour m’avoir aimée. J’aimerais pouvoir expliquer à quel point c’était précieux pour moi ; Etre souhaitée alors que je ne me voulais pas moi-même. Je venais de me suicider. Qu’on me dise que non seulement on souhaitait m’aimer, mais qu’en plus on voulait être aimé de moi ? Etre recherchée de telle manière par quelqu’un de si aimant, c’était plus que je ne pouvais comprendre.

Quel plus grand amour que celui qui vous tend les bras en disant : « Je t’aimerai toujours. » puis vous montre tout ce qu’il est, ne sachant si en le disant, quelque chose pourra vous faire penser qu’il ne s’agit pas d’une personne que vous pouvez aimer. Il s’est rendu vulnérable à mon rejet. Comment aurais-je pu ne pas aimer un être qui me faisait confiance de tout son moi authentique ?

Cet être me CONNAISSAIT déjà avant que je n’arrive là-bas. Il a choisi de m’aimer et il a voulu que je l’aime, SACHANT tout de lui. Il ne m’a pas été demandé d’aimer aveuglément. Le moi souhaitant que je l’aime m’a été montré. Il voulait être choisi par moi comme quelqu’un que j’allais aimer. Il m’avait aimée avant que je ne sois humaine, il m’a aimée avant que je ne naisse, il m’a aimée de retour auprès de lui, mais avant tout, il a aimé que je l’aime, aussi.

Il était empli de la joie que je l’aime. J’étais dans un état de béatitude grâce à l’amour que nous partagions. Il en était de même pour mon nouvel ami : l’Etre Aimant Divin. Notre compréhension parfaite dans l’Amour total était et ne pouvait être que Divine.

J’étais CHEZ MOI. C’est ainsi que je le ressentais, le retour chez soi absolu. J’étais là où j’étais censée être. J’étais parfaitement à ma place là-bas. J’étais tellement heureuse d’y être, aimante avec cet être. « C’est là où j’étais censée être. » C’est ce que je peux exprimer qui s’en rapproche le plus. Etre ensemble avec cet autre moi aimant, c’était l’endroit parfait pour que j’existe. 

La séparation 

J’envoyais mon amour à l’Etre d’Amour Divin et il me renvoyait le sien. Il n’y a pas d’autre manière d’exprimer ce que nous faisions. Tout en étant un partage de pensées, c’était également cumulatif. Cela se précisait et s’améliorait à mesure que nous le pratiquions. Nous rayonnions l’un vers l’autre.

C’est alors qu’est arrivé le choc dont j’ignorais qu’il allait se produire. Mon ami aimant avait autre chose à me dire.

Il me fallait repartir, ce n’était pas mon heure.

Je n’avais pas le choix en l’occurrence. Ce n’était pas à moi de décider. C’était cet être qui avait le pouvoir de me renvoyer. Il avait le pouvoir de me renvoyer à ma vie d’ici. Quels qu’aient été mes besoins, c’était encore plus important que la nécessité d’échapper à mon malheur temporaire. Il me fallait y croire. Il n’y avait rien d’autre que la vérité entre nous.

Ce n’était fait que par amour. Ce moi ne pouvait faire que ce qu’il pensait être la chose la plus aimante envers moi. Me faire du mal aurait été se blesser lui-même, d’une manière littérale que je ne peux bien expliquer.

J’allais devoir repartir. Il me fallait vivre. Il a touché mon cœur avec son amour et sa vérité.

« Je t’envoie là-bas maintenant. » m’est venu à l’esprit. Je ne me rappelle d’aucun motif. C’était ainsi. C’est ainsi. Il n’était pas en mon pouvoir de changer cela.

J’avais été réconfortée, on m’avait montré un Etre Aimant Divin et une partie de l’endroit où nous allons quand nos corps meurent. Je savais que j’étais aimée, que j’aimais et que nous ne mourons pas. Avec cette expérience on m’avait accordé un don. Mais je ne pouvais rester. Je n’avais pas à décider. Mon nouvel ami, dans son amour pour moi, a choisi à ma place.

Il n’y a pas eu de sensation de mouvement. Il n’y a pas eu de concept du genre : « au revoir ». J’ai senti la rupture de notre liaison directe. C’est difficile à décrire. Nous étions reliés l’un à l’autre de toutes les façons qu’on puisse imaginer, conversation, pensée, amour, apprentissage… puis je me suis à nouveau retrouvée seule.

J’étais de retour près de la barrière, près de la lumière plus petite qui se trouvait derrière moi à mon arrivée. Je regardais encore vers l’Etre Divin, qui était alors à nouveau « là-bas » par rapport à moi. Puis tout a disparu.

A la différence de la durée perçue pour venir jusqu’à cet endroit à travers l’obscurité, je n’ai rien vu cette fois. Juste « Pffft ! » et j’étais de retour. J’ai eu cette impression de rapidité. Je toussais, j’avais des hauts-le-cœur, j’avais réintégré mon corps. Il n’était plus mort.

A nouveau, j’étais en vie. 

Vivante à nouveau 

Je me suis réveillée avec des hauts-le-cœur, pleurant et cherchant mon souffle. Respirer était douloureux. Des larmes roulaient sur mon visage tombant sur ma poitrine. J’ai commencé à sangloter plus fortement, avec un chagrin profond à nouveau. Je ne parvenais toujours pas à comprendre ce qui se passait. Je n’étais pas morte, cela je le savais bien. J’ai ouvert les yeux. J’ai levé les yeux et j’ai vu un ami qui me souriait.

Cela m’a vraiment troublée. Je savais que cet ami ne se trouvait pas dans le même Etat que moi. Je savais qu’il ne pouvait réellement s’agir de lui. Quel qu’il ait été, il m’a relevée du canapé, moi, mes larmes et le reste. Mes jambes ne me portaient pas. Il a passé le bras autour de moi pour me soutenir. Il m’a amenée à la salle de bain. Je me suis effondrée près de la cuvette des toilettes. Je me suis agrippée pour rester droite. C’était tout ce que je pouvais faire, seulement m’accrocher. Mes pleurs étaient encore violents.

J’ai entendu l’eau couler. Il m’a tendu un verre. Il me regardait simplement, souriant avec douceur, j’ai compris que je devais boire. Il a fallu qu’il tienne le verre. Je ne pouvais pas lâcher la cuvette. J’ai dû ramper sur le sol. A peine quelques secondes plus tard, les vomissements ont commencé. Il m’a attrapé les cheveux, les écartant de la trajectoire. J’ai encore vomi. Des spasmes puissants et violents secouaient mon corps. L’acide me brûlait la gorge et l’estomac.

Je me suis finalement arrêtée, étouffant, respirant par bouffées et tentant de me dégager les sinus. Lorsqu’il a essayé de me faire boire le verre à nouveau je me suis reculée. Puis j’ai tout bu. J’ai vomi cela également. J’ai plus ou moins réussi à maîtriser ma respiration, les choses se sont alors améliorées. Mes pleurs ont quasiment cessé dans un hoquet. Les larmes coulaient encore sur mon visage. Les sanglots se sont arrêtés.

Je me suis relevée en utilisant l’évier comme soutien, j’ai réussi à me remettre sur pied. Je me suis appuyée lourdement sur le lavabo, m’y agrippant d’une main. Mon ami était toujours là. Il était debout et me regardait, restant suffisamment près pour m’aider.

J’ai entamé le rituel du brossage des cheveux, puis je me suis lavé les mains et le visage à l’eau froide. J’avais moins l’impression d’avoir été écrasée par un camion. Ma peau était froide et moite. Je tremblais encore beaucoup. Lorsque je me suis retournée pour aller sur le canapé, j’ai commencé à tomber. Mon ami m’a rattrapée. Il m’a aidée à retourner au canapé. Je me suis allongée avec satisfaction.

Il m’a amené une couverture et m’a recouverte. Cela faisait longtemps qu’on ne m’avait pas bordée dans mon lit. J’ai essayé de le remercier mais j’étais en train de perdre connaissance. Je l’ai vu assis sur la chaise près de moi. J’ai remonté la couverture jusqu’au menton. Je me sentais en sécurité, on veillait sur moi. Je me suis endormie.

Je ne me rappelle de rien d’autre jusqu’à ce que je me réveille le lundi, à temps pour aller au travail. Il n’y avait personne près de moi. Je crois qu’il n’y a jamais eu quelqu’un. Je pense que celui que j’ai vu comme mon ami, c’était un ange. En prenant l’apparence de mon ami, il ne m’a pas effrayée. Je sais que je n’avais pas peur, même si j’avais conscience que l’homme pour lequel je le prenais ne pouvait être là.

J’ignore combien de temps a duré l’expérience. Le temps n’a aucune signification là-bas. Je ne sais pas si j’ai dormi pendant deux jours entiers. Si tout s’est passé le vendredi, j’ai dû dormir tout ce temps. Je sais seulement qu’on était lundi quand je me suis réveillée.

Je ne peux pas dire comment je le savais. J’avais simplement conscience qu’il était l’heure de me préparer pour aller travailler. J’ai entamé ma routine quotidienne. J’ai pris une douche, je me suis habillée, j’ai fait du café, j’ai pris ma grande tasse de voyage. Je voulais PLEIN de café. Quoi qu’il en soit, j’étais prête quand on est passé me chercher. J’ai dit que je ne me sentais pas vraiment bien, mais je suis allée travailler quand même. C’est ce qu’on fait, on va au travail, peu importe ce qui arrive.

Pendant la journée, j’ai vu ce que j’ai eu tendance à prendre pour des hallucinations, mais certaines d’entre elles se sont réalisées depuis. Cela en fait des visions, non des hallucinations. J’ai fait des rêves très nets pendant de nombreuses nuits. Je les ai tous notés dans mon journal.

J’en tenais un durant mon adolescence. Quand ma vie est devenue amère, j’ai recommencé à écrire pour moi-même. En 1984, j’avais des journaux sur les cinq années précédentes, remontant à l’échec de mon premier mariage en 1979. Je les avais tous gardés. Des mois plus tard, lorsque les évènements que j’avais vus ou rêvés sont devenus réels dans ma vie, j’ai pu m’y  reporter et les lire tels que je les avais notés initialement. Je me suis mise à penser que lors de cette rencontre, on m’avait montré des évènements de mon avenir. Cela me prouvait que j’étais saine d’esprit, ainsi que la réalité de l’expérience. Ces écrits ont brûlé en 89, quand nous avons perdu notre maison.

J’aurais aimé les avoir encore. Si j’avais pu les scanner ici, avec leurs pages abîmées, les dates, les erreurs et les notes dans la marge, vous auriez été davantage susceptibles de me croire. J’aurais eu mes premiers mots et mes premières descriptions de la manière dont cela m’apparaissait. Je n’ai que mes souvenirs. Je ne peux qu’espérer que vous puissiez sentir à quel point c’est réel pour moi.

Au travail, ce dont je me souviens le plus nettement et que j’avais noté, c’est d’avoir vu une chatte angora noire et blanche donner naissance à quatre chatons noirs et blancs. Elle était sous la machine installée en face de moi. J’entendais ses miaulements, puis la maman qui parlait aux chatons. Je suis allée la voir, elle n’était plus là. Je suis retournée à ma machine et je l’ai vue à nouveau. Si je m’approchais, je ne pouvais ni la voir ni la toucher.

Je me suis nettement rappelé des détails d’un des rêves les plus significatifs pour moi. J’ai rêvé d’un garçon que j’avais aimé au lycée.

J’ai rêvé que je conduisais une moto. Je n’en avais conduit que deux fois au cours des dix années précédentes. J’ai regardé dans le rétroviseur rond, je l’ai vu derrière moi, à ma gauche, sur sa propre moto. Son meilleur ami nous suivait, sur sa moto à lui. Nous remontions une route à deux voies, venant d’une rivière que je pouvais voir derrière moi à travers un tunnel sombre formé par des arbres.

J’ai fait d’autres rêves, eu d’autres pensées à cette époque, pratiquement de la même manière qu’avant que je ne « meure ».

Avec le temps, j’ai commencé à me sentir à nouveau reliée au monde. Je me suis immédiatement remise à penser que j’avais des choses à faire afin de justifier mon existence, payer mes factures, travailler, me déplacer, ce genre de choses. J’ai continué à être ici, à être vivante de la manière que nous connaissons. Pendant longtemps j’ai oublié cette expérience, je savais en effet qu’on n’allait pas me croire, je ne voulais pas qu’on me traite de folle. Je l’ai tout simplement classée dans « A oublier ». Cela s’est avéré difficile à faire.

La suite est disponible sur http://4herway.com/4letterword/index.html  (les rêves étaient des visions) 

Ce type d’expérience est-il difficile à décrire avec des mots ? Oui. Les mots sont des symboles exprimant des sentiments et des pensées. Les symboles sont différents de la chose elle-même.

Au moment de cette expérience, y avait-il une situation menaçant votre vie ? Non. A moins que me suicider ne compte comme menaçant ma vie.

A quel moment pendant l’expérience étiez-vous au niveau d’état de conscience et de lucidité maximum ? Quand j’étais morte. Pendant que je communiquais avec l’Etre de lumière Aimant et Divin.

Comparez votre niveau d’état conscience et de lucidité maximum pendant l’expérience et votre état de conscience et lucidité habituel de tous les jours ? Plus consciente et lucide que d’habitude.

Si votre niveau d’état de conscience et de lucidité maximum pendant l’expérience était différent de votre état de conscience et de lucidité de tous les jours, veuillez préciser : Quand j’étais morte. Pendant que je communiquais avec l’Etre de lumière Aimant et Divin.

Votre vue était-elle différente d’une manière quelconque de votre vue de tous les jours (pour tous les aspects tels que clarté, champ de vision, couleurs, luminosité, degré profond de perception de la massivité/transparence des objets, etc.) ? Oui. Je n’avais pas d’yeux et pourtant je voyais, nettement et en détails, j’ai observé ce que je voyais. Ici on dit : « Il y a une bordure », là-bas on dit : « il y a 48 planches, formant des motifs en X encadrés, avec 200 clous qui maintiennent leur position par rapport à la terre et qui définissent une limite. ».

Votre ouïe différait-elle de manière quelconque de votre audition normale (pour tous les aspects tels que clarté, capacité à identifier la source sonore, hauteur, force, etc.) ? Oui. Aucun son pour moi. Tout était intériorisé.

Avez-vous vécu une séparation de votre conscience et de votre corps ? Oui

Quelles émotions ressentiez-vous pendant l’expérience ? Voir le livre. Des regrets à la béatitude.

Etes-vous passé(e) dans ou avez-vous traversé un tunnel ou un espace fermé ? Non. Remarquez le « passage » dans le récit.

Avez-vous vu une lumière ? Oui. Brillante, un doré profond au centre, blanche sur les bords, voir le livre.

Avez-vous rencontré ou vu d’autres êtres ? Oui. La lumière était un « moi ». J’en ai vu d’autres, je n’en ai rencontré qu’un. Je le connais maintenant. Je n’ai pas de souvenirs conscients sur de nombreuses choses que nous avons partagées. Je me demande si je ne devrais pas me faire hypnotiser.

Avez-vous revu des évènements passés de votre vie ? Indécise. Non, je ne m’en souviens pas, je me rappelle le savoir selon lequel ces évènements m’ont formée telle que je suis, qu’ils étaient nécessaire pour que j’existe comme je suis. Pas de passage en revue net.

Avez-vous observé ou entendu, pendant votre expérience, quelque chose  concernant des personnes ou des évènements et qui a pu être vérifié par la suite ? Oui. Voir le récit. Visions et rêves pendant les jours qui ont suivi, ils se sont réalisés.

Avez-vous vu ou visité des lieux, niveaux ou dimensions admirables ou remarquables ? C’était magnifique parce que tout était créé par la force que l’on ne peut que qualifier d’Amour. C’est le mot juste. Ce qu’il signifie est trop limité ici.

Avez-vous eu le sentiment d’une modification de l’espace ou du temps ? Oui. Pas de temps là-bas. Super, s’il n’y a pas d’horloge, on ne peut pas être en retard ! (Rires !)

Avez-vous eu le sentiment d’avoir accès à une connaissance particulière, à un but et / ou à un ordre de l’univers ? Indécise. Si ce dont j’ai rêvé et que j’ai vu ces journées-là s’est réalisé ici, alors il me semble qu’il y a une force qui agit parmi nous et dont nous ne sommes pas conscients « normalement ». J’en étais consciente. Je le suis toujours.

Avez-vous atteint une limite ou une structure physique de délimitation ? Oui. Voir la description du muret avec une ouverture en guise de passage.

Avez-vous eu connaissance d’évènements à venir ? Oui. A donner des frissons, précis à faire peur. Voir le récit.

Suite à votre expérience, avez-vous eu des dons spéciaux, paranormaux, de voyance ou autre, que vous n’aviez pas avant l’expérience ? Indécise. J’ai toujours été bonne avec les tarots, même sans entraînement. Mon empathie semble encore plus précise. S’il y a quelque chose à raconter, je le fais. Je ne suis pas exacte à 100%.

Avez-vous raconté cette expérience à d’autres personnes ? Oui. A l’époque je l’ai racontée à quelques amis proches. Je l’ai ignorée jusqu’à ce que mon compagnon décède. Je l’ai racontée à beaucoup depuis.

Connaissiez-vous les expériences de mort imminente (EMI) avant votre expérience ?

Indécise. Je ne les ai pas étudiées, mais je lis beaucoup. Je ne me souviens d’aucune semblable à la mienne mais je savais que cela arrivait.

Comment considériez-vous la réalité de votre expérience peu après qu’elle ait eu lieu (quelques jours ou semaines) : L’expérience était tout à fait réelle. Elle ne s’est pas altérée. Elle ne s’est pas affaiblie. Il y a des parties dont je n’ai jamais réussi à me souvenir, je le sais. Mais c’est réel. Un endroit réel, un être réel, d’autres êtres réels. Nous vivons.

Y a-t-il eu une ou plusieurs parties de l’expérience particulièrement significative(s) ou avec une valeur particulière pour vous ? La béatitude. La béatitude c’est découvrir qu’on n’a pas seulement « bien » ou « assez bien » fait, mais que chaque chose que l’on a faite est rendue parfaite pour que le monde devienne tel qu’il doit être. Avoir la grâce de savoir que le « mal » n’existe pas, seule existe notre perception du mal.

Comment considérez-vous actuellement la réalité de votre expérience : L’expérience était tout à fait réelle. Voir N° 40.

Vos relations ont-elles changé spécifiquement à cause de votre expérience ? Indécise. J’ai cessé une relation avant elle, puis j’en ai entamé une autre après. Dans l’expression de l’affection et de l’amour pour autrui, je suis meilleure que je ne l’étais avant que mon compagnon ne décède, cela m’est revenu.

Vos croyances/pratiques religieuses ont-elles changé spécifiquement à cause de votre expérience ? Oui. Il n’y a pas de mauvaise manière de croire que nous vivons, que nous somme aimés et que nous faisons partie du divin. Je n’ai pas la foi, je crois.

Il faut que j’aie la foi en Jésus, je ne L’ai (peut-être) pas rencontré. J’ai lu à son sujet et je crois que ceux qui on été touchés par lui croient en lui.

Je crois que nous ne mourons pas. Je «sais » que nous ne mourons pas. La foi n’est pas nécessaire.

Après l’expérience, d’autres éléments dans votre vie, des médicaments ou des substances ont-ils reproduit une partie de l’expérience ? Non

Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez ajouter au sujet de l’expérience ? Le reste est disponible au travers du lien en fin de récit.

Les questions posées et les informations que vous venez de fournir décrivent-elles complètement et avec exactitude votre expérience ? Non. Il faut le vivre. Cela ne peut être expliqué. Je pourrais utiliser tous les mots de toutes les langues, de tous les dictionnaires du monde, ajouter ceux qui sont imaginaires pour faire bonne mesure, les mots ne pourraient toujours pas l’exprimer.

Paul a eu le même problème. Lisez Corinthiens 13 du début à la fin, il est dit que vous comprendrez quand vous ne mourrez pas.

Y a-t-il d’autres questions que nous pourrions poser afin de vous aider à exprimer votre expérience ? Quelle est la chose la plus importante pour autrui sur ce sujet et que vous souhaiteriez partager ?

Il ne faut pas craindre la mort. Vous ne mourrez pas. Vos proches ne sont pas morts. Nous sommes seulement incapables de les percevoir d’ici. La mort est une transformation, pas une fin. Ce changement est positif, non une punition. Vous serez à nouveau tous réunis un jour.

Comment la vie pourrait-elle nous créer, puis NOUS punir pour ce qu’elle nous a fait devenir ?