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EMI de Anthony M

Témoignages d’EMI
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DESCRIPTION DE L’ EXPERIENCE

Bonjour.  Je m’appelle Anthony  M. et  je viens juste de vivre l’incident le plus horrible de ma  vie.  J’ai été tué dans un accident de moto,  je suis passé de l’autre coté du mur, j’ai rencontré des membres de ma famille qui étaient  déjà décédés, j’ai rencontré Jésus, j’ai vu le Paradis et j’ai eu ensuite assez de chance pour me voir accorder l’opportunité de revenir sur terre. Voici l’histoire de ce qui s’est passé et la façon dont j’ai été « poussé » à revenir à la vie,  au lieu de rester dans l’au-delà.

La meilleure façon pour moi de décrire mon “passage”, c’est de demander si vous avez déjà été  touché à la tête assez fort pour voir une éclatante lumière bleue ? Cette lumière bleue éblouissante que vous percevez, si vous avez déjà été frappé au nez  ou entre les yeux –cette lumière que vous voyez-  c’est le chemin qui mène au ciel. Après que la voiture m’a percuté, ce que je n’ai même pas vu arriver,  j’ai senti une chaleur intense et cette lumière bleue tout autour de moi- quel que fût  l’endroit  où je regardais. Ensuite, j’ai ressenti une douleur extrême et de la chaleur tout autour de mon corps. Je ne savais pas ce qui ce passait,  ni à quoi m’attendre ; c’est pourquoi j’ai fait avec –après tout, cela m’interpellait : « Anthony, tu es très gravement blessé, viens par là »… Ce que j’ai fait.

J’ai suivi la lumière bleue qui  montait en spirale. Plus je me sentais à l’aise en suivant la lumière, plus la douleur et l’intense chaleur s’évanouissaient. Je suis  monté vers  la lumière jusqu’à ce que je ne sois plus capable de discerner quoi que ce soit en dessous de moi. Ensuite,  le chemin de lumière s’est transformé en marches. Entendons par là que je ne flottais plus mais me tenais immobile sur une seule marche qui était de la même couleur que la lumière bleue. Dès que j’en  gravissais une, une  autre apparaissait,  puis une autre  et  ainsi de suite. J’ai monté l’escalier jusqu’à ce que je ne puisse pas aller plus haut. Quand je me suis trouvé à quelque 10 ou 15 pieds  du sommet à atteindre, les marches de lumière ont cessé d’engendrer de nouvelles marches. C’est quant je me suis arrêté et que j’ai regardé vers le haut.

J’ai vu une petite passerelle blanche en pierre avec un garde-fou en fer forgé et en chêne de teinte sombre.  J’ai levé les yeux vers la gauche du pont. A cet endroit, se tenait ma famille : mon père, deux de mes  sœurs,  ma grand-mère et mon oncle. Le centre du pont manquait et le côté droit se trouvait entièrement vide. A ce moment, j’ai  essayé de parler à ma famille mais c’était exactement comme s’ils ne pouvaient pas ou ne voulaient pas m’entendre. Ils regardaient  tous droit devant eux,  à travers moi,  quelque chose derrière moi, au dessus de ma tête,  qu’ils devaient aimer et admirer,  parce qu’ils souriaient tous et paraissaient si  paisibles, si aimants. 

C’était si beau là-haut ! Pas de nuages, pas d’arbres, pas de saleté, pas d’herbe- que du blanc. Le blanc le plus pur, le plus éclatant que j’aie jamais vu. Il luisait presque. Après le pont se trouvait un énorme bâtiment. Fait de pierres blanches et de petites fenêtres carrées.  A ce moment-là,  je n’ai pas su quoi penser, mais maintenant que je suis de retour et que j’ai eu le temps de réfléchir-  je pense que c’était peut-être là le Ciel.

La première personne qui m’a parlé, c’était mon père. Il m’a dit « Anthony ! Qu’est-ce que tu fais ici ? »  Je lui ai répondu « je ne sais pas ». Puis il a dit : « Anthony, tu sais, mon blouson ? ». J’ai répondu oui. « Eh bien ! Il ne te revenait pas. Il appartient à ton frère. Qu’est-ce qui serait arrivé si tu avais porté ce blouson quand tu as eu cet accident ? ». J’ai répondu « Accident ? »  Je ne savais absolument pas de quoi il parlait parce que j’ignorais qu’une telle chose s’était produite.  Ensuite,  mon père m’a montré le blouson de cuir que je portais quand la voiture m’a touché.  Il était entièrement  lacéré.  Maintenant, je savais ce qu’il voulait dire. Si j’avais porté son blouson au moment de l’accident il aurait alors été,  lui aussi, complètement mis en pièces.  C’était comme si mon père pouvait  entendre mes pensées car il a dit  ensuite : « mais alors que serait devenu ton frère ? J’ai  pensé : « sans le blouson de mon père qui  voulait dire tellement de choses pour eux deux…. ». Mon père m’a dit : « Arrange-toi pour que ton frère récupère ce blouson aussitôt que possible, il n’était pas pour toi… il était pour lui. ». J’ai répondu « oui, papa, je le lui rendrai le plus tôt possible ».

Au moment où je m’apprêtais à parler à mes sœurs, cette lueur blanche, opalescente,  les a  tous entourés. Elle paraissait si éclatante, si pure, pareille à l’énergie la plus bienfaisante qu’on puisse trouver !  Ensuite, entre la lueur teintée de blanc et leurs entités proprement dites,  est apparue une autre ombre, mais cette fois faite de l’or le plus pur et le plus doré que l’on puisse imagine. Je me suis retrouvé dans l’adoration la plus complète. Les mots ne pourraient décrire la formidable émotion dans laquelle j’étais plongé. Puisqu’ils  paraissaient tous si heureux, je les enviais.

Ensuite, je me suis élevé jusqu’à l’endroit où se tenait ma grand-mère et j’ai essayé de repousser ses cheveux en arrière. Je voulais savoir ce qui se trouvait entre eux et l’éclatante lumière pure. Mais, comme je faisais le geste d’atteindre sa chevelure, j’ai senti sa main qui écartait la mienne. Je l ‘ai regardée, comme pour l’interroger: « Grammy ? Qu’est ce que tu fais ?  Tu me manques tellement ! ». Puis, j’ai essayé encore et encore, et elle a repoussé ma main à chaque fois, en disant : « Anthony… tu n’as pas besoin de regarder cette lumière, elle n’est  pas pour toi. Tu dois repartir. » J’étais proprement abasourdi. C’est alors que Norma, Audrey, Grammy et Oncle Carl se sont mis à me parler. Ils disaient tous à l’unisson : « Anthony. Ce n’est pas ton heure. Tu dois t’en retourner. Il te reste tant de choses à vivre ! Ce n’est tout simplement pas ton heure- Va t’en. J’ai répondu : mais ça fait tellement mal !  … Je ne crois pas être capable de  retourner et, en plus, je ne sais pas comment faire ! ».

A ce moment précis, un rayon de lumière effilé est descendu  sur ma droite – comme  une puissante lampe halogène dans la nuit sombre.  J’ai  levé les yeux pour localiser la source de lumière et c’est alors que j’ai vu Jésus flotter au sommet du rayon de lumière. Il est descendu vers moi,  toujours en flottant.  Ensuite, il m’a regardé droit dans les yeux et a dit : « Alors, Anthony, qu’ est-ce que tu vas faire ? J’ai regardé Jésus droit dans les yeux et dit : « tu veux dire que j’ai le choix ? ». Jésus a répondu : « Bien sûr que tu as le choix. Tu as été très grièvement blessé dans un accident. Personne ne pourrait te blâmer si tu restais en haut ».   Je me suis alors mis à penser : « qu’est-ce qui va se passer avec ces gens, en bas,  que j’aime tant ? ». Alors Jésus a mis sa main sur mon épaule, m’a fait pivoter sur moi-même et, sans prononcer un mot, m’a demandé de  regarder en bas.  J’ai regardé en bas, là où tous les gens que j’aimais et chérissais se tenaient  ensemble,  si tristes et si perdus. Alors, Jésus m’a dit : « c’est ce que ta mort fera aux gens que tu aimes ».

Et puis, il les a ouverts de telle sorte que je puisse aussi lire dans leur coeurs. J’ai pu voir ma femme Ann, ma mère Grace, mes frères Daren et Buvy, mes soeurs Christie et Diana. Leurs cœurs étaient déchirés et  du sang s’égouttait de lambeaux.  Jésus m’a dit que leurs cœurs étaient brisés. J’ai aussi vu mes beaux-enfants Nicolas et Danielle. Ensuite, Jésus a dit « c’est ce à quoi ressemblera le futur sans toi dans leurs vies ». J’ai vu ma mère avec dans le cœur une peine qui ne disparaîtrait jamais. Elle disait des choses dans le genre, « Pourquoi mon petit bébé tellement unique ? ». J’ai alors regardé Ann -Elle ne quittait plus jamais la maison, Elle avait arrêté de manger, s’était mise à fumer davantage, et plus grave encore,  n’avait plus  jamais de rendez-vous amoureux, ne sortait  plus. Ensuite, j’ai vu Danielle. Elle avait environ vingt ans et se préparait pour descendre l’allée centrale de l’église -sans personne pour la conduire à l’autel.  Elle était tellement triste. Elle voulait un mariage conventionnel et elle aurait donné n’importe quoi pour que je me trouve là, que je puisse la voir si jolie et si fière ! Elle savait que j’aurais agréé le mari qu’elle avait choisi. Un homme énergique,  semblable à celui que j’étais. A cet instant, le choix n’était plus difficile –je savais que je devais revenir. Je me suis mis alors à entendre les prières de tous les gens qui se souciaient de moi. Ma femme, Pauline Morin, mes anciens voisins, ma mère, mes beaux-parents, et mes frères et sœurs. Je pouvais entendre leurs pensées et leurs prières et  donner un coup d’œil circulaire pour voir qui disait la prière.   Une fois que j’avais reconnu la personne, une des marches disparaissait et je devais descendre d’un pas. 

Alors, j’ai dit à Jésus : « Je voudrais rentrer ». Je pense réellement que Jésus a approuvé ma décision car il a dit « Ce n’est pas ton heure. J’ai des projets plus importants, bien meilleurs pour toi ». Ensuite, j’ai pensé : « comment faire avec la douleur ? La guérison ? Est-ce que je serai  encore moi-même ? ». Là encore, Jésus doit avoir lu dans mes pensées car il a dit   : « Personne ne va traverser ce que tu as traversé et revenir les mains vides. Je vais te renvoyer avec quelque chose ». Alors, de sa main droite il a saisi ma main droite. Puis, avec sa main gauche, il l’a  placée derrière ma tête dans un mouvement de caresse. Toute ma douleur a disparu  à ce moment  et,  à la seconde où il a placé sa main gauche derrière ma tête, mes pieds  se sont dressés jusqu’à ce que je me retrouve à un angle de près de 45 degrés. Nous avons alors amorcé une descente qui était aussi douce que celle d’un escalator, jusqu’au moment où nous nous sommes trouvés juste au-dessus de Maine Medical Center. Alors,  comme si nous avions été des fantômes, nous sommes entrés par le toit  jusqu’à la salle d’opération où mon médecin était en train d’opérer mon crâne et mon cerveau sévèrement endommagés et, à ce moment,  Jésus a continué de glisser en douceur et a replacé mon esprit dans mon corps d’un geste  très subtil. C’est tout  ce dont je me souviens. 

Est-ce que ce type d’expérience était difficile à expliquer en mots ? Incertain      Je savais “qui” était  là, mais n’avais aucune “preuve” que c’étaient vraiment ces personnes.
                                 
Au moment de l’expérience, est-ce qu’il y avait un événement  associé à une menace pesant  sur votre vie ? Oui     fracture ouverte à la  tête, cou brisé, vertèbres T7 et  I 5 cassées.

A quel moment pendant l’expérience étiez-vous à votre niveau le plus élevé de conscience  et de vigilance ? Dès que je me suis arrêté au sommet de l’escalier de lumière  et que j’ai reconnu ma famille.

Comment votre niveau de conscience et de vigilance le plus élevé pendant l’expérience pouvait-il se comparer à votre niveau de conscience et de vigilance de tous les jours ?  Conscience et vigilance normales.

Si votre niveau le plus élevé de conscience et de vigilance pendant l’expérience était différent de votre niveau quotidien normal de conscience et de vigilance, veuillez expliquer :
          C’était le même, à la différence près que  je savais, comprenais  ce qui arrivait, mais que je n’étais par certain de savoir pourquoi. 

 Est-ce que votre vision différait d’une manière ou d’une autre  de votre vision normale quotidienne (à  tous points de vue, tels que la clarté, le champ de vision, les couleurs, la clarté, la profondeur de perception, le degré de solidité/la transparence des objets, etc. )?  Non

Est-ce que votre audition différait d’une quelconque manière  de votre audition normale de tous les jours (à tous égards, tels que la clarté, la capacité à reconnaître l’origine du son, l’intensité, etc.   ?
           Oui, je pouvais entendre les gens prier pour moi mais ce  n’était pas des paroles. J’étais capable d’entendre leurs pensées comme des mots, mais pas avec mes oreilles.

Est-ce que vous avez expérimenté une séparation de votre conscience et  votre corps. ?     Oui

Quelles émotions avez-vous ressenties pendant l’expérience ?       Je me sentais vraiment au chaud, sans crainte, heureux de voir ma famille, et particulièrement  ma grand-mère.

Est-ce que vous êtes passé au travers d’un tunnel ou d’une enceinte ? Hésitant.   C’est très dur à exprimer en mots. Après l’impact, j’ai ressenti une immense douleur ainsi qu’une chaleur intense. La lumière bleue m’environnait –quel que fût l’endroit où je regardais. Elle m’appelait à elle mais pas avec des mots ou en utilisant le langage. Plus exactement, je faisais partie de la lumière/du tunnel.  

Est-ce que vous avez vu une lumière ?   Oui     Au début, la lumière était bleue. Puis elle est devenue blanche. C’était un blanc opalescent, il luisait presque mais ne brillait pas. Il était éclatant mais pas trop, comme une lueur éclatante – éclatant de pureté-. Pur mais pas dans le sens habituel du mot. Pur comme quelque chose que vous n’avez jamais vu auparavant et ne pourriez jamais décrire ou exprimer en mots. Comme une aura qui se trouvait partout mais à l’intérieur de vous ? Mais aussi autour des membres de ma famille qui brillaient mais pas réellement. C’était blanc tout autour d’eux mais un blanc opaque tout autour d’eux, comme une ombre en trois dimensions. Une âme. Une présence. Ensuite, entre cette ombre et leur véritable entité, est apparue une ombre dorée entre la surface de leur corps  mais parfaitement mélangée à  l’ombre opaque.  Pas de zones grises, mais pas de noires ou de blanches, non plus. On ne peut le décrire, le dessiner ou même l’imaginer. Il faut y avoir été.

Est-ce que vous avez rencontré ou vu d’autres êtres ?   Oui      Ils étaient à environ 15 pieds (près de 5 mètres) en face de moi,  légèrement sur la gauche, un peu plus grands que moi, mais pas vraiment. Ils étaient tous là : mes oncles, mes soeurs, mon père et ma grand-mère. Ils étaient tous l’un à côté de l’autre, mais pas dans un ordre précis comme, par exemple,  ma grand-mère en premier, ma sœur à côté d’elle à gauche, etc. Ce n’était pas du tout comme cela. Ils étaient là, se tenant l’un à côté de l’autre mais sans aucun ordre ni endroit précis. Ils étaient juste là. Ils paraissaient tous si paisibles et si aimants. Ils regardaient dans ma direction mais ce n’était pas moi qu’ils regardaient. Au-dessus de moi, au-dessous de moi, à travers moi, quelque chose qu’ils admiraient ou respectaient et aimaient. Le premier à communiquer fut mon père. S’il vous plaît, lisez mon histoire pour les détails de mes conversations avec eux.

Est-ce que vous avez assisté à une revue d’événements passés de votre existence ?   Non    J’ai appris que je ne faisais pas quelque chose que j’aurais dû faire. Je savais que je devais aider  d’autres gens mais ne savais pas comment ni pourquoi. J’ai su que je devais revenir parce que ma famille en vie comme ma famille disparue disaient que je devais le faire.

Est-ce que,  pendant votre expérience, vous avez observé ou perçu quelque chose par rapport à des gens ou des événements qui se trouve vérifié par la suite ?   Non

Est-ce que vous avez vu ou visité des endroits, des niveaux,  des dimensions  remarquables par leur beauté ou autre ?  Oui         Je pense que j’ai peut-être vu le Ciel lui-même. C’est difficile à décrire car tout était blanc. Pas d’arbres, d’herbe ou de  saleté, juste du blanc. Pas de ciels, pas de terre, pas d’espace, pas d’endroit. Juste une présence.

Est-ce que vous avez eu une impression d’espace ou de temps altéré ?
Oui            Je pouvais voir et entendre le futur et le présent dans le même temps. Je pouvais entendre tout le monde en même temps,  mais individuellement. Difficile à expliquer.

Est-ce que vous aviez l’impression d’accéder à un savoir spécial, à un ordre et/ou un plan universel ? Oui      Je savais combien j’étais aimé. Je savais combien on avait besoin de moi. Je savais que je devais retourner car j’étais poussé (convaincu de manière subliminale).  Je savais que j’étais fort.  Je savais à quoi m’attendre lors de mon retour. 

Est-ce que vous avez atteint une frontière  ou une structure physique limitante ?          
Oui            Les escaliers de lumière que je suivais jusqu’à ce que plus aucune marche ne se génère. Je ne pouvais pas monter, aller plus loin, à gauche ou à droite, descendre ou repartir par où  j’étais venu.

Est-ce que vous avez été conscient d’événements à venir ? Oui      J’ai vu ma fille se marier quand elle aura vingt ans. Elle en a seulement dix-huit actuellement, aussi c’est le temps qui dira si c’est exact.
 

Est-ce que vous avez reçu des dons psychiques, paranormaux ou d’autre dons spéciaux à la suite de l’expérience, que vous ne possédiez pas antérieurement à l’expérience ? Oui   J’ai reçu le don d’une mémoire photographique et je suis maintenant gaucher.

Est-ce que vous avez partagé cette expérience avec les autres ?         Oui La première fois que j’ai partagé cette histoire remonte à la minute même où je suis sorti du coma. Je l’ai partagée avec qui voulait m’entendre. Ma femme a apporté mon ordinateur portable et je lui dicté l’histoire. Je l’ai partagée avec toute personne qui voulait bien m’écouter et j’ai imprimé plusieurs copies pour les neurochirurgiens qui m’ont sauvé la vie, les infirmières qui se sont occupées de moi, mon médecin généraliste, mon employeur, mes amis et ma famille. J’ai rendu tellement de gens heureux en leur faisant partager cette histoire ! Je les ai fait rire,  pleurer. Cela a apporté de l’espoir à  ceux qui étaient malades et la paix à ceux qui avaient perdu quelqu’un. 

Est-ce que vous saviez quelque chose sur les expériences de mort imminente (EMI) avant votre expérience ?  Oui         Juste ce qui se dit   dans la  presse populaire des  supermarchés et dans les reportages ou émissions  télé  à sensation.

Comment perceviez vous la réalité de votre expérience peu de temps (en jours ou en semaines) après sa survenue ?   L’expérience était absolument réelle. Elle était réelle parce que l’impact de mon accident et la façon dont j’ai récupéré tiennent du miracle. J’ai été touché à la tête par une voiture surgissant sur ma moto. J’ai été  projeté à 76 pieds (environ 25 mètres) et j’ai atterri sur la tête –sans casque-  me défonçant le crâne, me brisant le cou et le dos sur les aires de remorquage.  Le gars qui m’avait percuté a couru dans sa maison pour faire le 911. Le flic qui a répondu se trouvait seulement à un dixième de mile (moins de 200 m) de mon accident.  L’appel  a été scanné et le voisin immédiat du type  s’est trouvé être un technicien ambulancier de  repos qui a stabilisé mon état et a pratiqué la réanimation cardio-pulmonaire  sur moi, jusqu’à ce qu’une ambulance arrive, trois minutes plus tard.   J’étais seulement à 10 minutes de Maine Medical Center et les meilleurs neurochirurgiens de la Côte Est (qui s’étaient déplacés de Boston, Massachusetts,  pour une conférence dans notre ville) se trouvaient déjà dans la salle des urgences quand je suis arrivé dans mon ambulance.  J’ai été cliniquement mort pendant 33 minutes, avant d’être ranimé et de pouvoir survivre de moi-même (enfin pas vraiment). Je suis resté sous assistance  médicale pendant  près de deux semaines. Comme le technicien ambulancier en repos  avait commencé à  pratiquer réanimation cardio-pulmonaire presque immédiatement, je n’ai pas souffert de dommage à long terme au cerveau.   On m’a enlevé un tiers du cerveau.  Surtout sur les lobes temporaux, puis frontaux et ensuite sur l’occiput. Après  moins de six mois de thérapie, je n’ai pas de déficits neuronaux, cognitifs, émotionnels/psychologiques. On avait dit à ma famille que je ne passerais pas la semaine si je sortais du coma, ou que si je sortais un jour du coma, je serais « semblable à un légume, comateux dans le meilleur des cas ». On avait dit que j’aurais de la chance si je survivais mais que j’aurais besoin d’une aide  constante pour le restant de ma vie. On a  aidé ma famille à trouver des infirmiers à domicile dans le sud de l’Etat du Maine. Si vous me rencontriez aujourd’hui, vous ne devineriez jamais que j’ai eu un accident aussi horrible.

Est-ce qu’il y avait une ou plusieurs parties de l’expérience spécialement porteuses de sens ou significative pour vous ?    L’ensemble de l’expérience était constructif et important. Cela a changé ma vie définitivement et dans le bon sens. Ma femme disait toujours qu’elle savait que je l’aimais. Mais elle sentait en permanence que je n’avais jamais réellement « besoin » d’elle. Elle a dit que, maintenant,  je lui donne l’impression qu’elle a de l’importance, lui fais sentir que je l’aime, que j’ai besoin d’elle, et que ma vie serait dépourvue de sens si elle n’en faisait pas partie.  Et c’est vrai. J’étais toujours vantard, arrogant, égocentrique et agressif. Maintenant, je suis calme, patient, compréhensif, aimant,  attentionné,  sympathique,  capable de compassion, sympathique, j’ai un élan pour la vie et les gens qui s’y trouvent.

J’étais un entrepreneur à la poursuite  du tout-puissant dollar. Après l’accident, j’ai fermé mon entreprise et j’ai commencé à travailler dans le secteur du social.  Je travaille à aider des enfants et des familles défavorisés à surmonter les obstacles qui se dressent sur leur chemin,  afin de rendre leur vie plus complète et plus heureuse. Je gagne maintenant en deux semaines ce qui me prenait un jour et demi auparavant.  Je suis capable de faire profiter d’autres gens de  mes expériences de vie,  connaissances et savoir-faire.  Je suis bon dans ce que je fais, et c’est ce que Dieu attendait de moi à mon retour.  Et c’est un  sacré travail,  mais qui en vaut vraiment la peine !

Comment envisagez-vous actuellement la réalité de votre expérience ?  L’expérience était indéniablement réelle.             Il n’ y a pas de façon d’expliquer médicalement ma survie. Cela peut être vérifié auprès de plusieurs médecins, spécialistes, chirurgiens, etc. Les chirurgiens qui m’ont opéré m’ont dit : « Anthony. Il n’y a aucune explication médicale au fait que vous ayez récupéré d’une manière aussi remarquable après votre accident. Après ce que vous avez traversé, une intervention divine demeure la seule explication ».

Est-ce que vos relations ont changé particulièrement en résultat de votre expérience ?  Oui      Comme je l’ai déjà souligné ci-dessus et tout au long de mon récit, j’éprouve un respect nouveau pour les gens que j’aime et ne prends plus jamais rien pour acquis. En outre, j’étais toujours incertain quant à ce que les gens éprouvaient pour moi mais,  maintenant, il n’y a plus de problème.  Je les aime, j’ai besoin d’eux, les apprécie et, en retour, je sais qu’on m’aime, qu’on a besoin de moi et qu’on m’apprécie. Il n’existe pas de sentiment plus agréable !

Est-ce que vos croyances/pratiques religieuses ont particulièrement changé à la suite de votre expérience ?

Oui            Dorénavant, je vais davantage à l’église, j’ai toujours été croyant, mais je suis maintenant vraiment croyant. Je me sens offensé quand quelqu’un parle mal du Seigneur en ma présence et je porte religieusement le crucifix que j’ai eu pour ma première communion.  Je ne suis pas un dévot borné mais je vis religieusement. Je ne jure pas,  je n’intoxique pas mon corps, je suis loyal, confiant et respectueux à l’égard de ma femme, mes enfants, mes frères et mes sœurs. Je fais mon possible pour aider ceux qui en ont besoin ou le demandent, et je m’efface toujours au profit de l’autre. Je tire mon bonheur de celui des autres. Je suis impliqué, zélé, dévoué, serviable, respectueux, patient, miséricordieux, à l’écoute et je me montre très chaleureux et aiment envers tout le monde.

A la suite de l’expérience, avez-vous connu dans votre vie d’autres événements, des médicaments ou des substances qui reproduisaient tout ou partie de l’expérience ? Non      Absolument rien d’approchant. Si cela existait, le fabricant serait le maître du monde.

Est-ce que vous voudriez ajouter quelque chose en ce qui concerne l’expérience ?  Je voudrais ajouter que je souhaite à chacun de traverser une expérience similaire à celle-ci sans connaître l’événement qui l’a engendrée. Elle a changé ma vie à jamais,  pour le meilleur. Je pense que si chacun avait l’opportunité d’expérimenter ceci, le monde serait tout à fait différent. Remarquez que j’ai dit « différent », pas « meilleur ». C’est tout un état d’esprit, une façon de penser. J’ai aimé l’après-vie mais j’aime aussi ce monde. C’est juste que cette expérience vous induit  une nouvelle manière de penser,  une autre perspective, un meilleur comportement. Je pense que cela pourrait être utile pour nous tous.

 Est-ce que les questions posées et l’information que vous avez fournie jusqu’ici décrivent précisément et complètement votre expérience ?
 Oui                       En quelque sorte. Vos questions sont bonnes, incitent à la réflexion. Elles m’ont aidé à mieux comprendre mon expérience. Mais au lieu de toutes ces questions, je demanderais juste : « Racontez-moi votre expérience sans rien omettre ». Je voudrais ajouter que lorsque je me trouvais là-bas, il n’y avait aucun doute. Mais plus j’ai de temps pour penser et réfléchir, plus j’essaie de rationaliser des choses où la réflexion n’a pas de place. C’était un moment où je me trouvais mais je n’ y étais pas, je pense. Est-ce que cela a du sens ?

 Existe-t-il d’autres questions que nous pourrions poser afin de vous aider à communiquer votre expérience ?
Aucune. Bon travail. J’espère que mon histoire servira à quelqu’un ou à quelque chose. Mon prêtre a lu mon histoire à sa  paroisse. On ne trouvait pas un œil sec dans l’église ensuite. Tout le monde  m’a pris dans les bras, embrassé, serré la main, et remercié. Ca leur donnait de l’espoir, ça les faisait rêver. Pour quelques uns, ça confortait ce qu’ils savaient déjà, pour d’autres ça modifiait leur point de vue.   D’autres,  encore,  ne croient pas, ils croient  que j’ai eu cette expérience, mais pas les raisons  ou les principes sous-jacents. Ils disent que lorsque le cerveau est privé d’oxygène, il peut  et il doit même se produire un grand nombre de choses inhabituelles et inconnues.  Mais, en ce qui me concerne, j’ai toujours cru et continuerai toujours à croire. (Je suis la personne la plus chanceuse du monde. Comme l’a dit le Père Lebarre : « Ici-bas, on priait pour vous et là-haut on priait  pour  vous. Quel choix Lui restait-il ? »). Merci, et que Dieu vous bénisse.