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EMI du pasteur Dirk W.

pastordw@immanuel.qld.edu.au

DESCRIPTION DE L’EXPERIENCE : 

Entre ce qui s’est passé à Pâques de cette année (2004) et aujourd’hui, ce récit compte en fait trois parties. La première décrit les circonstances physiques ayant mené à l’EMI :

Je dois d’abord vous dire que je suis en parfaite santé, avec des contrôles réguliers, un bon programme sportif, une alimentation saine, etc… quand c’est arrivé, nous avons donc été surpris. Penne et mes enfants étaient dans la voiture avec moi. Nous revenions d’une visite chez le dentiste (pour ma fille Stéphanie), nous roulions sur l’autoroute en direction de la sortie. En prenant la bretelle, à l’approche des feux, j’ai soudain été frappé par une violente douleur au centre de la poitrine (comme si j’avais été touché par une lance). Le journal venait de commencer, il était 16h, le Jeudi Saint. Comme il ne nous restait que 2 km à parcourir et qu’il y avait beaucoup de circulation, j’ai continué à rouler en direction de la maison, j’ai subi deux autres chocs violents en chemin. Inutile de dire que Penne et les enfants étaient très inquiets. J’ai garé la voiture dans l’allée, j’étais incapable de bouger, respirant à peine pour limiter la douleur à la poitrine. Après quelques minutes, je suis rentré à la maison, j’ai immédiatement subi la quatrième crise. Penne a tenté d’appeler nos médecins (nous en connaissons un certain nombre en relation avec notre communauté), mais ils étaient tous absents de leur cabinet (en vacances). Je m’étais calmé, j’ai convaincu Penne que les choses étaient redevenues normales, que tout ce dont j’avais besoin, c’était du repos. A l’occasion de l’office spécial du Jeudi Saint, tout était prêt afin de rejouer la scène du Christ au temple. C’était un évènement de taille, mais j’avais tout préparé.

Penne est partie pour la circonstance, en entrant dans la salle elle a rencontré un de nos médecins. A partir de ce moment-là, des amis se sont occupés des enfants. Le médecin et ma femme sont venus me voir à la maison. Après examen, il a appelé une ambulance et m’a fait admettre en Cardiologie à la clinique Sunshine Coast. Les spécialistes ont pratiqué tous les examens possibles et imaginables, je suis resté relié au moniteur en permanence. Au matin, le cardiologue est venu me voir. Il m’a dit : « Eh bien, vous êtes un énigme pour nous. ». On n’avait trouvé absolument rien qui clochait chez moi et on était incapable d’expliquer la douleur, pas de crise cardiaque, ni quoi que ce soit d’approchant. On était alors au matin du Vendredi Saint.

Il a ensuite signé mes papiers de sortie à l’office, qui ne se trouvait qu’à quelques mètres de mon lit. Je venais de terminer mon déjeuner, j’ai vu le nombre de médecins et d’infirmières s’accroître à l’occasion du changement d’équipe. Une curieuse sensation d’étourdissement m’a envahi, j’ai juste eu le temps de penser : « C’est bizarre. ». Une impression de picotement s’en est suivie, montant des pieds jusqu’à la tête en passant par les jambes, puis… j’ai fait un arrêt cardiaque pendant deux minutes. J’étais mort et l’intégralité du personnel médical s’est occupé de moi pendant tout ce temps,  Ils arrivaient à point nommé ! Tout cela figure dans mon dossier, après m’être remis j’ai d’ailleurs demandé qu’on me l’imprime.

La phase 2  a alors commencé : mon EMI. Au début je me suis retrouvé dans l’obscurité totale, mais j’étais absolument conscient de tout, je savais que j’étais mort. Aucune crainte ou angoisse n’était liée à cette prise de conscience. En fait, je savais que je n’étais pas « dans la mort » (l’obscurité contenait une présence). Je me souviens de m’être tourné à gauche et à droite en me demandant : « Et maintenant ? ». Se déplacer où que ce soit n’avait pas d’intérêt, il n’y avait aucune référence, rien, le néant, l’individualisation ultime, seulement moi dans le vide. Dieu m’a laissé là juste assez longtemps pour que je me familiarise avec cette réalité. J’ai ensuite senti qu’on me guidait, mais je ne me déplaçais pas par mes propres moyens, c’était plutôt comme si on m’avait porté. J’avais l’impression que dans mon dos une main me dirigeait, ou plutôt que j’étais dans la main de Dieu, que j’étais transporté sans effort de ma part (j’avais conscience du mouvement, mais sans aucune référence car j’étais dans l’obscurité totale).

Puis les ténèbres se sont soudain écartées et je me suis retrouvé devant un immense château. Une lumière or et miel rayonnait des fenêtres et m’environnait, repoussant l’obscurité. Je me rappelle avoir regardé sur le côté et avoir vu les ténèbres disparaître comme un brouillard, essayant encore de s’accrocher à moi en une vaine tentative pour me garder. La lumière dorée saturait chacune de mes cellules, mon être même. Elle comportait aussi une présence, mais différente de celle de l’obscurité. Elle était tellement pleine de joie que le sentiment était plus réel, plus intense que toutes les émotions éprouvées lors de mes meilleurs moments sur terre.

A l’avant du château, dont l’extérieur s’étendait au-delà de mon champ visuel, j’ai vu une immense porte en chêne qui s’est ouverte d’un coup. Au début j’ai été ébloui par la luminosité intérieure, mais après un bref instant, j’ai pu voir un grand couloir empli de gens, tous habillés de blanc. Cet endroit étincelait, une cage d’escalier se trouvait à l’arrière du couloir, elle menait aux autres sections. L’ambiance était festive.

Tout comportait une dimension supplémentaire, paraissant davantage réel. Je me souviens d’avoir remarqué l’apparence des personnes. La seule description que je puisse faire, c’est que je pouvais voir globalement. Normalement, quand on regarde une personne, on ne voit que ce qu’elle veut révéler. C’était comme voir les gens tels qu’ils sont, comme Dieu les voit, tout en même temps. Les robes blanches faisaient également partie des personnes ; c’était comme si elles avaient revêtu des habits de différentes toiles, mais qu’il se soit agi d’une extension de ce qu’elles étaient. Comme la robe du salut, ou celle de la droiture, dans les Ecritures. Toutes paraissaient jeunes, mais elles n’étaient pas d’un jeune âge, seulement libérées de la décrépitude et de la malédiction de la mort ; totalement en vie.

Après avoir regardé autour de moi et vu tout cela, j’ai ensuite remarqué un homme à la porte. Il m’a Accueilli avec un tel enthousiasme, un tel bonheur de me voir. Dans la main, il tenait un verre de cristal ceint d’un anneau d’or et empli de vin rouge à ras-bord. Il me l’a offert en disant que c’était mon verre. Avant que je ne tende la main pour le prendre, un autre homme s’est approché, lui murmurant quelque chose à l’oreille au passage. L’homme au gobelet s’est alors tourné vers moi en disant : « Oh, il semble que tu ne vas rester ici qu’un instant, je vais donc poser ce verre de vin ici sur le côté, en attendant ton retour. ».

J’ai alors commencé à repartir, toutefois même ce départ fut une expérience intéressante. C’était comme lorsqu’on est au fond d’une piscine et qu’on regarde vers le haut. Si on souffle des bulles, on peut tout voir à 360 degrés. Je voyais l’équipe qui disait : « Revenez maintenant, ouvrez les yeux, restez avec nous ! ». J’ai alors totalement repris connaissance.

 

DIALOGUE ENTRE LE PASTEUR DIRK W. ET LE REVEREND JOHN PRICE 

Cher John,

J’ai trouvé votre lien sur un site de NDERF et j’ai souhaité me mettre directement et personnellement en relation avec vous. Je suis pasteur de l’Eglise Luthérienne australienne (Immanuel Lutheran Church à Buderim dans le Queensland… dans quelques semaines notre propre page web sera d’ailleurs opérationnelle sur. Je suis mort pendant 2 minutes (à ce moment-là je me trouvais à l’hôpital, relié au moniteur, l’évènement a donc effectivement été enregistré). C’est arrivé à 7 h 35 du matin le Vendredi Saint de cette année (2004). Ce fut très soudain, j’étais en très bonne santé (je viens d’avoir 40 ans !), je le suis toujours et très en forme après cette EMI. Par la suite on a diagnostiqué un syndrome de sinus anormal (le système électrique cardiaque s’arrête instantanément, provoquant une mort corporelle totale et immédiate (pas un processus d’agonie). je me trouvais par hasard à l’hôpital à ce moment-là !). Peu après cette expérience, on m’a implanté un pacemaker (mais pour citer les médecins : « Cela pourrait ne jamais se reproduire, mais on ne peut en être certain. »). J’ai vécu une expérience fantastique : j’ai été amené devant une demeure céleste (Jean 14 :1f.). Après mon retour à la maison, deux jours de suite, j’ai rencontré un groupe d’anges (7 jours après l’EMI). J’ai raconté cette expérience à mes collègues pasteurs, ainsi qu’à notre Président de District. Tous avaient entendu parler de l’évènement à cause de la date de l’EMI (au cours de la période des offices pascals, d’ailleurs notre Président de District, le révérend Tim J., venait d’entamer ses vacances et visitait notre communauté). Ils se sont toutefois fort émerveillés du récit de mes visions et de mes rencontres. Personne n’a pu m’expliquer pourquoi Dieu m’avait accordé cette expérience et dans quel but. L’objectif de ces expériences m’échappe, si ce n’est fournir un récit excellent et inhabituel. J’ai pensé que si j’entamais un dialogue avec vous, comme vous êtes chrétien et que vous connaissez les EMI, il pourrait en émerger des clarifications et de la compréhension. Qu’en pensez-vous ? 

Que la paix de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous, 

Son serviteur, 

Dirk W. Pasteur

 

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Cher Dirk, 

J’ai réfléchi à votre fascinant récit ainsi qu’aux expériences qui ont suivi.

Vous avez été choisi pour une expérience extraordinaire et je pense que ce n’est pas terminé.

Permettez-moi de citer mon site web en ce qui concerne la tenue d’un journal :

« Dans sa présentation sur la tenue d’un journal, le Père Price mentionne plusieurs méthodes différentes et, dans un contexte spirituel, il recommande une approche considérant les entrées d’un journal comme des prières au Seigneur. Plusieurs techniques impliquent de tenir journal à la façon d’un dialogue, en écrivant avec la main non-dominante, en rédigeant des lettres à des personnes ou des défunts avec lesquels des conflits n’ont pas été résolus. »

Dirk, connaissez-vous le journal dialogué ? Deux Jésuites me l’ont enseigné en 1984, il s’agissait de Matthew et Dennis Linn, 2 frères excellents pédagogues. Ils font remarquer que de nombreuses personnes ont tenté de tenir un journal, mais qu’elles ont abandonné après quelque temps. Ils suggèrent de le faire sous la forme d’une prière au Seigneur dans laquelle on déverse tous les problèmes auxquels on est confronté. Mais auparavant, on se concentre sur la prière pendant environ 5 minutes afin de se recentrer sur la présence de celui auquel on s’adresse.

Prière de concentration : ralentissez et approfondissez votre respiration. En ce qui me concerne je fais 6 à 8 inspirations par minute contre 18 habituellement. En inspirant, pensez au nom : « Jésus ». En soufflant, pensez à son titre : « Seigneur ». Eloignez de votre esprit les autres pensées,  si l’une d’elles arrive, laissez-la repartir, ne la poursuivez pas. Continuez la prière de concentration. Après 5 ou 10 minutes, prenez un bloc et un crayon puis écrivez votre lettre au Seigneur. Ceci comporte plusieurs avantages, le premier c’est qu’en écrivant, en pensant et en voyant votre lettre ainsi, votre corps, votre intellect et votre esprit sont impliqués, ce qui écarte toute distraction de la prière mentale.

Une fois votre lettre terminée, signez : « Affectueusement, Dirk. »

Puis, tandis que vous êtes encore en mode méditatif, écrivez « Cher Dirk » et rédigez la réponse que Dieu souhaite que vous receviez.

Pour être honnête, quand on m’a suggéré cela pour la première fois, j’ai fait les yeux ronds en pensant : « Je vais tout simplement écrire ce que j’ai envie de voir ? N’est-ce pas de l’écriture automatique ? Dans ma paroisse conservatrice ça va monter comme un ballon en plomb. ». Je suis revenu dans ma chambre en pensant : « Tout ce que m’ont dit ces garçons est positif. Je vais essayer. » C’est ce que j’ai fait et l’expérience m’a stupéfié. Tout ce que j’ai reçu était :

1) des enseignements tout à fait nouveaux que je n’avais jamais obtenus auparavant ;

2) aimant. Si ce ne l’était pas, cela ne viendrait pas du Seigneur ;

3) très souvent ce que j’obtiens n’est PAS ce que j’aurais souhaité : « John, va voir cette personne que tu évites. » et,

4) quand je le relis des mois ou des années plus tard, je me souviens de la première partie, mais la seconde est tout à fait nouvelle.

D’où cela provient-il ? Si cela ne vient que de notre inconscient, alors c’est bénéfique, notre inconscient œuvre toujours sur ce qui nous préoccupe. Toutefois Jésus a dit (lecture de l’Evangile de dimanche dernier, ici aux USA) qu’il allait nous donner les paroles dont nous avons besoin lorsque nous en avons besoin.

Je vous incite fortement à poser au Seigneur la question que vous avez formulée : « L’objectif de ces expériences m’échappe, si ce n’est fournir un récit excellent et inhabituel. ». Je pense qu’un évènement comme celui-ci a un autre but qu’une bonne histoire. Je crois que quelque chose se passe, que l’objectif est fondamental. J’ai connaissance de plusieurs évènements de ce genre dont le récit a eu une influence profonde sur de très nombreuses personnes.

J’ai en particulier utilisé plusieurs récits de façon très efficace afin de conseiller des couples qui venaient de perdre un enfant, une personne à l’agonie, une famille venant de perdre un proche, une de ces histoires a eu un impact important sur ma paroisse.

Avec ce récit, vous allez mener de nombreuses personnes vers une foi plus profonde. Vous allez sortir des gens de la déprime grâce à lui, vous allez en entendre d’autres car vous allez libérer des expérienceurs qui ont peur de raconter ou d’intégrer leur expérience. Ayez foi en l’immense don que vous avez reçu. Tenez un journal dialogué à ce sujet pour voir ce que vous pourriez en apprendre de plus, ou bien ce que le Seigneur veut que vous sachiez également à ce propos. Cela pourrait ne pas marcher pour vous, cela ne fonctionne pas pour tout le monde, mais je parie que ce sera le cas avec vous. Je suis très impatient de connaître le résultat pour vous, vos réflexions, vos réactions ?

Dieu vous comble avec ceci, à travers vous Il en comblera bien d’autres. 

John, 

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Cher John, 

Merci beaucoup d’avoir pensé à moi, cela m’encourage beaucoup et je vais essayer de tenir un journal à la manière que vous avez décrite pour moi. Je me souviens que lors des derniers mois au séminaire, un des enseignants avait présenté les approches méditatives (toutefois j’étais sur le départ et je suis passé à côté de cette opportunité d’une influence sur ma vie). Je suis également enthousiasmé par votre réaction et votre volonté de correspondre avec moi tandis que j’explore cette expérience plus avant.

Je ne m’oppose pas à ce que vous diffusiez ce dont nous pourrions discuter ou une quelconque partie de mon récit. Je suis membre de la Direction de notre réseau clérical local et les autres membres ont été fascinés par le récit de cette expérience, ceci a conduit plusieurs personnes à intervenir en certaines occasions. Au cours de l’une d’elles, dans une église Baptiste, une vidéo a été tournée. Depuis, cela a aidé d’innombrables personnes qui en ont été très encouragées… et cette vidéo poursuit sa carrière toute seule maintenant, je pense que 250 exemplaires ont été réalisés et envoyés partout (y compris ailleurs dans le  monde), il semble que d’autres exemplaires soient commandés régulièrement. Après que le pasteur baptiste ait annoncé le sujet, ajoutant que cette expérience avait été vécue par un pasteur luthérien, l’église s’est retrouvée bondée alors qu’on était en période de vacances (seul moment où j’étais en mesure de me libérer de mes propres engagements envers ma communauté).

Après l’expérience, j’étais très réticent à la raconter à quiconque. Mais je crois maintenant que ce récit appartient au Seigneur, si cela aide quelqu’un, toute la gloire Lui revient. Permettez-moi de planter le décor pour vous…

Je viens d’avoir 40 ans (23/12/1963) je suis devenu pasteur à la suite de plusieurs appels directs dans ma vie. Le premier a eu lieu alors que j’avais 10 ans, en revenant du catéchisme, j’étais en train de dire à Dieu à quel point j’étais impressionné par les prophètes. J’ai alors entendu sa voix parler directement dans ma vie : « Eh bien, si tu souhaites devenir l’un d’eux, c’est quelque chose que je peux accomplir pour toi. ». Je me rappelle avoir pris peur et avoir rejeté cette rencontre. L’évènement suivant a eu lieu à l’âge de 20ans. Je travaillais à la ferme de mes parents (j’ai pris 2 années sabbatiques avant d’entrer à l’université). Lors d’une pause (j’étais seul à la ferme ce jour-là), je me suis assis dans la maison, j’ai regardé les chevaux dans un des enclos à l’extérieur. A l’époque j’étais passionné par les perceptions extrasensorielles, etc… j’ai essayé la transmission de pensée avec un des chevaux. Je lui ai dit ce qu’il devait faire et il l’a fait. Au début j’ai cru que c’était une coïncidence. J’ai toutefois réessayé à deux reprises, le cheval a fait exactement ce que je lui avais ordonné de faire. J’ai alors senti une « présence » derrière-moi, j’ai eu très froid et j’ai instinctivement su qu’elle était extrêmement maléfique. J’ai entendu une voix me dire : « Tu as aimé ça, je peux te donner encore davantage si tu m’adores. ». Je peux vous dire que cette expérience m’en a détourné et je m’en suis immédiatement repenti.

Peu après, la Uniting Church a tenu un festival missionnaire, le voisin, un vieil éleveur de vaches laitières auquel je prêtais la main, m’a invité à les aider. Un pasteur américain est venu, il a prêché chaque soir de la semaine. Il s’appelait Julius Jefferson ; l’évènement qui s’est produit le vendredi de cette semaine-là a gravé cette expérience dans ma mémoire. J’étais assis sur un banc d’église (je me rappelle aussi du sermon) quand toute l’assemblée a soudainement disparu. Mes pensées étaient « là où elles vont toutes ? » mais avant que j’en aie terminé le cours, tout avait disparu autour de moi, je me suis retrouvé dans une lumière extrêmement brillante. J’ai vu la silhouette d’un humain en robe blanche, encore plus brillant que l’intense lumière autour de lui, Il venait vers moi, j’ai en quelque sorte immédiatement su exactement ce qu’il voulait que je sache. J’étais appelé à la prêtrise.

Maintenant apprenez ceci. J’avais déjà redéposé ma candidature à l’université (celle que j’avais retardé). J’avais suivi le processus de candidature en vue de m’engager dans l’armée de l’air. Et là, j’abandonnais pour commencer le séminaire à Adelaïde, dans le sud de l’Australie. L’admission pour les trois est arrivée par courrier le même jour !!! C’était comme si Dieu m’avait dit : « Je ne ferai rien qui ne soit pas ta décision. ». J’ai été ordonné en 1990 après 7 années de formation et je suis entré dans le pastorat actif.

J’habite maintenant la Sunshine Coast, à une heure de voiture au nord de Brisbane dans le Queensland. Je préside le District Council for Mission & Ministry. Je suis membre de la direction de deux universités luthériennes, pasteur d’une communauté de taille moyenne en pleine croissance. J’ai une famille merveilleuse et la vie continue d’être très intéressante dans le pastorat, j’ai en effet souvent l’impression d’être un poisson hors de l’eau, c’est-à-dire que je ne corresponds pas au pasteur typique (profil psychologique Myers-Briggs).

Le schéma que je viens de souligner s’est prolongé par une autre vision à l’âge de 30 ans, puis à 40 ans maintenant. Dieu m’a laissé pendant une courte période, j’ai vécu une EMI que je mettrai par écrit bientôt pour vous, j’ai également fait une rencontre très intéressante avec des anges (tout cela sans l’influence d’un traitement médical). 

Dirk W. 

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Cher Dirk, 

Quelle histoire passionnante ! Elle continue sans s’arrêter. Je suis impatient de lire ce que vous allez m’envoyer. Conformément à votre autorisation, je mets en copie Jody Long de NDERF.org.

Il semble également que vous fassiez de ces expériences au moins une part de ce que souhaite le Seigneur. En tant que pasteur, j’ai découvert que ces récits font disparaître les doutes et restaurent la foi, en particulier au moment du décès d’un proche, que ce soit un enfant, un frère ou une sœur, un conjoint ou un parent. J’ai utilisé cela récemment pour toute ma famille rassemblée lors de la mort de l’aîné de mes cousins, ce fut très émouvant pour chacun.

L’expérience avec le malin est passionnante, votre réponse par la foi a mis dans le mille. Cela ne signifie pas que tous les phénomènes extrasensoriels proviennent du démon, mais je dirais qu’il était plus que désireux d’en profiter, de s’accorder le crédit de quelque chose qui vous a été donné par le Créateur/Père. Le diable est le menteur numéro 1, il n’a jamais créé quoi que ce soit. Ne vous détournez donc pas de ce don uniquement parce que le diable a tenté de vous récupérer, d’en usurper l’utilisation. Utilisez cela pour le Seigneur, par exemple contre des terroristes qui détiennent des otages, ou contre ceux qui sont sur le point de poser des bombes. C’est ce que je ferais. Peut-être est-ce la raison pour laquelle le Seigneur ne me l’a pas accordé, qui sait.

Vous avez toutefois un don stupéfiant et le diable a fait en sorte de vous en faire cesser l’usage. Reprenez-le, mais pour le Seigneur.

Vous avez eu une vision tandis que vous assistiez à l’office de ce festival missionnaire. N’y mettez aucun guillemet comme si cela vous gênait. Il s’agissait bien d’une vision. Revendiquez-la. En réalité vous l’avez fait en discernant avec justesse que vous étiez appelé au pastorat.

L’expérience de la discussion avec le Seigneur concernant les prophètes est intéressante, de façon profonde vous êtes en effet prophète du Seigneur maintenant. Notre époque est trop influencée par la philosophie aristotélicienne, notre système éducatif y est totalement soumis, excluant les logiques platonicienne et socratique qui permettaient l’exploration des émotions et du monde spirituel. Aristote a dit que les seules choses qui vaillent qu’on les étudie, ce sont celles qu’on peut voir, goûter, toucher, sentir, entendre. Bref, les objets matériels. De ce fait, le mot « immatériel » est devenu péjoratif ; et qu’est-ce que l’immatériel si ce n’est Dieu, les esprits, les anges, le démon, la prophétie, les rêves, les visions, etc. etc. C’est ce à quoi les philosophes orientaux font allusion quand ils disent que l’occident est trop « matérialiste ». Ils ne parlent pas des voitures de luxe, de la télé HD, etc. mais dans ce processus d’abandonner les logiques socratique et platonicienne, ainsi que l’intégralité du monde spirituel.

Je veux bien-entendu en savoir davantage. Merci de m’avoir raconté cela. Quand vous dites que vous ne vouliez pas en parler auparavant, c’est tout à fait compréhensible. Dans un monde dominé par la philosophie aristotélicienne vous auriez été pris pour un excentrique et instinctivement rejeté. Votre rôle prophétique consiste à amener les gens à comprendre que la vie après la mort et le monde spirituel EXISTENT, Dieu nous AccueilLE, nous AIME, nous PARDONNE, Il n’est ni courroucé, ni vengeur envers son peuple, ainsi que voudraient nous le faire croire certains pasteurs culpabilisateurs.

Vous inspirez de nombreuses personnes, y compris moi qui n’ai jamais vécu directement ces expériences, on me les a seulement racontées. Quoi qu’il en soit, je vais à partir de maintenant propager votre histoire.

Dieu vous comble et à travers vous Il comble de nombreuses personnes. 

John