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EMI de Bill W

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1. L’EXPERIENCE 

2. L’expérience SUPPLEMENTAIRE après avoir raconté son EMI

 

DESCRIPTION DE L’EXPERIENCE : 

J’ai pris un rendez-vous chez le médecin afin de déterminer pourquoi, durant les trois dernières années, je ne pouvais aller très loin sans m’endormir. Tout exercice physique était épuisant. Après avoir fait des examens, le médecin a été stupéfait que je sois encore en vie car 85 % d’une artère principale du cœur et 95 % de l’autre étaient obstruées. Tandis que j’étais allongé sur la table, le médecin m’a dit de ne pas me lever car il ne voulait pas être responsable de ce qui allait se passer si je me levais. Selon toutes prévisions, j’aurais dû être mort ou j’allais l’être très bientôt. Un triple pontage en urgence a été programmé pour le matin suivant.

Le lendemain matin, avant l’opération le 3 avril 2000, ma compagne m’a amené mes enfants. Ma fille m’a demandé de lui faire signe lorsqu’ils seraient sur le parking, en effet elle savait où se trouvait la fenêtre de ma chambre. L’infirmière m’a administré quelque chose qui m’a assommé presque immédiatement, je n’ai donc pas pu faire signe à mes enfants. J’ai culpabilisé et cela m’a suivi dans mon EMI.

Lorsque je suis décédé la première fois sur la table d’opération, je n’ai pas réalisé que j’étais mort. Il n’y a pas eu d’Expérience Hors du Corps, pas de tunnel, pas de lumière au bout du tunnel, pas d’esprits, rien. J’étais hors de mon corps et j’ai tout simplement émergé dans le plus bel endroit que j’aie jamais vu. La lumière n’est pas visuelle là-bas. Les sens étaient constitués d’impressions englobant tout, déversées toutes à la fois dans mon être. L’expérience est tellement intense que c’est difficile à expliquer, en effet, elle ne suit pas une séquence logique et elle est totalement enveloppée d’émotion. Les mots sont beaucoup trop limités pour l’expliquer, mais je fais de mon mieux pour tenter de dire ce qui s’est passé.

Les sens sont extrêmement intensifiés et ne fonctionnent pas vraiment comme ils le font ici. Les mots sont totalement inadéquats, parce que tous les sens sont imbriqués les uns dans les autres. Nous avons sur terre un important vocabulaire décrivant les évènements en terme de ce qui est vu. Bien que j’aie ressenti l’expérience, pour moi, la meilleure manière de la décrire, c’est en terme de vision.

L’herbe était tellement verte qu’elle était douloureuse à voir, cela faisait tellement de bien ! Je pouvais même en sentir le goût, cela ressemblait à de la pastèque. Marcher sur l’herbe était merveilleux, c’était une sensation incroyable. La meilleure façon pour moi de le décrire c’est : « OH MON DIEU ! SUPER !!! ». L’odorat ne siégeait pas dans le nez, c’était plutôt comme si l’odeur s’infiltrait à travers mes pommettes en dessous de l’œil, comme si je sentais par les sinus.

Je n’avais pas une vue à 360 degrés comme de nombreuses autres personnes. Je suppose que c’est parce que je me focalisais sur l’herbe et les autres éléments proches, plus immédiats pour mon attention. Les autres choses qui auraient pu se trouver là n’avaient pas d’importance. Pour décrire au mieux ma position dans le plan des choses, c’était comme si je m’étais trouvé dans une entrée, il s’agit de l’endroit de la maison qui n’est pas la maison, mais qui n’est pas non plus l’extérieur. L’entrée n’est pas chauffée comme la maison, elle n’est pas froide comme l’extérieur. C’est une zone intermédiaire à grand passage, l’endroit où les invités se débarrassent de leurs chaussures et se préparent à passer dans la maison.

Ensuite trois lumières jaunes sont arrivées. Elles venaient de la gauche, d’un pin d’un vert incroyablement intense (de la couleur des feuilles d’érable en été lorsque la lumière les traverse). J’avais une sensation de jaune et le goût de la limonade. Pas du jaune comme celui d’une banane, c’était plutôt l’émotion et le sentiment du jaune. Un peu comme une flamme dansant au sommet d’une bougie pendant un dîner émouvant et aussi comme la sensation d’un chaud et brillant soleil. Je les pas vraiment vues, mais je savais qu’elle étaient là. Je ne peux pas vraiment les désigner comme des entités, des anges ou des démons, c’était plutôt des présences. Ces présences étaient plus comme des batteries puissantes, elles étaient de l’énergie qui se trouvait simplement là.

Je n’ai pas entendu avec mes oreilles, j’entendais plutôt au milieu de la tête, à proximité de l’arrière du lobe frontal. La présence à ma droite a communiqué télépathiquement avec moi. La communication ne se faisait pas en paroles ainsi que nous la connaissons. Cet être communiquait un sentiment dont le fond signifiait : « Tu peux rester si tu le souhaites, ou tu peux repartir. Mais si tu repars, tu devras faire quelque chose. ». Je savais que ma raison de repartir était plutôt que je n’en avais pas encore terminé et non pas que j’avais quelque chose à faire. C’est difficile à expliquer, mais c’est comme un patron qui a un travail à accomplir et qui doit décider qui va l’exécuter. J’ai choisi de revenir et de finir quelques tâches.

Ma décision de revenir a été prise en partie pour mes enfants. Aussi heureux que j’ai pu l’être là-bas, je me suis attristé de manière incontrôlable. Je me suis souvenu que je n’avais pas dis adieu à mes enfants, je devais revenir pour dire au revoir. J’ai alors été propulsé dans mon corps.

Berk ! je voyais les fragments de côte et j’ai entendu un type crier. J’ai vu l’appareil d’aspiration avalant le sang dans la cavité de la poitrine. Je sentais mon bras et ma jambe  gauches en feu, à l’endroit où on avait prélevé les veines pour le pontage coronarien. Je sentais la pression sur le cœur. Je ne pouvais pas respirer. Oh la ! Ca fait mal ! et « pop »je me suis retrouvé dans l’au-delà.

A nouveau, il n’y a eu ni tunnel, ni esprit. J’ai simplement été propulsé là-bas. Toutefois, c’était différent cette fois. L’expérience était à peu près la même que la première fois, mais elle a été environ 10% moins intense, je n’ai pas été Accueilli à la porte, on ne m’a pas fait passer par l’entrée.

J’ai été empli de joie en reconnaissant Mémé, ma grand-mère. Elle ressemblait aux photos de la veille de son mariage que j’avais vues dans l’album photo. Elle était jeune, en bonne santé et vibrante. Elle m’a toujours été très chère car c’était la seule qui m’ait vraiment aimé pour moi-même. Je n’avais rien à faire de spécial, elle m’aimait juste parce que je suis né. Une des premières choses qui m’est venue à l’esprit, ce fut de me demander pourquoi j’étais là. Mémé était très pieuse et je ne l’étais pas. Je me suis demandé pourquoi nous étions au même endroit.

Alors Mémé m’a communiqué : « Billy, tu ne peux pas entrer. Tu ne peux pas rester, du dois repartir. ». J’ai objecté que cela faisait tellement mal d’être dans mon corps. Elle m’a dit qu’elle allait revenir avec moi, mais que je ne pouvais pas rester. J’ai voulu l’étreindre, mais je n’ai pas pu. C’était comme si elle avait été dans une bulle de savon. Je ressentais l’étreinte, mais je savais qu’elle ne m’étreignait pas physiquement. Comme on dit : une étreinte est à 10% physique et à 90 % tout le reste.

A ma grande stupéfaction, j’ai été propulsé dans mon corps sans souffrance. Dans la salle d’opération, j’ai vu une lumière au dessus des projecteurs médicaux, elle était bien plus brillante que ces derniers, je savais qu’il s’agissait de Mémé. Elle m’a fait lever le bras et toucher le médecin. J’ai entendu : « Il est de retour. ». Ils ont donc réitéré leurs efforts afin de me réanimer et terminer l’opération. Mémé a bloqué la douleur, comme si elle l’avait attrapée. J’avais conscience qu’elle me souriait.

Pendant mon rétablissement, ce fut vraiment difficile. J’étais tellement déprimé. Tout ce que je voyais, c’était une personne détruite physiquement. Je souhaitais désespérément ne pas être là, mais d’un autre côté, je voulais vraiment être avec mes enfants. Je savais que j’allais rester pour eux.

Après ma guérison, j’ai su que ma mission était de travailler avec des enfants. Je savais qu’il me fallait ouvrir un autre Repaire de « Donjons et dragons ». En juin 2002, j’ai été inspiré. J’en ai eu assez de la réunion de famille, je suis allé chercher une pizza dans une pizzeria que je n’avais jamais fréquentée auparavant. J’ai vu une boutique vide en face de la pizzeria. Je me suis dit : « Pas question », mon esprit rationnel m’indiquait que la ville était trop petite et ne pourrait pas Accueillir un Repaire. Mais voilà, il y avait au moins 40 enfants à droite de la boutique vide et 30 autres enfants à gauche. Je savais que c’était l’endroit où j’allais construire ce Repaire qui constituait en partie la raison de mon retour sur terre. Le lendemain, j’ai loué cet espace et le 22 juin 2002 (au solstice d’été), le château de Cody a ouvert ses portes.

 

Médicaments ou substances liés à l’expérience, ayant potentiellement pu l’affecter ? Oui

Précisez : il y a eu des traitements liés à l’opération

L’expérience était-elle difficile à exprimer avec des mots ? Oui

Qu’est-ce qui dans l’expérience la rend difficile à transmettre ? Cette expérience est tellement différente de ce dont je parle habituellement. Dans ce cas, c’est comme si j’utilisais une partie différente de mon cerveau qui relève des émotions. Généralement, j’exprime mes pensées avec la partie du cerveau que je nomme processus de pensée supérieur, comme les maths, le mouvement, la coordination œil-main. Mais c’est différent, c’est comme essayer d’expliquer la couleur rouge à un aveugle. Les sens dont on peut parler. On peut exposer des styles ou des éléments qui sont associés au rouge, mais un aveugle n’a pas de référence au rouge car il ne peut le voir. Je suis frustré dans mes tentatives d’explication de l’expérience. Je veux vraiment en parler mais les simples mots ne sont pas suffisants pour la décrire.

Au moment de l’expérience y avait-il une situation menaçant votre vie ? Oui

Précisez : opération du cœur

Quel était votre état de conscience et de lucidité au moment de l’expérience ? Incroyablement conscient

D’une certaine manière, l’expérience ressemblait-elle à un rêve ? Oui, une partie était irréelle, comme les gens et ma « Mémé ».

Avez-vous vécu une séparation de votre conscience et de votre corps ? Oui

Décrivez votre apparence ou forme hors de votre corps : j’ai été propulsé dans et hors de mon corps/ma réalité, c’est arrivé 2 fois.

Quelles émotions avez-vous éprouvées pendant l’expérience ? Emerveillement…tristesse de partir…détermination à revenir… frustration d’avoir à rester et à faire quelque chose.

Avez-vous entendu des sons ou des bruits inhabituels ? Oui, j’ai eu une conversation avec 3 entités… chacune posant des questions similaires… mais avec des sentiments, pas vraiment des mots… comme une forme différente de communication…

Etes-vous passé(e) dans ou avez-vous traversé un tunnel ou un espace fermé ? Non

Avez-vous vu une lumière ? Non

Avez-vous rencontrés ou vus d’autres êtres ? Oui

Précisez : 3..lumières/couleurs/personnes… elles semblaient me parler… mais pas en paroles…Merci d’appeler si vous souhaitez des détails…C’est vraiment stressant à taper.

Avez-vous revu des évènements passés de votre vie ? Non

Précisez : les religions sont un tas de foutaises en libre service !

Avez-vous observé ou entendu, pendant votre expérience, quoi que ce soit, concernant des personnes ou des évènements et qui a pu être vérifié par la suite ? Non

Avez-vous vu ou visité des lieux, niveaux ou dimensions admirables ou particuliers ? Oui

Précisez : c’était un endroit d’une beauté indescriptible.. les deux fois.. mais le second endroit était en quelque sorte en 2 dimensions.. comme une image de l’endroit que j’avais visité la première fois..

Avez-vous ressenti une modification de l’espace ou du temps ? Oui

Précisez : j’ai complètement perdu la notion du temps.

Avez-vous eu le sentiment d’avoir accès à une connaissance particulière, à un sens et / ou à un ordre de l’univers ? Oui

Précisez : nous sommes tous interconnectés, et ces réseaux d’interconnexion font partie d’une fonction supérieure. L’homme est la seule créature qui utilise le modèle de causes et de conséquences pour prendre des décisions. En interférant avec l’ego sur le schéma universel de causes et de conséquences, il crée un déséquilibre complet entre l’homme et l’univers. Il y a totale déconnexion de ce que nous sommes et de la manière dont nous nous intégrons dans le grand schéma des choses. Au lieu de vivre dans le monde, nous le dominons. En faisant cela, nous ne faisons pas partie du monde. Je ressens les hurlements du monde.

Je suis revenu avec une sorte de mission. Actuellement je tente de générer cette quête.

Avez-vous atteint une limite ou une structure physique de délimitation ? Oui

Précisez : quand je suis revenu la deuxième fois, j’ai rebondi sur un mur quand j’ai essayé d’étreindre « Mémé ».

Avez-vous pris connaissance d’évènements à venir ? Oui

Précisez : je savais que je devais ouvrir un Repaire de « Donjons et dragons » afin d’aider les enfants. Je ne pouvais revenir que si je changeais la vie de quelqu’un d’autre. J’allais toucher de nombreuses vies, mais une personne plus particulièrement. Il allait y avoir une femme qui allait venir au Repaire, les cheveux humides, elle allait être tendue, essayant de ne pas crier, j’allais être en mesure de l’aider. Ensuite allaient passer deux - deux heures, deux jours, deux ans, je ne sais pas – juste deux. Ensuite j’allais pouvoir quitter ce monde. J’allais être libéré de cette réalité. Cette réalité est tellement horrible en ce moment même. Je me sens comme un cerf-volant sans queue, tournoyant sans stabilité et s’écrasant. Je devais le faire car j’avais convenu de revenir. C’est mon destin et l’apparition de la femme est un repère dans ma vie. Je devais satisfaire ces exigences pour être autorisé à revenir et dire au revoir aux enfants.

Avez-vous été impliqué(e) dans, ou au courant d’une décision de retour au corps ? Oui

Précisez : la première fois on m’a donné le choix de rester ou de repartir. J’ai choisi de repartir parce que j’avais promis à mon fils âgé de 7 ans que j’allais lui dire au revoir.

Suite à votre expérience, avez-vous eu des dons spéciaux, paranormaux, de voyance ou autre, que vous n’aviez pas avant l’expérience ? Oui

Précisez : je vois et je sens des choses maintenant que je suis plus conscient de tout. Par exemple, une personne a éternué quelque part près de moi, j’ai pu voir l’infection du poumon gauche, lui dire qu’elle devait se mettre une serviette éponge blanche chaude sur la poitrine. Avez-vous un grand objet vert près de l’épaule droite ? Quelque chose comme une plante ? (MA REPONSE : oui, j’ai une grande plante sur la bibliothèque près du meuble à ordinateur sur ma droite.).

Les concepts de guérison consistent en ce que l’on guérit de l’intérieur vers l’extérieur. Nous ne guérissons pas, nous réparons. Nous devenons les soignants des malades. Les médecins recousent une plaie, ils ne mettent jamais rien dans cette plaie. Je soigne par transfert. Cody est tombé malade, je l’ai tenu avec les lèvres contre sa colonne vertébrale, j’ai éprouvé un sentiment de tristesse, j’ai entraîné la maladie de Cody en lui-même, il a eu la maladie. Cody a oublié qu’il avait été malade.

Mes capacités paranormales augmentées ont démarré environ huit mois après l’opération. Je me trouvais dans le salon. Subitement, je me suis pris la jambe gauche et j’ai commencé à frotter le genou. Mon fils est entré car il s’était fait mal en tombant d’une trottinette, il s’était éraflé la jambe (du même côté que moi) qu’il tenait, ainsi que le genou, de la même manière que je tenais le mien. Ce lien entre mon fils et moi a influencé positivement son bien-être mental. Lorsqu’il se trouve dans la pièce, je ressens sa présence. Quand l’un de nous parle, l’autre termine sa phrase.

Je peux déceler qu’une personne marchant dans la rue devant le Repaire, a une infection auriculaire. C’est une impression que j’éprouve, je ne ressens pas sa douleur ni quoi que ce soit de ce genre.

Un jour, une jeune fille est venue au Repaire. J’ai senti qu’une autre personne de sexe masculin l’agressait. Je lui ai demandé si elle souhaitait en parler. Elle a levé les yeux vers moi puis s’est apaisée, elle est partie comme si un poids lui avait été enlevé. Aucune parole ne fut dite, elle n’est jamais revenue.

Je vois des fantômes. Un jour, je mangeais une pizza en regardant une maison qui ressemble à celle de la série « La famille Adams ». J’ai rencontré le propriétaire, il m’a invité à la visiter. J’ai vu une femme qui avait vécu là, c’était un esprit piégé. Elle revenait parce qu’elle voulait ses napperons ainsi qu’un portrait de son mari. Je l’ai dit au propriétaire. La femme m’a dit qu’elle faisait des napperons qu’elle vendait un penny la dizaine, qu’en bas dans la cave j’allais trouver le portrait qu’elle cherchait. Comme indiqué, dans la cave nous avons retrouvé une lithographie de 10cm x 20 cm représentant un soldat avec une arme à la main. Elle m’a également dit que sa chambre était chaude et se trouvait juste à côté d’une cheminée. Le propriétaire a contesté cela, car il n’y avait aucune cheminée dans la maison. Toutefois, à l’occasion d’une restauration, il m’a appelé et m’a dit qu’il avait retrouvé la cheminée et la chambre. Apparemment les histoires de la famille étaient erronées, elle dormait vraiment à l’étage dans le logement des domestiques. Trois briques avaient été retirées de la cheminée afin de permettre à la chaleur d’entrer dans sa chambre.

Je ressens les fantômes, je ne les vois pas vraiment. En passant le long du cimetière, j’ai décelé un étrange sentiment de colère, je sentais des fantômes qui agitaient le poing contre les personnes qui passaient le long du cimetière. Plus tard, j’ai découvert que la ville avait besoin de terrains supplémentaires pour les routes, on a donc déplacé la clôture du cimetière de 2,5 mètres, mais pas les corps. Les esprits étaient en colère à cause de cela.

Je suis passé devant une maison et j’ai jeté un deuxième regard sur une fenêtre. J’ai senti qu’un enfant avait été battu et que sa lèvre saignait. Un mois plus tard, je me suis aperçu que la chambre avait bien appartenu à un enfant,  car il y avait une décalcomanie passée et à peine visible pour être restée là depuis plus de 10 ans.

C’est vraiment bizarre d’entrer dans une pièce et de sentir que les gens ne m’aiment pas. Avant l’EMI, lorsque j’allais dans une réunion de famille, je supposais que mes parents m’appréciaient. J’ai senti que certains de mes parents projetaient de la colère et de l’aversion à mon encontre. J’ai également pu voir qu’une parente voulait me dire que tout allait bien entre nous, mais elle était trop timide pour me dire quoi que ce soit.

A la suite de l’expérience, votre comportement ou vos croyances ont-ils changé ? Oui

Précisez : la mort n’est pas à redouter. En juillet 2002, mon fils le plus âgé est mort à la suite d’un accident de voiture. Je suis allé à son chevet. Bien qu’il ait été dans le coma, je savais qu’il était en colère. Je trouve étrange de n’avoir pas éprouvé les émotions que j’aurais dû ressentir selon les normes sociales. Au lieu de cela, je lui ai dit que j’aurais bien voulu aller avec lui, car l’endroit où il était sur le point de se rendre est magnifique et merveilleux. Le sentiment de mon fils, tellement en colère de ne pas pouvoir faire dans la vie toutes les choses qu’il aurait souhaitées, s’est mué en curiosité. Il savait que tout allait bien, qu’il pouvait se laisser aller. Je suis allé dire à l’infirmière qu’il était parti. L’infirmière a soutenu qu’il était vivant, puisqu’il respirait.

Il est exact que j’ai acquis la conviction que « les religions institutionnelles sont une énorme escroquerie » perpétrant un canular contre l’humanité. J’ai tant de colère contre les religions institutionnelles. J’ai été élevé en tant que pieux catholique, mais après mon EMI, je suis extrêmement désabusé. J’ai perdu l’un de mes meilleurs amis, un pasteur, qui était comme mon petit frère, car je n’ai pas pu supporter les c… qu’il débite aux gens.

L’expérience a-t-elle affecté vos relations ? Votre vie quotidienne ? Vos pratiques religieuses ou assimilées ? Vos choix de carrière ? J’ai ouvert ma boutique dans ce qui semblait être le pire endroit, en effet, c’était le bon coin pour cela, je ne suis pas sûr de la raison, je sentais seulement que j’avais tout à fait raison.

Cette EMI a vraiment bousillé ma vie. Je ne m’entend plus avec ma compagne (la mère de mes enfants), en effet, maintenant elle trouve répugnant d’être simplement dans la même pièce que moi. Elle m’a mis dehors. Nous sommes restés ensemble 14 années. Depuis leur naissance, j’ai investi ma vie dans mes enfants. Je suis très attaché à eux, bien que je ne puisse pas pratiquer avec eux quoi que ce soit nécessitant un effort physique. Je tente de faire face à toutes les émotions intenses de l’EMI et aussi maintenant avec les émotions violentes d’une relation brisée. Jusqu’à présent j’ai contenu beaucoup d’émotions car je tente d’endiguer la souffrance. Ce qui me manque le plus c’est de faire un câlin avec mes enfants, le matin avant qu’ils n’aillent à l’école, c’est vraiment dur pour moi.

Chez moi, ce n’est pas l’au-delà. Chez moi, c’est l’endroit où se trouvent mes enfants. Même lorsque je quitterai ce plan, je veillerai sur mes enfants.

Avez vous raconté cette expérience à d’autres personnes ? Oui

Précisez : des rires au respect et entre les deux, les critiques

Quelles émotions avez-vous éprouvées suite à votre expérience ? Dépression d’une incroyable profondeur.

Quelle a été la partie la meilleure et puis la pire de votre expérience ? Savoir que tout « va bien se passer» pour mes enfants, le pire c’est que je vais repartir et quitter mon garçon. Inquiet à son sujet pour quelque raison. Ma fille semble s’effacer de ma conscience… c’est ainsi… les expressions de déception sont insuffisantes !

Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez ajouter au sujet de l’expérience ? OUI !! depuis des mois j’ai le don, la capacité de parler avec/entendre les morts ou les esprits errants. C’est incroyablement contrariant et je ne peux pas partager ce savoir.

Votre vie a-t-elle changé spécifiquement en conséquence de cette expérience ? Oui

Précisez : trop impliqué pour répéter

Après l’expérience, d’autres éléments dans votre vie, des médicaments ou des substances ont-ils reproduit une partie de l’expérience ? Oui

Précisez : je peux revivre l’EMI en m’en souvenant. Il y a eu une distorsion du temps car je n’ai aucune idée de la durée écoulée. Je peux me remémorer les émotions et le souvenir est très net. C’est différent des souvenirs d’événements qui se sont produits sur terre, comme la naissance de mes enfants. Mes souvenirs émotionnels, je m’en rappelle à 100%, les souvenirs de l’EMI sont similaires, mais plus intenses. C’est différent parce que ces souvenirs proviennent d’un endroit différent dans le cerveau. Lorsque je parle de souvenirs de moments émouvants, la joie, la souffrance sont distantes. Si je ferme les yeux et que je me repasse l’EMI, les souvenirs sont immédiats et nets, comme un verre sur le point de tomber d’une table. J’ai la conviction absolue que l’expérience était réelle, non pas une hallucination. Je connais la différence par rapport aux drogues et aux hallucinations. L’EMI était différente de ces dernières.

Les questions posées et les informations que vous venez de fournir décrivent-elles complètement et avec exactitude votre expérience ? Non

Précisez : je ne peux pas faire passer les émotions par un clavier. J’ai des difficultés à trouver un langage qui décrive ce qui s’est passé.

Merci de proposer toute vos suggestions afin d’améliorer le questionnaire de www.nderf.org : transformez-le en magnétophone et je pourrai beaucoup mieux communiquer l’expérience ;o) 

EXPERIENCE SUPPLEMENTAIRE 

Environ une semaine après avoir parlé de mon expérience pour la première fois et avoir commencé à intégrer mon EMI à ma réalité actuelle, j’ai vécu une expérience tout à fait stupéfiante.

Un vendredi à 2h30 du matin, j’étais à mon ordinateur sur un chat. Habituellement, j’ignore les fenêtres qui apparaissent, parce qu’elles vous incitent toujours à aller sur un site pornographique. Cependant, cette fois là j’ai cliqué dessus au lieu de l’ignorer. J’ai immédiatement senti une vibration électrique passer par le clavier et dans mon bras, me faisant frissonner tout le corps. Mon interlocutrice avait également eu une EMI.

Normalement, je ne demande jamais aux femmes des informations personnelles avant de faire connaissance. Toutefois, j’étais cette fois poussé par des forces extérieures à moi-même. Je lui ai demandé de me donner son numéro de téléphone afin de pouvoir lui parler. Elle l’a fait. Ensuite, lorsque je l’ai appelée, je me suis senti poussé à lui demander son adresse, car je savais qu’elle habitait à quelques heures de route de chez moi. Elle me l’a donnée. C’est tellement en dehors de mes habitudes, mais je ne pouvais pas lutter contre cette compulsion. J’ai sauté dans la voiture et j’ai couvert rapidement la distance d’un demi Etat afin de m’y rendre. Je savais que je devais aller la voir et il fallait que ce soit tout de suite.

Je ne savais pas vraiment où je me rendais, je n’y étais jamais allé auparavant, mais j’y suis arrivé sans difficulté. Elle m’a Accueilli à la porte. Elle pensait que j’étais là pour le sexe, mais j’ai dû lui expliquer que ce n’était pas mon but. J’étais là pour lui délivrer un message. Dans les 24 heures quelque chose de très grave allait lui arriver et elle avait besoin de ce que j’avais à lui donner afin de surmonter cette épreuve. J’avais conscience de faire des choses que je n’avais jamais faites auparavant. Mais je ne pouvais pas m’en empêcher.

J’ai mis une main devant sa poitrine, près du cœur et l’autre main de l’autre côté. Je lui ai dit : « Votre pouvoir se trouve ici. ». J’avais également l’impression de prendre quelque chose en elle. Cela provenait du plexus solaire sous une forme rectangulaire. Cette énergie était comme l’air d’un ventilateur venant de moi et entrant en elle. Cela m’a fait dresser les cheveux sur la tête et donné la chair de poule partout sur les bras. Je lui ai dit qu’il s’agissait d’un don d’énergie et que je n’étais que le messager.

Comme cela se passait le matin et qu’elle est diabétique, elle est allée chercher son traitement. Juste à ce moment là, le téléphone a sonné. Nous avons tous les deux pensé : « Nous y sommes. ». La nouvelle était sur le point d’éclater. Elle a pris le combiné et s’est mise à pleurer. Sa mère était aux soins intensifs. Elle m’a demandé de l’emmener à l’hôpital car sa mère était dans le coma. Je lui ai répondu que je ne le pouvais pas, car cela faisait partie de la tâche qu’elle devait accomplir seule. J’ai alors su que sa mère m’avait envoyé pour lui faire le don d’énergie et afin d’être avec sa fille lorsqu’elle allait recevoir la nouvelle.

Après avoir raccroché, elle est allée prendre son insuline. J’ai subi un pic d’énergie jaillissant de moi vers elle, la pétrifiant comme un cerf dans le pinceau des phares d’une voiture. Elle est restée ainsi pendant environ 10 battements de cœur. Elle s’est ensuite lentement retournée pour me faire face. Elle avait rempli la seringue d’insuline, dans une tentative de suicide par overdose d’insuline. Je lui ai dit que maintenant elle portait le don, qu’elle ne pouvait plus faire cela.

A cet instant, ce fut comme si un bouclier d’énergie l’avait enveloppée, il tournoyait autour d’elle comme une tornade inversée. C’était comme si elle avait eu un sentiment de force et de but renouvelés. Elle a attrapé ses vêtements et s’est préparée comme si elle allait livrer bataille, c’était stupéfiant d’observer cette transformation.

Sur le chemin du retour, j’étais épuisé par un manque de sommeil de plusieurs jours. Je me suis souvenu du transfert de force. Ce fut comme si j’avais été revitalisé. J’ai couvert le trajet vers la maison comme si j’avais dormi pendant des heures.